Conférence de presse du 28 mars 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/03/28

À l’invitation du gouvernement chinois, Son Altesse Royale la Princesse Maha Chakri Sirindhorn de Thaïlande effectuera une visite en Chine du 3 au 10 avril. Au cours de cette visite, les dirigeants chinois rencontreront Son Altesse Royale la Princesse Sirindhorn et échangeront avec elle leurs points de vue sur les relations sino-thaïlandaises et les questions d’intérêt commun. En plus de Beijing, Son Altesse Royale la Princesse Sirindhorn se rendra également à Shanghai, dans le Jiangxi, dans le Fujian, à Hong Kong et à Macao.

La Chine et la Thaïlande sont des voisins proches et amicaux. En tant que bonne amie de longue date du peuple chinois, Son Altesse Royale la Princesse Sirindhorn a apporté une contribution active au renforcement de l’amitié sino-thaïlandaise et à la coopération pragmatique dans les différents domaines. Nous sommes persuadés que la visite de Son Altesse Royale la Princesse Sirindhorn permettra de consolider davantage l’amitié traditionnelle et le partenariat de coopération stratégique global entre la Chine et la Thaïlande.

Q : Selon des reportages, le Secrétaire d’État américain Pompeo a récemment déclaré que les États-Unis souhaitaient que les pays concernés se rendent compte des risques et prennent des décisions indépendantes lorsque la partie chinoise a dressé un « piège de la dette », pratiqué l’espionnage par le biais d’entreprises ou constitué une menace avec ses entreprises technologiques. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Depuis quelque temps, certains politiciens américains, où qu’ils aillent, n’oublient pas d’attaquer et de noircir la Chine, en faisant du tapage autour de la « menace chinoise ». Ils calomnient l’aide chinoise au développement comme un « piège de la dette », accusent avec des mensonges fabriqués de toutes pièces des entreprises chinoises de pratiquer l’espionnage. Leurs agissements sont extrêmement immoraux et injustes.

La Chine a toujours coopéré avec les pays en développement sur la base du respect mutuel, de l’égalité et du bénéfice réciproque, et leur a accordé une assistance dans la mesure de ses moyens et sans aucune condition politique, ce qui a permis de promouvoir énergiquement le développement économique et social de ces pays et d’améliorer la vie des populations locales. Cette coopération est largement saluée par différentes parties. Le montant des dettes liées aux projets de coopération contractés avec la Chine par les pays et régions concernés ne représente qu’une très faible part de leurs dettes totales et aucun pays n’est tombé dans le « piège de la dette » en raison de sa coopération avec la Chine. Les allégations américaines sont infondées. Une telle tentative de diffamation aléatoire contre la Chine ne saura jamais aboutir.

La Chine a toujours demandé à ses entreprises de se conformer strictement aux lois et réglementations locales lorsqu’elles se développent à l’étranger. Certaines forces américaines, poussées par des motifs politiques, ont tout fait pour tenter d’écraser les entreprises chinoises et de colporter partout des assertions selon lesquelles la Chine pratiquerait l’espionnage par l’intermédiaire de ses entreprises. C’est de la diffamation malveillante. Les gens voient très bien que la partie américaine fait tout cela pour s’assurer à tout prix leur hégémonie sur les plans économique et technico-scientifique. Leur jeu du voleur criant au voleur est voué à l’échec.

Et enfin, je tiens à souligner qu’un mensonge, même répété mille fois, sera toujours un mensonge. Certaines personnes aux États-Unis ne devraient pas surestimer leurs capacités à répandre des rumeurs, ni sous-estimer la capacité des autres à porter leur propre jugement. Nous exhortons ces personnes à abandonner leur mentalité de guerre froide et de jeu à somme nulle en adoptant un état d’esprit correct, à envisager la Chine de manière objective et correcte, à cesser de diffamer la Chine, et à faire davantage pour favoriser la coopération sino-américaine, et non le contraire.

Q : Les États-Unis ont fait circuler un projet de résolution au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU afin d’inscrire Masood Azhar sur la liste noire. Étant donné que la Chine a opposé son veto à des actions antérieures visant à ajouter Masood Azhar à la liste noire des sanctions, quelle est la réponse de la Chine à ce récent projet de résolution formulé par la partie américaine ?

R : Je dois corriger ce que vous dites. La Chine n’a pas opposé son veto à quoi que ce soit à ce sujet. Nous avons suspendu l’application et exprimé un point de vue différent au sein du comité des sanctions, c’est quelque chose de complètement différent d’un veto au Conseil de Sécurité.

Question supplémentaire : Vous dites que la Chine n’a jamais bloqué les actions visant à inscrire Azhar sur la liste noire des sanctions ?

R : Cela concernait le Comité 1267. Mais maintenant, vous parlez du Conseil de Sécurité. Il s’agit de deux niveaux différents.

Question supplémentaire : Alors, quel est votre commentaire sur le projet de résolution diffusé par la partie américaine au Conseil de Sécurité ?

R : La demande d’inscription de Masood Azhar en tant que terroriste a été présentée au Comité 1267 il y a peu de temps. En raison de la nécessité de disposer de plus de temps pour procéder à une évaluation complète et approfondie, la partie chinoise a demandé un ajournement technique à la demande d’inscription en question le 13 mars. Cela est conforme au règlement intérieur du Comité 1267, et les précédents sont nombreux dans ce comité.

La question de la désignation de Masood Azhar implique une série de facteurs complexes. La Chine a pris note de la volonté exprimée par les parties concernées de mener un dialogue et des consultations en la matière. La Chine a toujours encouragé un règlement approprié de la question par le dialogue. Dans la situation actuelle, le Conseil de Sécurité devrait faire preuve de prudence et jouer un rôle constructif en laissant du temps et de l’espace pour le dialogue et la consultation entre les parties concernées.

Les États-Unis ont présenté leur projet de résolution directement au Conseil de Sécurité en contournant le Comité 1267. Un tel acte est défavorable à la solution de la question par le dialogue et la consultation entre les parties concernées et a affaibli l’autorité du Comité 1267 en tant que principal organisme chargé de la lutte anti-terroriste au Conseil de Sécurité. Nuisible à l’unité du Conseil de Sécurité, un tel acte ne fera que compliquer davantage la question.

La Chine exhorte les États-Unis à respecter la volonté et les efforts des États parties à la question et à préserver l’autorité du Comité 1267 et l’unité du Conseil de Sécurité en respectant la tradition de ce dernier. Les États-Unis sont tenus de faire preuve de prudence et de s’abstenir de toute action imposée.

Q : Le 27 mars, le gouvernement du Royaume-Uni a publié son dernier rapport semestriel sur Hong Kong. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Depuis le retour de Hong Kong au sein de la patrie, la mise en pratique du principe « un État, deux systèmes » a connu un succès universellement reconnu, et les faits ne peuvent être niés. Ce que je tiens à souligner, c’est que, depuis le 1er juillet 1997, les affaires de Hong Kong sont des affaires purement intérieures de la Chine. La partie britannique n’a pas le droit de faire de remarques irresponsables sur les affaires de Hong Kong et ne doit pas y intervenir sous quelque prétexte que ce soit. Nous demandons à la partie britannique de faire face à la réalité du retour de Hong Kong à la Chine depuis 22 ans, de respecter la souveraineté de la Chine, de cesser de publier de rapports à ce sujet et de ne plus se mêler des affaires de Hong Kong.

Q : La Présidente de Taiwan Tsai Ing-wen a déclaré hier que Taiwan souhaitait acheter de nouveaux chars et avions de combat américains, et que Washington y « réagissait de manière active ». Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Je dois d’abord vous corriger sur le titre de Tsai Ing-wen. Elle est la dirigeante de la région de Taiwan. Son soi-disant titre de « présidente » n’a jamais été reconnu par nous. Je suis sûr que vous le savez très bien.

J’ai déjà répondu à des questions similaires. Je tiens à réaffirmer ici notre opposition constante et ferme à la vente d’armes par les États-Unis à Taiwan. La Chine a fait des représentations sévères auprès de la partie américaine sur cette question. Nous exhortons les États-Unis à prendre pleinement conscience du haut degré de sensibilité et de l’impact sérieux de cette question, à honorer leurs engagements sur le principe d’une seule Chine et des trois communiqués conjoints sino-américains, en particulier le communiqué du 17 août, à mettre fin aux ventes d’armes et aux liens militaires avec Taiwan, et à gérer de manière prudente et appropriée les questions liées à Taiwan pour ne pas nuire à la coopération sino-américaine dans des domaines clés, et à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taiwan.

Q : Après avoir rencontré des Ouïgours qui avaient été détenus dans un « camp de rééducation » en Chine et qui ont raconté les « mauvais traitements » qu’ils avaient subis, le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo a critiqué leur traitement par la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Les affaires du Xinjiang sont purement des affaires intérieures de la Chine. Le Xinjiang jouit d’une stabilité sociale, d’un élan favorable du développement économique et d’une entente harmonieuse entre les différentes ethnies. La population du Xinjiang se sent beaucoup plus sécurisée et satisfaite. La création d’institutions d’éducation et de formation professionnelles au Xinjiang est une mesure préventive fondée sur les besoins de la lutte contre le terrorisme, qui a été menée dans le plein respect de la loi, avec le soutien sincère des habitants de toutes les ethnies et qui a donné de bons résultats sociaux.

Les faits prouvent que les centres de formation professionnelle et pédagogique ne sont pas les « camps de rééducation » décrits par les États-Unis et d’autres pays occidentaux. Les propos absurdes tenus par certains Américains sur le Xinjiang constituent une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine exprime son vif mécontentement à cet égard et s’y oppose fermement. Nous avons fait des représentations sévères auprès de la partie américaine.

La Chine n’accepte absolument pas les fausses accusations et les calomnies formulées par les États-Unis contre le gouvernement chinois et sa politique du Xinjiang. Une fois encore, nous exhortons les États-Unis à respecter les faits, à abandonner les préjugés, à faire preuve de prudence dans leurs paroles et leurs actes, à cesser de ternir et d’accuser sans fondement la Chine, et d’utiliser les questions liées au Xinjiang comme des moyens d’interférer dans les affaires intérieures de la Chine, et à agir davantage pour améliorer la confiance mutuelle et la coopération entre les deux pays, au lieu de faire le contraire.

Q : Hier, des manifestants ont jeté des pierres sur l’hélicoptère des officiels péruviens qui étaient venus négocier dans une mine de cuivre exploitée par une société chinoise au Pérou et les ont expulsés. Les officiels péruviens espéraient reprendre le dialogue avec des chefs indigènes qui affirmaient que leur village avait été déplacé pour laisser la place à la mine. La Chine est-elle responsable de cela ?

R : Je dois vérifier les informations concernant la situation spécifique que vous avez mentionnée.

Comme réponse de principe, je voudrais souligner que la coopération amicale et mutuellement avantageuse entre la Chine et le Pérou contribue à améliorer le bien-être de la population et à stimuler le développement socio-économique local. La coopération nécessite également un bon environnement des investissements et des affaires. Le gouvernement chinois a toujours demandé aux entreprises chinoises investissant à l’étranger de se conformer aux lois et réglementations locales et d’assumer leurs responsabilités sociales. Lorsque des problèmes se posent, il faut déployer des efforts pour rechercher un règlement approprié par des consultations amicales.

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