Conférence de presse du 18 juillet 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019/07/18

À l'invitation du Président Xi Jinping, Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi des Émirats arabes unis, effectuera une visite d'État en Chine du 21 au 23 juillet.

Q : Première question, la Première Ministre britannique Theresa May a prononcé son dernier discours avant de quitter ses fonctions, affirmant qu'elle espérait maintenir de bonnes relations économiques avec la Chine, mais qu'elle continuerait de se prononcer sur des questions telles que la déclaration conjointe sino-britannique. Quelle est la réponse de votre Ministère à ce sujet ? Deuxième question, jeudi matin, heure locale, le Parlement européen discutera de la question de Hong Kong. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

R : Maintenir l'« âge d'or » des relations sino-britanniques est un consensus important dégagé par les dirigeants des deux pays. Si nous pouvons travailler ensemble pour faire progresser les relations sino-britanniques sur la base de ce consensus, ce sera certainement dans l'intérêt commun des peuples chinois et britannique. Mais franchement, la partie britannique doit prendre des actions concrètes pour montrer sa sincérité dans le maintien de l'intérêt général des relations sino-britanniques.

En ce qui concerne le Royaume-Uni, qui tente d'utiliser la déclaration conjointe sino-britannique pour revendiquer ses soi-disant « droits » sur Hong Kong, mes collègues et moi avons déjà répondu maintes fois à des questions similaires en tentant de convaincre avec la meilleure volonté du monde. Depuis le retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise le 1er juillet 1997, les affaires de Hong Kong sont entièrement des affaires intérieures de la Chine. Le gouvernement chinois et le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong exercent l'administration de Hong Kong en se fondant sur la Constitution de la République populaire de Chine et la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Nous avons réitéré à maintes reprises que la partie britannique n'a plus aucun droit sur Hong Kong depuis le 1er juillet 1997. J'espère que la partie britannique sortira de son rêve chimérique.

En ce qui concerne la question du Parlement européen, comme je l'ai dit, les affaires de Hong Kong sont les affaires intérieures de la Chine. Nous nous opposons à tout acte de tout pays ou de toute organisation, y compris le Parlement européen, visant à s'immiscer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine.

Je voudrais souligner encore une fois qu'aucun pays ni aucune organisation n'a le droit de s'ingérer dans les affaires de la Région administrative spéciale de Hong Kong de la Chine et dans les affaires intérieures de la Chine. Les parties concernées doivent respecter scrupuleusement la souveraineté de la Chine et les faits fondamentaux, ne doivent intervenir dans les affaires de Hong Kong sous quelque forme que ce soit, et ne doivent pas soutenir les violateurs des lois qui perturbent l'ordre de Hong Kong par la violence, faute de quoi elles ne feront que soulever une pierre pour la laisser retomber sur leurs propres pieds.

Q : Le Secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, nouvellement nommé, a déclaré le 17 juillet que les États-Unis étaient confrontés à des défis stratégiques de la Russie et de la Chine dans l'Arctique. Bien que la Chine n'ait pas de revendication territoriale dans l'Arctique, elle cherche à participer à la gestion de la région. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Ce n'est pas la première fois que certains Américains critiquent de manière arbitraire la participation de la Chine aux affaires de l'Arctique. Rien dans leurs propos n'est basé sur les faits. De tels commentaires vont à l'encontre de la tendance générale à la coopération pacifique dans l'Arctique.

La question de l'Arctique concerne non seulement les pays arctiques, mais revêt aussi une importance planétaire et une influence internationale, et la gouvernance de l'Arctique requiert la participation et la contribution de toutes les parties prenantes. En tant que partie prenante importante, la Chine n'interviendra pas dans les affaires entièrement internes de la région. Mais elle ne sera pas absente des questions transrégionales et mondiales concernant l'Arctique. Elle veut et peut jouer un rôle constructif dans ce domaine. La Chine a toujours participé aux affaires de l'Arctique dans une attitude ouverte, coopérative et gagnant-gagnant, elle entend travailler de concert avec toutes les parties pour promouvoir conjointement la paix, la stabilité et le développement durable dans l'Arctique.

Q : Le 2 octobre 1949, le premier Vice-Ministre des Affaires étrangères de l'URSS, Andrei Gromyko, a envoyé un télégramme au Premier Ministre Zhou Enlai, dans lequel il proposait l'établissement des relations diplomatiques entre l'URSS et la République populaire de Chine. Nous sommes le 18 juillet 2018, jour du 110e anniversaire de la naissance de Gromyko. Comment la Chine évalue-t-elle le célèbre diplomate soviétique et son rôle dans l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays à cette époque ?

R : M. Gromyko, diplomate chevronné, a été Ministre des Affaires étrangères de l'URSS pendant une longue période, et témoin du grand moment historique de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Union soviétique.

Cette année marque le 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Russie et nous saluons la mémoire de tous ceux qui ont apporté une contribution importante au développement et à la promotion des relations sino-russes, y compris M. Gromyko.

Q : Hier, le Président Trump a rencontré à la Maison Blanche des Chinois qui ont été « soumis à la persécution sur le plan religieux ». Quelle est votre réponse à cela ?

R : J'ai également lu des reportages sur ce que vous venez de mentionner. Tout d'abord, je tiens à souligner que certaines des remarques mentionnées dans les reportages sont particulièrement erronées. La persécution religieuse n'existe pas en Chine. Les citoyens chinois jouissent de la liberté de croyance religieuse conformément à la loi.

Les États-Unis ont invité des membres de la secte « Falungong » et d'autres personnes ayant calomnié la politique religieuse chinoise à participer à une soi-disant réunion sur la religion, ils ont même arrangé une rencontre avec le dirigeant américain. C'est une ingérence totale dans les affaires intérieures de la Chine. Nous exprimons notre vif mécontentement et notre ferme opposition à cet égard. Nous demandons aux États-Unis d'examiner correctement la politique religieuse de la Chine et la liberté de croyance religieuse en Chine, et de cesser de profiter de la question religieuse pour s'ingérer dans les affaires intérieures des autres pays.

Q : Nous avons noté que la cérémonie d'ouverture de la 4e Conférence des villes jumelées chinoises et américaines a eu lieu à Houston le 17 juillet. Pouvez-vous nous donner plus d'informations à ce sujet ?

R : Comme vous l'avez dit, la 4e Conférence des villes jumelées chinoises et américaines se tiendra à Houston, au Texas. La conférence a pour thème « Perspectives des 40 prochaines années : amitié plus forte et coopération plus étroite ». Autant que je sache, plus de 200 représentants de départements gouvernementaux et d'organisations populaires de la Chine et des États-Unis ont assisté à la conférence, et ont échangé des points de vue sur la manière de renforcer la coopération et les échanges entre les villes jumelées chinoises et américaines, et tiendront des sessions parallèles sur les villes intelligentes, la Route de la Soie maritime, la coopération entre les métropoles et les échanges éducatifs.

Comme nous l'avons affirmé à maintes reprises, le renforcement de la compréhension mutuelle et de l'amitié entre les peuples chinois et américain constitue le fondement du développement à long terme des relations bilatérales. Voici un chiffre que je voudrais évoquer : jusqu'à présent, 227 jumelages de villes ont été noués entre les deux pays. La Conférence des villes jumelées chinoises et américaines, tenue avec succès à trois reprises depuis son lancement en 2014, constitue une plate-forme importante pour les échanges entre les collectivités locales des deux pays. La conférence de cette année est un nouvel événement majeur pour les échanges entre les collectivités locales des deux pays, à la suite du 5e Forum des gouverneurs chinois et américains organisé cette année. Des représentants de gouvernements locaux chinois et américains, ainsi que de divers secteurs, ont participé activement au forum. Cela démontre leur sincère volonté de renforcer la coopération et les échanges entre les deux pays au niveau des collectivités locales.

Nous avons la certitude que la tenue de cette conférence permettra d'approfondir l'amitié sino-américaine et de donner un nouvel élan à la coopération sino-américaine. Nous sommes disposés à déployer des efforts avec les États-Unis pour approfondir davantage les échanges socioculturels et la coopération entre les collectivités locales des deux pays pour le mieux-être des deux peuples.

Q : La Chine a-t-elle exprimé son mécontentement au sujet de la discussion au Parlement européen sur les questions relatives à Hong Kong ? L'acte du Parlement européen affectera-t-il ses relations avec la Chine ? En outre, le Président Trump a exprimé ses « préoccupations » lors de sa rencontre avec des Chinois. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Laissez-moi répondre d'abord à votre deuxième question. Comme je l'ai dit, les États-Unis ont arrangé une rencontre du dirigeant américain avec des membres de « Falungong » et d'autres personnes qui ont terni la politique religieuse de la Chine. Il s'agit d'une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine. Nous y exprimons notre vif mécontentement et notre ferme opposition. Nous demandons aux États-Unis de cesser d'utiliser la religion comme prétexte pour s'immiscer dans les affaires intérieures des autres pays.

Dans votre première question, vous avez demandé si la Chine a annoncé sa position. Je présente ici au monde entier une prise de position au nom du Ministère chinois des Affaires étrangères : nous nous y opposons fermement et nous exprimons notre vif mécontentement à ce sujet. Nous attachons certes de l'importance à nos relations avec l'UE, mais le maintien de bonnes relations nécessite des efforts concertés des deux côtés. Nous espérons que la partie européenne honorera son engagement à l'égard des relations Chine-UE et déploiera des efforts dans le même sens que la Chine pour assurer un développement sain et régulier des relations Chine-UE.

Q : Pouvez-vous confirmer si l'écrivain chinois de nationalité australienne Yang Jun a été poursuivi par la Chine pour crime contre la sûreté de l'État ? Si oui, la Chine en a-t-elle officiellement informé la partie australienne ?

R : Autant que je sache, cette affaire fait toujours l'objet d'une enquête.

Ce que je peux vous dire, c'est que les organes de sûreté de l'État de la Chine traitent l'affaire dans le strict respect de la loi et protègent pleinement les droits légaux de Yang Jun. Pour l'instant, je n'ai aucune autre information à donner.

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