Conférence de presse du 28 décembre 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/12/28

Q : Selon des sources d'information, le Royaume-Uni et la France ont élaboré récemment un projet de résolution concernant l'utilisation des armes chimiques en Syrie. Quelle est la position de la Chine sur ce projet de résolution ?

R : La position de la Chine sur la question des armes chimiques est claire et constante. Nous nous opposons à l'utilisation des armes chimiques par quelque personne que ce soit, pour quelque but que ce soit et dans quelque circonstance que ce soit. Le Conseil de Sécurité est en train de discuter du projet de résolution concernant l'utilisation des armes chimiques en Syrie proposé par le Royaume-Uni et la France. Ce que je voudrais souligner, c'est que toute action du Conseil de Sécurité sur la question syrienne doit contribuer au règlement politique de cette question et à la préservation de l'unité du Conseil. Dans la situation actuelle, la communauté internationale doit redoubler d'efforts et se concentrer pour jouer un rôle positif et constructif en faveur du règlement politique de la question syrienne.

Q : Des officiels de haut rang chinois et pakistanais se rencontreront demain à Beijing pour discuter des projets du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC). Pourriez-vous nous fournir des informations là-dessus ?

R : Concernant cette réunion entre la Chine et le Pakistan, je n'ai pas d'informations détaillées à vous fournir. Mais en ce qui concerne le Corridor économique Chine-Pakistan, nous avons présenté à plusieurs reprises des informations et notre position en la matière. Le CPEC est un cadre de coopération créé par les deux pays en vue du développement à long terme de leurs relations dans les différents domaines et une composante importante de l'initiative « Ceinture et Route ». Il favorisera non seulement le développement socioéconomique de la Chine et du Pakistan, mais également l'interconnexion et la coopération pragmatique économique et commerciale dans la région. Le CPEC bénéficie d'un large soutien des différents milieux du Pakistan. Nous sommes prêts à travailler ensemble avec la partie pakistanaise pour faire avancer sans cesse la construction du CPEC.

Q : « Interchange Association, Japan », organisation non gouvernementale japonaise spécialisée dans les échanges avec Taiwan, sera rebaptisée, dès le 1er janvier prochain, « Japan-Taiwan Exchange Association ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La position de la Chine sur la question de Taiwan est claire et constante. Nous nous opposons fermement à toute tentative visant à créer « deux Chine » ou « une Chine, un Taiwan », et nous exprimons notre vif mécontentement à l'égard des actions négatives du Japon concernant la question de Taiwan. Nous exhortons la partie japonaise à respecter scrupuleusement les principes définis dans la Déclaration conjointe sino-japonaise et les engagements qu'elle a jusqu'ici pris à l'égard de la Chine, à s'en tenir au principe d'une seule Chine, à gérer adéquatement les questions liées à Taiwan, à ne pas envoyer de signal erronné aux autorités de Taiwan et à la communauté internationale, et à s'abstenir de créer de nouvelles perturbations aux relations sino-japonaises.

Q : Trois ressortissants chinois ont été poursuivis en justice aux États-Unis pour piratage informatique et délit d'initié. Comment y réagissez-vous ?

R : Je ne dispose pas d' informations là-dessus.

Q : Selon des sources d'information, aujourd'hui, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a visité, ensemble avec le Président américain Barak Obama, Pearl Habor et y a prononcé un discours. Il a souligné l'importance de la réconciliation sans pour autant présenter d'excuses. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté ces informations. J'ai aussi remarqué que les médias occidentaux tels que Financial Times et Wall Street Journal utilisent dans leurs reportages et commentaires plutôt le mot « intelligent » que le mot « sincère ». Je pense que cela est bien parlant.

Je voudrais juste souligner que c'était une guerre d'agression que le Japon avait lancée contre la Chine et d'autres pays asiatiques. La réconciliation entre les victimes et leur agresseur doit et ne peut que se baser sur un examen de conscience sincère et approfondi du dernier. Ce n'est qu'ainsi qu'une réconciliation authentique et crédible pourra se réaliser et devenir durable et solide. Pour les pays asiatiques victimes de cette guerre, un examen de conscience approfondi et sincère est plus bénéfique pour l'avenir qu'une dizaine de spectacles intelligents.

Q (posée à l'issue de la conférence de presse) : Le Ministre japonais de la Reconstruction Masahiro Imamura aurait visité cet après-midi le Sanctuaire Yasukuni. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine s'oppose fermement à la visite des membres du cabinet du Japon au Sanctuaire Yasukuni où sont honorés les criminels de guerre de classe A de la Seconde Guerre mondiale et qui embellit la guerre d'agression. Encore une fois, nous exhortons le Japon à regarder en face cette histoire d'agression, à procéder à un profond examen de conscience là-dessus, et à gérer les questions concernées de manière responsable et adéquate, pour gagner la confiance de ses voisins asiatiques et de la communauté internationale par des actions concrètes.

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