Conférence de presse du 17 juin 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019/06/17

À l'invitation du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, Stef Blok, Ministre des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas, effectuera une visite en Chine du 19 au 22 juin.

Q : Une question sur la collision entre des bateaux de pêche chinois et philippins près du banc Liyue, aux îles Nansha. Le porte-parole de la présidence philippine a confirmé que le Président Duterte n'assisterait pas à la « réunion du Cabinet » urgente qui se tiendra aujourd'hui, affirmant qu'il faudrait laisser les voies diplomatiques jouer leur rôle. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Le 10 juin au petit matin, une collision accidentelle a eu lieu entre un bateau de pêche chinois et des bateaux de pêche philippins près du banc Liyue, aux îles Nansha. Nous exprimons notre sympathie aux pêcheurs philippins naufragés.

Après l'accident, la Chine et les Philippines ont procédé maintes fois à des échanges à différents niveaux et par différents canaux sur ce sujet. Je voudrais souligner qu'il s'agit d'une collision accidentelle entre des bateaux de pêche en mer. Il est inapproprié d'associer cet incident au sentiment d'amitié entre les peuples chinois et philippin, aux relations entre les deux pays, ou même d'en faire une interprétation politique. Dans une attitude hautement responsable, la Chine continuera à enquêter sérieusement sur cette affaire. Nous sommes prêts à renforcer la communication avec la partie philippine à propos de l'enquête, à améliorer la compréhension, à dissiper la méfiance et à vérifier ce qui s'est réellement passé. Nous avons la certitude que les deux parties, dans un esprit de coopération et d'amitié, sauront traiter l'affaire comme il faut.

La Chine et les Philippines sont des voisins séparés par la mer. Les pêcheurs des deux pays mènent une coexistence amicale depuis longtemps en Mer de Chine méridionale en se prêtant soutien mutuellement ; il leur est arrivé de donner une main secourable aux pêcheurs en détresse de l'autre partie. La Chine, très attachée à la sécurité maritime, continuera de coopérer avec les pays du littoral dans ce domaine.

Q : Une grande manifestation a eu lieu à Hong Kong hier. Le gouvernement central continuera-t-il à soutenir le chef de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam ?

R : Votre question concerne les affaires de la région administrative spéciale de Hong Kong et les relations de travail entre le gouvernement central et le gouvernement de la région administrative spéciale. Il s'agit complètement d'affaires intérieures de la Chine, et non d'affaires diplomatiques. Je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent pour plus d'informations.

Je voudrais attirer votre attention sur la réponse explicite du porte-parole du Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao relevant du Conseil des Affaires d'État, selon laquelle le gouvernement central a toujours pleinement apprécié le travail du chef de l'exécutif Carrie Lam et du gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong. Le gouvernement central continuera également de soutenir fermement le chef de l'exécutif et le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong dans leur travail conformément à la loi.

Q : Pensez-vous que la nouvelle manifestation de dimanche à Hong Kong est une expression des véritables sentiments des Hongkongais, ou le résultat d'une incitation des forces étrangères ?

R : Comme cette question concerne les affaires intérieures de la Chine, j'ai dit que vous devriez vous renseigner auprès du département compétent pour plus d'informations.

Comme nous l'avons dit lors des conférences de presse précédentes, un grand nombre de faits montrent que depuis la décision prise en février 2019 par le gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong d'amender des ordonnances, des politiciens étrangers et même certains gouvernements étrangers ont diffusé des propos démagogiques.

Q : Le 14 juin, le Sous-Secrétaire d'État américain John J. Sullivan s'est entretenu par téléphone avec le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres, pour exprimer sa « profonde préoccupation » face au voyage au Xinjiang du Secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge de la lutte contre le terrorisme, Vladimir Voronkov. Il a déclaré qu'une telle visite est « extrêmement inappropriée » et « mettait en péril la réputation et la crédibilité de l'ONU en matière de lutte contre le terrorisme et pour les droits de l'homme ». Quelle est la position de la Chine à ce sujet ?

R : Je tiens d'abord à souligner que les propos de l'officiel américain concerné sont parfaitement absurdes.

Nous avons publié des informations sur la visite du Secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge de la lutte contre le terrorisme Vladimir Voronkov en Chine du 13 au 15 juin. Cette visite a été une réussite et a permis de renforcer la coopération entre la Chine et l'ONU dans la lutte contre le terrorisme. L'ONU a également apprécié activement cette visite.

Au cours de sa visite en Chine, le Secrétaire général adjoint Voronkov et son équipe sont allés au Xinjiang pour se renseigner sur le terrain sur la lutte antiterroriste et la déradicalisation au Xinjiang. Tout le monde le sait, la Chine a récemment invité d'autres officiels, chefs de missions diplomatiques, journalistes et chercheurs de pays étrangers à se rendre au Xinjiang. Nombre d'entre eux ont affirmé, après leur visite au Xinjiang, que celle-ci leur avait permis de connaître la situation réelle au Xinjiang. Ils ont tous évalué de manière positive les mesures prises par le gouvernement chinois, estimant que l'expérience de la Chine pourrait être source d'inspiration.

En ce qui concerne les propos et les actes de ce responsable américain que vous avez mentionnés, franchement dit, il n'y a rien de nouveau dans le fait que les États-Unis ne veulent pas voir la communauté internationale exprimer des points de vue équitables et objectifs sur la situation au Xinjiang. La résolution adoptée lors de la 46e session du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'OCI, en mars 2019, a hautement salué les efforts déployés par la Chine dans l'intérêt des musulmans chinois et a affirmé sa volonté de renforcer la coopération avec la Chine. Les États-Unis ont exprimé leur mécontentement à ce sujet. Le fait que les États-Unis ont calomnié la Chine à propos de mesures politiques chinoises à l'égard du Xinjiang revient tout à fait à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine. Nous avons exprimé à plusieurs reprises la position solennelle de la Chine à ce sujet. Maintenant, encore une fois, les États-Unis ont proféré des absurdités concernant la visite du Secrétaire général adjoint des Nations Unies Voronkov en Chine, et critiqué la Chine et l'ONU sans fondement. Cela est tout à fait en vain.

Recevoir des fonctionnaires du Secrétariat général de l'ONU en visite en Chine fait partie de la coopération normale entre la Chine et l'ONU. Les États-Unis eux-mêmes ont reçu le Secrétaire général adjoint Voronkov par le passé. Par conséquent, les États-Unis ne sont pas en mesure de tenir des propos déplacés sur la coopération normale entre la Chine et l'ONU. La visite du Secrétaire général adjoint Voronkov au Xinjiang fait partie du programme convenu entre la Chine et l'ONU. D'une part, les États-Unis ont demandé à la Chine d'expliquer les mesures de déradicalisation prises au Xinjiang ; d'autre part, ils accusent la visite onusienne d'être « extrêmement inappropriée » lorsque la Chine invite des représentants de l'ONU à se rendre au Xinjiang. Quelle logique est-ce donc ? Le comportement américain est l'hypocrisie même.

Q : Une question sur les attaques de pétroliers dans le golfe d'Oman. Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré qu'il était en train de discuter d'une action internationale contre les attaques de pétroliers. La Chine y participera-t-elle ? Et les gouvernements chinois et américain ont-ils discuté sur la manière dont il faut y réagir ?

R : La Chine et les États-Unis restent en contact sous différentes formes sur des questions internationales et régionales d'intérêt commun.

En ce qui concerne votre question sur ce qui s'est passé récemment dans le golfe d'Oman, la Chine est en effet préoccupée par les tensions persistantes dans cette région. Comme nous l'avons noté, plusieurs pays et organisations internationales ont appelé les parties concernées à s'abstenir de tirer des conclusions précipitées avant une enquête approfondie, à faire preuve de calme et de retenue pour éviter une escalade de la tension dans la région. Nous espérons que toutes les parties concernées pourront travailler ensemble pour défendre la sécurité de navigation, la paix et la stabilité dans la région ; cela est également dans l'intérêt commun de tous les membres de la communauté internationale.

Q : L'accord pour le report du retour en Chine de la panda géante femelle Xiang Xiang prêtée au Japon est entré en vigueur récemment. Pouvez-vous le confirmer ? Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

R : En effet. Je peux vous confirmer que, selon le protocole de coopération sur la protection et la recherche sur les pandas géants signé entre l'Association chinoise pour la protection de la faune sauvage et la préfecture de Tokyo au Japon, la jeune panda géante femelle Xiang Xiang née dans le zoo d'Ueno à Tokyo aurait dû rentrer en Chine à l'âge de deux ans. Mais elle séjournera au Japon jusqu'à la fin du mois de décembre 2020, soit une prolongation d'un an et demi en vertu d'un nouvel accord entré en vigueur.

Les pandas géants sont le trésor national de la Chine et les « messagers » des échanges amicaux entre la Chine et les autres pays. Nous nous réjouissons de voir que Xiang Xiang a bénéficié des soins attentionnés et de l'hospitalité chaleureuse au Japon. Nous ressentons à chaque détail combien la population japonaise l'adore et la chérit. C'est pourquoi, à la demande de la partie japonaise, la Chine a accepté de prolonger son séjour au Japon. Nous espérons que cette décision permettra également à Xiang Xiang de mieux jouer son rôle de « messager » de l'amitié.

Q : Selon des médias américains, l'armée chinoise aurait commis des « actes irresponsables » en déployant des drones à Djibouti pour perturber les opérations aériennes américaines dans l'espace aérien international. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Selon les informations fournies par le Ministère chinois de la Défense nationale, le département compétent chinois, ce qui a été rapporté par les médias américains est tout à fait faux. La Chine a strictement respecté le droit international et les lois des pays d'accueil et œuvre à défendre la sécurité et la stabilité régionales.

Q : Le gouvernement indien a annoncé sa décision d'augmenter les droits de douane sur 28 produits américains à compter du 16 juin. Les commentateurs affirment qu'il s'agit d'une mesure de représailles contre la décision américaine de supprimer les privilèges commerciaux accordés dans le cadre du système généralisé de préférences pour l'Inde. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je pense que vous devrez vous renseigner auprès de la partie indienne pour une explication faisant autorité sur cette politique. Je dois souligner que tout pays a le droit de défendre ses droits et intérêts légitimes.

Q : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré dimanche dernier qu'il était très probable que le Président Trump aborde la question de Hong Kong lors de sa rencontre avec le dirigeant chinois au sommet du G20 à Osaka. Pourriez-vous confirmer si les deux dirigeants ont le projet de se rencontrer lors du sommet du G20 à Osaka ? Si oui, parleront-ils de Hong Kong ?

R : De nombreux journalistes ont posé la question, la semaine dernière, sur la possibilité d'une rencontre entre les Chefs d'État chinois et américain en marge du sommet du G20 à Osaka. Notre position n'a pas changé. Nous avons noté que la partie américaine a publiquement exprimé, et ce, à plusieurs reprises, son souhait de tenir une rencontre entre les deux Chefs d'État en marge du sommet du G20 à Osaka. Nous publierons des informations à ce sujet en temps voulu lorsque nous en aurons.

En ce qui concerne votre deuxième question, je voudrais souligner que, dans la communication avec l'étranger, la Chine est toujours ouverte au renforcement des échanges tant que les autres parties, animées de bonnes intentions, s'intéressent réellement à la politique chinoise et à la situation en Chine. Cependant, si quiconque, imbu de préjugés et sans fondement, tente de critiquer de manière arbitraire les affaires intérieures de la Chine, y compris celles de la région administrative spéciale de Hong Kong, et même d'en faire un prétexte pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine avec des préjugés plutôt que des preuves, nous nous y opposerons fermement : voilà notre position ferme à ce sujet.

Q : Un porte-parole de votre Ministère a déclaré la semaine dernière que la manifestation à Hong Kong le 12 juin ne représentait pas l'opinion publique générale. Pensez-vous qu'il en est de même avec la manifestation d'hier ?

R : J'aimerais vous rappeler encore une fois que ce qui s'est passé dans la région administrative spéciale de Hong Kong relève entièrement des affaires intérieures de la Chine. Vous devez vous renseigner auprès du département compétent chinois.

En ce qui concerne la déclaration de mon collègue la semaine dernière, je vous affirme clairement qu'il a raison. Tout acte visant à saper la prospérité et la stabilité de Hong Kong fait l'objet de l'opposition de l'opinion publique générale de Hong Kong.

Q : Une autre question sur la manifestation ayant eu lieu à Hong Kong le 12 juin. Selon des reportages, les habitants de Hong Kong ne sont pas d'accord avec le gouvernement de la région administrative qui a qualifié la manifestation d'« émeute ». Lors d'une conférence de presse de la semaine dernière, un porte-parole de votre Ministère l'a également qualifiée d'« acte de violence ». Pensez-vous toujours que la position de votre Ministère sur cette question n'a pas changé ?

R : Le porte-parole du Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao relevant du Conseil des Affaires d'État a exprimé explicitement son attitude à ce sujet. Je vous invite à consulter le dossier.

Je voudrais réaffirmer le fait que le gouvernement central condamne vivement les actes de violence. Nous soutenons fermement la police pour sanctionner les actes de violence en vertu de la loi et préserver l'état de droit ainsi que l'ordre et la sécurité sociaux à Hong Kong. Vous avez demandé si notre position a changé. Je peux vous assurer qu'elle n'a pas changé, pas du tout.

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