Conférence de presse du 11 novembre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/11/11

Q : Quel est le commentaire de la Chine au sujet de la situation bolivienne après la démission du Président Evo Morales ?

R : Nous avons noté les derniers développements de la situation bolivienne et espérons que les parties concernées régleront pacifiquement les divergences dans le cadre de la Constitution et du droit, et rétabliront rapidement la stabilité sociale.

Q : China Youth Daily a publié un article de l'ambassadeur américain en Chine Branstad, intitulé « Les étudiants chinois sont les bienvenus ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : J'ai lu l'article de l'ambassadeur Branstad publié aujourd'hui dans China Youth Daily. En tant que partie importante des échanges socioculturels sino-américains, les échanges d'étudiants ont permis de promouvoir énergiquement la communication et la compréhension mutuelle entre les peuples chinois et américains. Le Président Trump et d'autres hauts responsables américains ont récemment déclaré à plusieurs reprises que les étudiants chinois étaient les bienvenus aux États-Unis. Nous saluons leurs déclarations. Plus important encore, nous espérons que les États-Unis traduiront ces déclarations positives en actions concrètes et créeront des conditions favorables à la coopération entre nos deux pays dans ce domaine, de manière à faire progresser sans cesse les échanges socioculturels sino-américains.

Q : Une certaine fondation italienne a invité Joshua Wong à une activité à Milan ces derniers jours. Wong rencontrera en outre des responsables politiques italiens à Rome. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je ne suis pas au courant de l'information que vous venez d'évoquer. Mais l'intention diabolique de cet individu pour l'« indépendance de Hong Kong » est clairement perçue par tous.

Je tiens à souligner que les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine. Aucun gouvernement, organisation ou individu étranger n'a le droit d'y intervenir. Nous nous opposons fermement à toute tentative visant à fournir des plates-formes aux forces de l'« indépendance de Hong Kong ».

Q : Le gouvernement afghan a finalisé la liste des participants à une réunion interne à Beijing. Quand cette réunion aura-t-elle lieu ? Quel rôle va jouer la Chine dans cette réunion ?

R : La Chine soutient fermement le processus global et inclusif de paix et de réconciliation « conduit par les Afghans et pour les Afghans ». Nous appuyons le dialogue constructif auquel participent toutes les parties afghanes, y compris le gouvernement afghan et les talibans afghans. Nous sommes prêts à fournir une plate-forme de dialogue et d'échanges pour contribuer au processus de paix et de réconciliation sur la base du respect de la volonté de toutes les parties afghanes. Nous sommes en communication avec toutes les parties afghanes pour la convocation d'une réunion interne afghane en Chine.

Q : Le Premier Ministre indien Narendra Modi a remercié le Premier Ministre pakistanais Imran Khan, dans un discours télévisé prononcé le 9 novembre, pour l'inauguration d'un corridor sikh dédié au pèlerinage au Pakistan, exprimant sa reconnaissance pour le respect que témoignait le Premier Ministre pakistanais envers le sentiment de la partie indienne, ainsi que la coopération. Les reportages indiquent que l'Inde a envoyé un message rare d'appréciation au Pakistan. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés et nous nous félicitons de l'interaction positive entre l'Inde et le Pakistan.

L'Inde et le Pakistan sont deux pays importants en Asie du Sud. Leur entente harmonieuse est conforme à l'intérêt fondamental des deux parties et constitue l'aspiration commune de la communauté internationale. Nous espérons que les deux parties continueront à faire passer un message de bonne volonté et travailleront dans le même sens pour régler judicieusement leurs divergences par le dialogue, améliorer leurs relations et maintenir ensemble la paix et la stabilité régionales.

Q : Une autre question sur la visite de Joshua Wong en Italie. Pensez-vous que sa visite pourrait avoir des conséquences sur les relations sino-italiennes, compte tenu de l'excellente rencontre qui a eu lieu la semaine dernière entre le Ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio et le Conseiller d'État chinois et Ministre des Affaires Wang Yi ? Si oui, quelles en seront les conséquences ?

R : J'ai besoin de vérifier les détails que vous venez d'évoquer. Comme je l'ai dit explicitement, cet individu est un militant favorable à cent pour cent à l'« indépendance de Hong Kong ». Nous nous opposons à tout gouvernement, organisation ou individu étrangers prêtant des plates-formes aux propos et aux actes pour l'« indépendance de Hong Kong ». Notre position à ce sujet est très claire.

Q : Le Président américain Trump a déclaré qu'il n'était pas d'accord pour annuler l'imposition des nouveaux droits de douane comme condition préalable à la conclusion d'un accord économique et commercial de première phase. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : En ce qui concerne la question économique et commerciale entre la Chine et les États-Unis, y compris l'annulation des droits de douane supplémentaires dont vous avez parlé, le porte-parole du Ministère chinois du Commerce a exposé de manière approfondie la position de la Chine à la conférence de presse tenue la semaine dernière. Je n'ai rien à ajouter.

Q : Au Web Summit 2019 qui s'est tenu récemment au Portugal, le directeur technologique de l'administration américaine Michael Kratsios a de nouveau tenté de dissuader les pays d'utiliser du matériel Huawei, affirmant que le gouvernement chinois volait des données de l'Union africaine (UA) depuis cinq ans à l'aide du matériel informatique Huawei. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Depuis l'année dernière, les médias occidentaux ont tenté à plusieurs reprises de faire du tapage autour de l'« écoute du siège de l'UA par la Chine ». Bon nombre de dirigeants africains et le Président de la Commission de l'UA ont publiquement réfuté cette affirmation. C'est une fausse information inventée par les médias occidentaux et que nos amis africains ont jetée à la poubelle depuis longtemps. Cette fois, un officiel américain a de nouveau tenté de faire un coup médiatique sur « le vol par la Chine des données de l'UA à travers Huawei ». C'est un stratagème ignoble poussé par des desseins inavouables. Il est à noter que les États-Unis mènent depuis longtemps une campagne planifiée et organisée de vols de secrets, une surveillance et des écoutes de gouvernements, d'entreprises et de particuliers étrangers. Ce sont des secrets de Polichinelle. Les États-Unis doivent une explication au monde.

La Chine et l'Afrique sont bons amis, bons partenaires et bons frères. Honnête et transparente, la Chine n'a aucun intérêt égoïste dans sa coopération avec l'Afrique. De nombreux dirigeants africains ont salué la coopération pragmatique, efficace et fructueuse entre la Chine et l'Afrique et ont fait l'éloge de la Chine en tant que partenaire le plus fiable pour le développement et le redressement de l'Afrique dans différentes enceintes, telles que le Forum sur la coopération sino-africaine et l'ONU. Nous espérons que la partie américaine changera d'état d'esprit et envisagera la coopération sino-africaine de manière objective et impartiale, car fabriquer des mensonges pour calomnier les autres ne fera que nuire à sa propre crédibilité et s'attirer la honte résultant de sa mauvaise conduite.

Je tiens à réitérer que la Chine s'oppose fermement aux mensonges fabriqués par les États-Unis, et le peuple africain ne les acceptera pas non plus. J'aimerais rappeler à la partie américaine qu'il ne faut pas surestimer sa capacité à répandre des rumeurs, ni sous-estimer la capacité d'autrui à les discerner.

Q : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a lancé une nouvelle série d'attaques contre le Parti communiste chinois (PCC) et le système politique chinois dans un discours prononcé à Berlin, en Allemagne, le 8 novembre, affirmant que la Chine a pris des mesures à l'encontre des valeurs de démocratie et de liberté avec des technologies sensibles et la construction de réseaux de nouvelle génération. Il a appelé les autres pays et les autres peuples à résister aux régimes qui constituent cette menace idéologique. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Vendredi dernier, j'ai déjà exposé la position solennelle de la Chine sur les propos provocateurs tenus par M. Pompeo lors de sa visite en Allemagne. Comme nous pouvons tous le constater, M. Pompeo attaque, par calcul politique personnel et où qu'il aille, le Parti communiste chinois et le gouvernement chinois dans les termes les plus perfides, en diffamant les politiques intérieure et extérieure de la Chine et en décrivant avec exagération la soi-disant « menace de la Chine ». Nous verrons quand il arrêtera son cinéma.

Au cours des 70 dernières années depuis la fondation de la République populaire de Chine, le PCC a conduit le peuple chinois dans la réalisation de bonds historiques, passant d'une nation qui s'est relevée à une nation riche, puis à une nation puissante. Le PCC bénéficie du soutien sans réserve de tout le peuple chinois. La position dirigeante du PCC constitue la caractéristique fondamentale du socialisme aux couleurs chinoises. C'est un choix historique fait par le peuple chinois. Le peuple chinois, qui a toute confiance dans sa voie, sa théorie, son système et sa culture, poursuivra fermement la voie du socialisme à la chinoise et réalisera de nouveaux exploits. Personne ne devra rêver d'ébranler notre conviction et d'entraver notre marche en avant. M. Pompeo, bouffi de la mentalité de la guerre froide, cherche à nier le système socialiste chinois et à semer la discorde entre le PCC et le peuple chinois pour servir ses propres intentions politiques. De telles tentatives sont vouées à l'échec.

Il est alarmant de constater que, depuis un certain temps, quelques individus américains, en ignorant la tendance de notre époque, marquée par le développement pacifique du 21e siècle et par le fait que seules l'ouverture et la coopération peuvent promouvoir les progrès technologiques, politisent toutes les questions technologiques et la coopération commerciale en affirmant qu'il s'agit de problèmes de sécurité nationale, ceci dans le but de créer une barrière idéologique entre les entreprises chinoises et étrangères. Ils ont maintes fois diffamé des entreprises chinoises sans aucun fondement et ont perturbé délibérément leur développement et leur coopération à l'international. De tels comportements sont préjudiciables aux autres et aux États-Unis eux-mêmes. La Chine s'oppose fermement à cette pratique, et les entreprises américaines et d'autres pays ne l'accepteront pas non plus.

Nous exhortons une nouvelle fois M. Pompeo à abandonner les préjugés idéologiques et la mentalité obsolète de la guerre froide, à revenir à la raison, à cesser de poursuivre sa tentative politique personnelle en dépit des intérêts des peuples chinois et américains, à cesser de faire des déclarations anti-chinoises, et à faire quelque chose de compatible avec son statut de Secrétaire d'État.

Q : En ce qui concerne la réunion interne afghane, les talibans ont, par le passé, refusé de s'entretenir avec des responsables afghans et le gouvernement afghan. Alors, pouvons-nous penser que les talibans ont accepté ces pourparlers et que ceux-ci vont bientôt avoir lieu en Chine ?

R : Comme je l'ai dit, la Chine est actuellement en communication avec toutes les parties en Afghanistan pour la convocation de la réunion afghane interne en Chine, y compris le gouvernement afghan et les talibans afghans. Vous pouvez y prêter attention. Au fil du temps, certaines choses s'éclairciront.

Q : Premièrement, avez-vous plus d'informations ou de commentaires à faire sur la visite du Président Xi Jinping en Grèce ? Deuxièmement, Brownback, l'ambassadeur itinérant du Département d'État américain chargé des questions de la liberté religieuse au niveau international, a déclaré qu'il espérait que l'ONU prendrait en charge la question de la réincarnation du dalaï-lama, qui ne devrait pas être décidée par le gouvernement chinois. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Concernant votre première question, le Président Xi Jinping est en visite d'État en Grèce. Compte tenu du décalage horaire, les activités officielles d'aujourd'hui n'ont pas encore commencé. Pour plus d'informations sur cette visite, veuillez suivre les informations que nous publierons en temps opportun.

Concernant votre deuxième question, le 14e dalaï-lama est un exilé politique qui mène depuis longtemps des activités séparatistes anti-chinoises sous le couvert de la religion. La Chine s'oppose fermement à toute forme de contact entre des officiels étrangers et lui.

La réincarnation des bouddhas vivants est un processus de succession propre au bouddhisme tibétain, régi par des rituels religieux et des règles historiques. Le gouvernement chinois applique la politique de la liberté de croyance religieuse. Il a promulgué le Règlement sur les affaires religieuses et les Règlements sur la réincarnation des bouddhas vivants du bouddhisme tibétain, respecte et protège ce processus de succession propre au bouddhisme tibétain. La pratique de la réincarnation du dalaï-lama existe depuis plusieurs centaines d'années. Le 14e dalaï-lama lui-même a été retrouvé et reconnu à la suite de rituels religieux et de règles historiques et la succession a été approuvée par les autorités centrales de l'époque. Par conséquent, la réincarnation des bouddhas vivants, y compris le dalaï-lama, doit être conforme aux lois et réglementations chinoises et respecter les rituels religieux et les règles historiques.

L'ONU est une plate-forme solennelle où les États membres œuvrent à la promotion de la paix et du développement dans le monde et à la défense de l'équité et de la justice internationales sur la base de l'égalité et du respect mutuel. Les États-Unis tentent de lancer des accusations sans fondement contre la Chine, et même de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine sous le couvert de la liberté de la croyance religieuse et en profitant de la plate-forme de l'ONU. Cela va à l'encontre des buts et principes de la Charte des Nations Unies et des normes fondamentales régissant les relations internationales. Ils sont condamnés à l'échec et à l'opposition de la communauté internationale.

Q : Le Secrétaire américain à la Défense Mark Esper rencontrera le Conseiller d'État chinois et Ministre de la Défense Wei Fenghe à Bangkok la semaine prochaine. La partie américaine a déclaré qu'Esper fera une demande de coopération renforcée avec la partie chinoise pour la recherche des restes des soldats américains morts dans la Seconde Guerre mondiale. Avez-vous des informations sur cette prochaine rencontre ?

R : Je vous conseille de vous renseigner auprès du Ministère chinois de la Défense pour la question de la rencontre entre le Conseiller d'État et Ministre de la Défense Wei Fenghe et le Secrétaire américain à la Défense.

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