Conférence de presse du 15 février 2017 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2017/02/15

À l’invitation du Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État Li Keqiang, le Premier Ministre de la République française Bernard Cazeneuve effectuera une visite officielle en Chine du 21 au 23 février. C’est la première visite en Chine du Premier Ministre Bernard Cazeneuve et la première d’un dirigeant européen pour cette année.

Durant sa visite, le Premier Ministre Bernard Cazeneuve aura des entrevues et un entretien respectivement avec le Président Xi Jinping, le Premier Ministre Li Keqiang et le Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Zhang Dejiang. Les dirigeants des deux pays auront des échanges de vues approfondis sur les relations sino-françaises et les questions d’intérêt commun. Après Beijing, le Premier Ministre Bernard Cazeneuve se rendra à Wu Han pour continuer sa visite.

La France est un partenaire stratégique important de la Chine. Ces dernières années, les relations sino-françaises se développent à un niveau élevé. La confiance stratégique mutuelle se renforce sans cesse, la coopération pragmatique se développe dans divers domaines, les échanges socio-culturels s’avèrent de plus en plus dynamiques et l’amitié entre les deux peuples s’approfondit continuellement. Dans les affaires internationales, les deux parties maintiennent d’étroites communication et coopération. Nous entendons travailler ensemble avec la France pour préserver le développement sain des relations bilatérales et apporter une contribution majeure à la paix, à la stabilité et au développement dans le monde. Nous sommes convaincus que la présente visite du Premier Ministre Bernard Cazeneuve permettra d’approfondir l’amitié entre la Chine et la France, de faire fructifier encore davantage la coopération pragmatique dans tous les domaines et de donner une impulsion positive au développement des relations sino-européennes.

Q : Comment réagissez-vous à la mort de Kim Jong-nam en Malaisie ?

R : Nous avons noté les informations concernées. Nous avons appris que cet incident s’était produit en Malaisie et la partie malaisienne menait actuellement une enquête là-dessus.

Q : Selon des sources, les nouvelles lignes directrices du programme d’études pour l’enseignement élémentaire et secondaire, publiées le 14 février par le Ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie du Japon, demandent pour la première fois aux écoles primaires et secondaires d’apprendre aux élèves que les Diaoyu Dao font partie intégrante du territoire japonais. Qu’en pensez-vous ?

R : La position de la Chine sur la question des Diaoyu Dao est claire et constante. Diaoyu Dao et ses îles affiliées font partie intégrante du territoire chinois depuis l’antiquité. La détermination et la volonté de la Chine de défendre sa souveraineté territoriale sont inébranlables. Quoi que dise et fasse le Japon, le fait que les Diaoyu Dao appartiennent à la Chine restera inaltérable.

Nous exhortons encore une fois la partie japonaise à respecter les faits historiques, à s’abstenir de provocation, à éduquer la jeune génération avec une juste conception de l’histoire et à montrer par des actions concrètes une volonté sincère d’améliorer les relations sino-japonaises.

Q : Premièrement, la Chine a-t-elle eu des communications avec la partie malaisienne sur la mort de Kim Jong-nam ? Deuxièmement, récemment la Chine aurait refusé l’entrée au port de Wenzhou à un lot de charbon exporté par la RPDC. Pourriez-vous le confirmer ? Pourquoi ce refus ?

R : S’agissant de votre première question, comme j’ai dit tout à l’heure, nous avons noté les informations concernées et nous suivons de près l’évolution de cette affaire.

Quant à votre deuxième question, je ne dispose pas d’informations détaillées là-dessus. Mais nous avons exprimé maintes fois notre position de principe là-dessus. Des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont des clauses explicites sur l’exportation de charbon par la RPDC. Nous veillons depuis toujours à une application intégrale, scrupuleuse et exacte des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Q : Selon des sources, trois « législateurs » de Taiwan sont actuellement en visite en Inde et certains ont proposé de rehausser le rang de la « représentation de Taiwan en Inde ». Des reportages disent qu’en recevant la délégation taiwanaise, l’Inde veut « se venger de la Chine ». Quelles sont vos commentaires là-dessus ? Avez-vous fait des représentations auprès de la partie indienne ?

R : Nous nous opposons depuis toujours à ce que les pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine développent des contacts et échanges officiels de quelques formes que ce soient avec Taiwan, et mettent en place mutuellement avec l’île quelques établissements de nature officielle que ce soient. Cette position est claire et constante.

L’Inde a fait des engagements sur les questions liées à Taiwan. Nous espérons que la partie indienne pourra respecter et comprendre les préoccupations vitales de la Chine, s’en tenir au principe d’une seule Chine, gérer adéquatement et avec prudence les questions liées à Taiwan et travailler ensemble avec la Chine à préserver un développement sain et stable des relations sino-indiennes. À ma connaissance, la partie chinoise a déjà fait des représentations solennelles auprès de la partie indienne.

Q : Vous avez dit tout à l’heure que la Chine avait déjà fait des représentations auprès de l’Inde. Sur quoi portent précisément ces représentations ? C’est sur la visite des « législateurs » de Taiwan en Inde ou sur la proposition d’élever le niveau de la représentation de Taiwan en Inde ? Pour quelle raison la Chine a-t-elle fait ces représentations ?

R : Les représentations que nous avons faites portent sur ce dont vous avez parlé. La raison pour laquelle nous avons fait ces représentations est très claire. Nous demandons aux pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine d’honorer fermement leur engagement à poursuivre le principe d’une seule Chine et nous avons, quand nous faisions les représentations auprès de la partie indienne, exhorté cette dernière à s’en tenir à l’unicité de la Chine et à préserver un développement sain et stable des relations sino-indiennes par des actions concrètes.

Q : Comment l’Inde a-t-elle violé le principe d’une seule Chine à votre avis ?

R : Comme j’ai dit tout à l’heure, nous nous opposons fermement à ce que les pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine développent des contacts et échanges officiels de quelques formes que ce soient avec Taiwan. Ceux qui sont en visite en Inde sont des soi-disant « législateurs » de Taiwan. On voit bien de qui il s’agit.

Q : Quand la Chine a-t-elle fait ces représentations ? C’était à Beijing ou à New Delhi ?

R : Toutes les activités diplomatiques ne sont pas rendues publiques. Mais je peux vous dire que nous avons déjà fait des représentations auprès de la partie indienne.

Q : Selon des sources, la Marine américaine envisage d’envoyer le groupe aéronaval USS Carl Vinson en Mer de Chine méridionale pour assurer la liberté de navigation, et la flotte pourrait entrer dans les eaux au large d’îles et atolls chinois. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons noté les informations concernées. La souveraineté de la Chine sur les Nanhai Zhudao et les eaux environnantes est incontestable. La Chine respecte et préserve toujours la liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale dont jouissent tous les pays au regard du droit international. Elle s’oppose fermement à ce que quelque pays que ce soit nuise à sa souveraineté et à sa sécurité au nom de la liberté de navigation et de survol.

Actuellement, grâce aux efforts conjoints de la Chine et des pays de l’ASEAN, la situation en Mer de Chine méridionale tend à se stabiliser et se développe dans un sens positif. Nous espérons que ces efforts seront respectés par les pays hors région pour que cette tendance positive soit préservée et consolidée. Nous exhortons la partie américaine à s’abstenir de tout acte mettant en cause la souveraineté et la sécurité de la Chine et à respecter les efforts déployés par les pays de la région visant à préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Q : Aujourd’hui, un nouveau tour de négociations sur la question de la Syrie s’est ouvert à Astana au Kazakhstan. La Chine y est-elle invitée ? L’Envoyé spécial du gouvernement chinois pour la Syrie y sera-t-il présent ?

R : Nous espérons que dans ce nouveau tour de négociations à Astana, le gouvernement et l’opposition syriens pourront faire preuve de sincérité et de franchise dans les discussions pour renforcer la confiance mutuelle, et que les autres pays présents aux négociations y joueront ensemble un rôle positif. Par ailleurs, les pourparlers de paix sur la Syrie, convoqués par l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura s’ouvriront la semaine prochaine à Genève. Nous espérons que le nouveau tour du dialogue à Astana créera des conditions favorables aux pourparlers de paix à Genève.

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