Conférence de presse du 9 janvier 2017 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2017/01/09

Q : Le Ministre singapourien de la Défense de Ng Eng Hen a dit aujourd'hui lors d'une séance de questions au parlement que la saisie des blindés de l'armée singapourienne par la douane de Hong Kong n'était en conformité ni avec les lois hongkongaises ni avec le droit international. Selon lui, les blindés saisis sont propriétés du gouvernement singapourien, jouissent de l'« immunité souveraine » selon le droit international, et le gouvernement hongkongais doit les rendre au plus tôt. Comment y réagissez-vous ?

R : Mes collègues et moi avions répondu à plusieurs reprises à des questions concernées. Voici ce que j'aimerais souligner. Premièrement, nous espérons que tous les pays, y compris Singapour, respecteront effectivement le principe d'une seule Chine, préalable fondamental aux relations avec la Chine. Deuxièmement, nous espérons que la partie singapourienne respectera effectivement les lois de la Région administrative spéciale de Hong Kong.

À ce que je sache, le gouvernement hongkongais traite cette affaire conformément aux lois et aux règlements concernés. Nous souhaitons que les parties concernées s'expriment et agissent de manière prudente.

Q : L'ancien Président du Portugal et fondateur du Parti socialiste portugais Mario Soares est décédé le 7 janvier à la suite d'une maladie. Qu'avez-vous à dire ?

R : M. Mario Soares, grand homme politique et homme d'État du Portugal, était un vieil ami du peuple chinois. Il a apporté une contribution de poids à l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Portugal, au développement des relations sino-portugaises et à l'heureux règlement de la question de Macao. Nous exprimons nos profondes condoléances pour la disparition de M. Mario Soares et notre sympathie sincère à sa famille.

Le Portugal est un partenaire important de la Chine en Europe. Nous sommes convaincus qu'avec les efforts conjugués des deux parties, le partenariat global stratégique sino-portugais connaîtra un plus grand développement.

Q : Le Secrétaire général du Comité central du Parti communiste vietnamien Nguyen Phu Trong effectuera prochainement une visite en Chine. Pourriez-vous nous en donner plus d'informations ?

R : Sur l'invitation du Secrétaire général du Comité central (CC) du Parti communiste chinois (PCC) et Président chinois Xi Jinping, le camarade Nguyen Phu Trong, Secrétaire général du Comité central (CC) du Parti communiste vietnamien (PCV), effectuera une visite officielle en Chine du 12 au 15 janvier. Ce sera la première visite du camarade Nguyen Phu Trong en Chine depuis sa reconduction à ce poste lors du XIIe Congrès du parti. La Chine y accorde une grande importance. Des dirigeants du PCC et de l'État auront des entrevues ou des entretiens avec le camarade Nguyen Phu Trong et échangeront avec lui sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun. À notre connaissance, à part Beijing, le camarade Nguyen Phu Trong se rendra également en province.

Nous entendons travailler ensemble avec la partie vietnamienne à faire rayonner l'amitié traditionnelle sino-vietnamiennes, à renforcer la communication stratégique, à accroître la confiance politique mutuelle, et à approfondir la coopération pragmatique, afin de réaliser un développement régulier, sain et durable du partenariat global stratégique sino-vietnamien.

Q : Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la RPDC a récemment déclaré que son pays lancerait à tout moment et à tout endroit un missile balistique intercontinental. Le Secrétaire d'État américain à la Défense Ashton Carter a répondu plus tard que la partie américaine s'apprêterait à l'abattre. Quels sont vos commentaires sur ce sujet ?

R : Nous avons noté les informations concernées, et nous exprimons notre profonde préoccupation à cet égard. Il y a des dispositions précises sur les activités de tir de la RPDC utilisant des techniques de missiles balistiques dans les résolutions pertinentes adoptées par le Conseil de Sécurité. La situation actuelle dans la péninsule coréenne est très complexe et délicate. Nous espérons que les parties concernées s'abstiendront de tout propos et de tout acte susceptibles d'aggraver les tensions. Nous suivrons de très près l'évolution de la situation et continuerons à œuvrer à la préservation de la paix et de la stabilité dans la région.

Q : L'ancien Président iranien Akbar Hashemi Rafsanjani est décédé le 8 janvier. Quelle est votre réaction ? Les dirigeants chinois ont-ils envoyé des messages de condoléances ?

R : M. Akbar Hashemi Rafsanjani était un dirigeant important d'Iran. Il accordait une grande importance au développement des relations sino-iraniennes et a apporté une contribution active à l'approfondissement de l'amitié et de la coopération entre les deux pays. Nous exprimons nos profondes condoléances et déplorons la disparition de M. Akbar Hashemi Rafsanjani, et nous adressons notre sympathie sincère au gouvernement et au peuple iraniens et à la famille de M. Akbar Hashemi Rafsanjani.

Q : Dimanche matin, la dirigeante taiwanaise Tsai Ing-wen a rencontré le sénateur américain Ted Cruz et le gouverneur du Texas Greg Abbott lors de son « passage » aux États-Unis. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J'ai noté les informations concernées. Je voudrais réaffirmer que nous nous opposons fermement à ce que la dirigeante taiwanaise profite de son « passage » pour avoir des contacts, quelle qu'en soit la forme, avec toute personnalité officielle des États-Unis, et mener des activités visant à perturber ou à saper les relations sino-américaines. Nous exhortons une fois de plus les personnalités américaines concernées à observer scrupuleusement la politique d'une seule Chine et les principes énoncés dans les trois communiqués conjoints sino-américains et à traiter prudemment et adéquatement les questions liées à Taiwan, afin d'éviter de nuire à l'intérêt général des relations sino-américaines et à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taiwan.

Q : Ces derniers jours, un sous-marin chinois aurait effectué une première visite en Malaisie, ce qui démontre une évolution des rapports de force en Asie du Sud-Est en faveur de la Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Je n'en dispose pas d'information. La Chine et la Malaisie sont pays voisins et amis et mènent des échanges bilatéraux normaux et amicaux dans divers domaines.

Q : Ces derniers jours, les tensions diplomatiques montent entre le Japon et la République de Corée concernant l'installation d'une statue de « femme de réconfort » par des associations civiles coréennes devant le Consulat général du Japon à Busan. Quels sont vos commentaires sur ce sujet ?

R : Nous avons noté l'évolution de la situation. Bien qu'il s'agisse d'un différend entre la République de Corée et le Japon, les atrocités subies par les « femmes de réconfort » constituent un crime contre l'humanité commis par les militaristes japonais dans de nombreux pays pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous pensons qu'il faut vraiment que la partie japonaise réfléchisse profondément sur les raisons pour lesquelles cette page de l'histoire ne se tourne toujours pas.

Comme vous l'avez peut-être constaté, lorsqu'il parle de l'histoire, le Japon joue l'ambiguïté sur les questions clés. Le dirigeant japonais a parcouru un très long chemin pour aller à Pearl Harbor et « rendre hommage aux victimes », alors qu'il s'est montré indifférent vis-à-vis des pays voisins asiatiques qui pourtant subissaient la plus grande souffrance et étaient les plus traumatisés par les militaristes japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. De plus, une fois rentrée de Pearl Harbor, certaine personnalité politique japonaise s'est rendue directement au Sanctuaire Yasukuni où sont honorés des criminels de guerre de classe A. Sur la question de l'histoire, les dirigeants japonais contournent l'essentiel et le vrai du problème, se contentent du superflu et des formes, et cherchent à voyager loin en oubliant ce qui est proche. On a du mal à voir dans leurs attitude et comportement la moindre trace de sincérité, de crédibilité et d'honnêteté.

Si le Japon veut se décharger du fardeau historique, il lui faudra passer à l'action et prendre des mesures concrètes pour gagner effectivement la confiance de la communauté internationale et notamment des peuples voisins asiatiques sur la question de l'histoire.

Q : Selon des sources d'informations, le groupe chinois Anbang Insurance a eu des discussions avec Jared Kushner, gendre de Donald Trump, sur un projet immobilier à New York. Vu la proximité entre Jared Kushner et le futur Président Donald Trump, craignez-vous que les entreprises chinoises ayant des relations commerciales avec les proches du Président ne soient impliquées dans des conflits d'intérêts complexes ?

R : Je n'en dispose pas d'information. Après près de 40 ans de développement, les relations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis sont aujourd'hui très étroites et des liens commerciaux de tous genres sont multiples. Il nous est impossible de faire des commentaires sur chaque cas.

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