Conférence de presse du 17 février 2017 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2017/02/17

Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre mongol des Relations étrangères Tsend Munkh-Orgil effectuera une visite officielle en Chine du 19 au 21 février.

Durant sa visite, le Ministre Tsend Munkh-Orgil s'entretiendra avec le Ministre Wang Yi. Les deux parties auront des échanges de vues approfondis sur la consolidation de la confiance stratégique mutuelle, l'approfondissement de la coopération pragmatique, l'élargissement des échanges socio-culturels et d'autres sujets. Il sera par ailleurs reçu par des dirigeants chinois. Nous espérons que cette visite permettra de consolider la base politique des relations entre les deux pays, de promouvoir leurs échanges et coopérations, et d'assurer le développement continu de leurs relations.

Q : Selon des sources d'information, le gouvernement chinois aurait approuvé le dépôt de la marque « Trump » du Président américain pour les services de construction en Chine. Selon des analyses, vu son titre officiel, le Président Donald Trump pourrait obtenir des bénéfices commerciaux de la part d'un gouvernement étranger. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Pourriez-vous nous présenter la politique du gouvernement chinois sur le dépôt des marques ?

R : L'autorité compétente chinoise chargée des affaires relatives aux marques protège depuis toujours et sur un pied d'égalité les droits et intérêts légitimes des détenteurs de marques chinois et étrangers et traite les demandes d'enregistrement de marques en vertu des lois et règlements. Concernant l'affaire que vous avez mentionnée, veuillez vous renseigner auprès de l'autorité compétente.

Q : L'ancien directeur du bureau principal à Taipei de l'American Institute in Taiwan a fait savoir le 16 février que les États-Unis enverraient des fusiliers marins au nouveau site du bureau, considérant cette décision comme une expression symbolique de l'engagement des États-Unis à l'égard de Taiwan. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons noté les reportages concernés et nous avons besoin de davantage d'information.

Je tiens à souligner que nous nous opposons depuis toujours fermement à toute forme de contact officiel et de lien militaire entre les États-Unis et Taiwan. Nous espérons que la partie américaine respectera scrupuleusement la politique d'une seule Chine et les principes énoncés dans les trois communiqués conjoints sino-américains et traitera de manière prudente et adéquate les questions liées à Taiwan.

Q : Première question, Choe Ryong-hae, membre permanent du bureau politique du Parti des Travailleurs de la RPDC, serait actuellement en visite en Chine. Pourriez-vous le confirmer ? Deuxième question, la mort de Kim Jong-nam attire toujours beaucoup d'attention. Quels sont vos commentaires sur l'évolution de cette affaire ?

R : Concernant votre première question, je n'en dispose pas d'information.

Sur votre deuxième question, c'est aussi une affaire que tout le monde suit de près ces derniers jours. Nous avons noté la déclaration concernée de la partie malaisienne et la dernière évolution de l'affaire. Nous y resterons attentifs.

Q : Selon des sources d'information, un attentat terroriste a eu lieu hier dans un lieu de culte dans la province du Sindh au Pakistan, faisant de nombreux morts et blessés. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Choqués par l'attentat terroriste très meurtrier perpétré dans la province du Sindh au Pakistan, nous le condamnons fermement, exprimons nos condoléances aux victimes et notre sympathie et compassion aux blessés et aux familles endeuillées.

Nous nous opposons au terrorisme de toute forme et continuerons à soutenir fermement le Pakistan dans ses efforts pour lutter contre le terrorisme, préserver la stabilité du pays et protéger la vie et les biens de sa population.

Q : Le dialogue stratégique sino-indien se tiendra à Beijing la semaine prochaine. Pourriez-vous nous en dire la date et les principaux sujets ?

R : Comme convenu entre la Chine et l'Inde, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Zhang Yesui et le Secrétaire indien aux Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar tiendront un nouveau tour de dialogue stratégique sino-indien le 22 février à Beijing. Les deux parties échangeront leurs vues de manière approfondie sur la situation internationale, les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d'intérêt commun.

Le dialogue stratégique est un important mécanisme de communication entre les deux pays. Nous espérons que ce dialogue permettra aux deux parties de renforcer la confiance politique mutuelle, d'élargir le consensus stratégique et de promouvoir davantage le partenariat de coopération stratégique sino-indien. Les informations y relatives seront communiquées en temps opportun.

Q : Selon des sources d'information, le ressortissant chinois Zhang Weiqiang a été condamné pour vol d'échantillons de semences de riz génétiquement modifiées dans une institution de recherche américaine. Quels sont vos commentaires à cet égard ?

R : Je n'ai pas entendu parler de cette affaire qui reste à vérifier.

Q : La partie indienne a fait savoir qu'elle évoquerait, lors du dialogue stratégique avec la Chine, des sujets de divergence, comme la demande indienne d'adhésion au Groupe des Fournisseurs nucléaires (GFN) et l'inscription des noms sur la liste du Comité 1267 du Conseil de Sécurité de l'ONU. Comment y réagissez-vous ? Quels sujets la partie chinoise évoquera-t-elle lors du dialogue ?

R : Les médias indiens suivent toujours de très près la question de l'inscription des noms sur la liste du Comité 1267 et la demande d'adhésion de l'Inde au GFN. Je voudrais rappeler brièvement la position de la Chine qui a été en effet présentée à maintes reprises.

Concernant la question de l'inscription des noms sur la liste du Comité 1267, les discussions sont en cours au sujet de la nouvelle demande d'inscription soumise par certains pays, sans aboutir pour l'instant à un consensus. Je voudrais souligner que la Chine participe depuis toujours à des discussions concernées selon le principe de l'objectivité, de l'impartialité et du professionnalisme. Qu'il s'agisse de la demande d'inscription soumise l'année dernière par l'Inde ou de celle déposée cette année par d'autres pays, la position et l'attitude de la Chine sont constantes. Pour nous, il n'y a qu'un seul critère d'inscription : avoir des faits avérés à l'appui, sinon il serait très difficile pour les membres du Conseil de Sécurité de parvenir à un consensus. Et cela montre d'une certaine manière que, dans les discussions concernées au Comité 1267, c'est en partant des faits et non de ses relations avec l'Inde que la Chine détermine sa position.

Concernant la demande d'adhésion de l'Inde au GFN, comme nous l'avons dit à maintes reprises, la Chine préconise une approche en deux étapes : les membres du GFN se mettent d'accord sur une solution applicable à tous les pays non-signataires du TNP, avant d'examiner sur cette base la question d'adhésion au GFN d'un pays non-signataire particulier. Qu'il s'agisse de l'Inde ou des autres pays demandeurs, notre attitude et notre critère sont toujours les mêmes.

Enfin, je voudrais souligner que, l'inscription des noms sur la liste du Comité 1267 et la demande d'adhésion au GFN sont fondamentalement des questions d'ordre multilatéral et non bilatéral. Nous espérons que la partie indienne aura une bonne compréhension de l'attitude et de la position de la Chine sur ces sujets.

La Chine et l'Inde, toutes deux grands pays en développement, partagent de larges intérêts en commun. La coopération sino-indienne profite non seulement aux deux pays et aux deux peuples, mais aussi à la solidarité et à la coopération des pays en développement de la région et voire du monde entier. Il se peut que des divergences existent entre la Chine et l'Inde, mais elles peuvent avoir des discussions approfondies, à travers toutes sortes d'échanges et de dialogue dont le prochain dialogue stratégique sino-indien, afin de réduire autant que possible leurs divergences et de s'efforcer en même temps de dégager de nouveaux consensus sur le renforcement de leur coopération.

Q : Le Ministre Wang Yi a rencontré, en marge de la Réunion informelle des Ministres des Affaires étrangères du G20, ses homologues britannique, allemand et russe. Rencontrera-t-il le Secrétaire d'État américain Rex Tillerson ? Prévoit-il de rencontrer le Secrétaire américain à la Défense James Mattis lors de la Conférence de Munich sur la sécurité ?

R : Tout le monde voulait savoir si le Ministre Wang Yi rencontrerait le Secrétaire d'État américain Rex Tillerson lors de la Réunion informelle des Ministres des Affaires étrangères du G20, signe d'un grand intérêt que portent les différentes parties à l'évolution de la relation sino-américaine. Nous avons souligné à maintes reprises que la portée et l'importance de cette relation dépassent largement le cadre bilatéral. Et une relation sino-américaine saine et stable est dans l'intérêt de la communauté internationale et correspond à ses attentes.

Comme vous l'avez dit, lors de la Réunion informelle des Ministres des Affaires étrangères du G20, le Ministre Wang Yi a rencontré quelques homologues. Et nous avons communiqué rapidement des informations concernées. S'il rencontre le Secrétaire d'État américain Rex Tillerson, les informations y relatives seront aussi très vite communiquées.

Quant à votre question sur une éventuelle rencontre entre le Ministre Wang Yi et le Secrétaire américain à la Défense James Mattis, pour le moment, je n'ai pas d'information à vous donner.

Q : Selon des sources d'information, le gouvernement chinois a adopté le nouveau Règlement sur la régulation des véhicules diplomatiques, prévoyant une régulation plus stricte des véhicules diplomatiques en Chine et notamment des sanctions plus sévères contre les infractions routières des véhicules diplomatiques. Pourriez-vous nous en donner plus d'informations ?

R : Avec l'élargissement des échanges de la Chine avec l'extérieur, la taille des missions diplomatiques et le nombre des véhicules diplomatiques ont considérablement augmenté en Chine. En janvier dernier, le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère de la Sécurité publique, l'Administration générale des Douanes et l'Administration nationale des Affaires fiscales ont promulgué ensemble le Règlement sur la régulation des véhicules diplomatiques, qui est depuis entré en application et dont le but principal est d'assurer une meilleure régulation des véhicules diplomatiques. Pour la première fois, le Règlement a affirmé les principes de limite du nombre total des véhicules diplomatiques et d'approbation au cas par cas, prévu des mesures concrètes comme l'autorisation de conduire pour les véhicules diplomatiques et la souscription obligatoire à une assurance au tiers d'un montant d'au moins un million de yuans RMB. Il a également précisé les compétences du Ministère des Affaires étrangères et des autres autorités compétentes de régulation en matière d'achat, d'utilisation et de destination d'un véhicule en sortie de régime privilégié, ainsi que les moyens auxquels les autorités compétentes peuvent avoir recours. Le Règlement exige que des sanctions rigoureuses soient appliquées conformément aux lois et réglementations aux véhicules diplomatiques en infraction. Par ailleurs, en vertu du Règlement, la distribution de nouvelles plaques d'immatriculation à l'ensemble des véhicules diplomatiques des ambassades et des représentations d'organisations internationales en Chine est en cours.

Témoignant de la compréhension et du soutien à l'égard du Règlement adopté par le gouvernement chinois, les missions diplomatiques en Chine ont affirmé leur engagement de continuer à respecter les lois et règlements chinois, de coopérer activement avec la partie chinoise dans l'application du Règlement et d'assurer une régulation rigoureuse de leurs véhicules diplomatiques.

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