Conférence de presse du 18 mars 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020/03/18

Je voudrais tout d'abord partager quelques chiffres avec vous. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, 922 patients guéris sont sortis de l'hôpital dans la partie continentale de la Chine le 17 mars de 0 h à 24 h, ce qui porte le nombre total de patients sortis de l'hôpital à 69 601 au 17 mars à 24 h.

Le 19 mars, dans la soirée, heure de Beijing, la Chine tiendra une vidéoconférence avec des responsables gouvernementaux et des experts de la santé publique de plus de 10 pays européens, pour partager des informations sur la lutte contre l'épidémie et échanger des expériences en matière de prévention et de contrôle. En ce qui concerne la vidéoconférence, nous publierons les informations en temps utile.

Depuis l'apparition de l'épidémie du nouveau coronavirus, les pays européens et les organisations régionales ont apporté un soutien et une aide énergiques sous différentes formes à la Chine. Maintenant que la situation s'aggrave en Europe, la Chine est prête à continuer de renforcer la communication et la coopération avec l'UE, dans le respect du concept de communauté de destin pour l'humanité, de partager les expériences avec l'UE et de fournir un soutien et une assistance dans la mesure de ses capacités, en fonction des besoins de l'UE.

Q : Alors que l'épidémie de COVID-19 s'est déclenchée et s'est propagée dans de nombreux endroits du monde, bon nombre de pays ont demandé l'assistance de la Chine. Pouvez-vous partager des informations sur l'assistance médicale de la Chine à d'autres pays ? Avec des quantités ou des catégories spécifiques, par exemple.

R : La pandémie de COVID-19 s'est rapidement propagée à plusieurs pays. En faisant tout son possible pour combattre l'épidémie sur son territoire, la Chine participe activement à la coopération internationale et fournit autant d'aide que possible à d'autres pays et organisations internationales. C'est ainsi que nous assumons nos responsabilités internationales et consolidons les résultats des efforts de la période précédente.

D'après les informations dont je dispose actuellement, le gouvernement chinois a fourni des matériels de protection médicale au Pakistan, au Laos, à la Thaïlande, à l'Iran, à la République de Corée, au Japon et à d'autres pays, ainsi qu'à l'UA, et a fait un don de 20 millions de dollars à l'OMS. Il a annoncé fournir une aide à des dizaines de pays, dont l'Italie, la France, l'Espagne, la Grèce, la Serbie, le Cambodge, les Philippines, l'Égypte, l'Afrique du Sud, l'Irak, l'Éthiopie, le Kazakhstan, le Bélarus, Cuba et le Chili, ainsi qu'à l'UE. Nous soutenons également les pays amis dans leur approvisionnement en matériels médicaux sur le marché chinois. Outre le niveau du gouvernement central, les gouvernements locaux, les entreprises et les groupements populaires de Chine ont également fait des dons aux pays concernés.

En outre, la Chine partage également ses expériences en matière de diagnostic, de traitement et de prévention sous différentes formes, en envoyant des groupes d'experts médicaux en Iran, en Irak, en Italie et dans d'autres pays, et en organisant des vidéoconférences avec les pays concernés et les organisations internationales.

« Je rends un beau jade à celui qui m'a donné une pêche », voilà une belle illustration de la vertu traditionnelle de la Chine. Nous n'oublierons jamais le soutien politique de la communauté internationale à la Chine lorsque nous nous trouvions dans les moments les plus difficiles, ainsi que l'assistance médicale que nous avons reçue de 79 pays et de 10 organisations internationales. Face à la grave situation actuelle, nous renforcerons la coopération avec d'autres pays en réponse au défi de la pandémie et bâtirons ensemble une communauté de destin pour l'humanité.

Q : La Chine a annoncé aujourd'hui des mesures restrictives concernant les bureaux de plusieurs agences de presse américaines en Chine en réponse à la répression américaine contre les médias chinois aux États-Unis. Sur quel fondement la Chine a-t-elle choisi ces agences de presse ? Et comment envisagez-vous l'impact de telles restrictions réciproques sur les relations sino-américaines ?

R : Les mesures concernées prises par la partie chinoise sont des contre-mesures tout à fait nécessaires face à la répression absurde par les États-Unis de médias chinois aux États-Unis. La Chine n'est pas à l'origine de la situation actuelle, et n'en assume pas la responsabilité. Si des médias américains ont des remarques à faire à ce sujet, ils peuvent les signaler à l'administration américaine.

Quant à l'impact de cette affaire sur les relations sino-américaines, je peux vous dire brièvement que, depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis il y a plus de 40 ans, les deux pays ont connu un développement vigoureux de la coopération et des échanges socioculturels, dont ils ont beaucoup profité. La vérité est que, depuis de longues années, les médias chinois ont joué un rôle important et actif dans le renforcement de la connaissance objective des États-Unis et des sentiments d'amitié par le peuple chinois envers les États-Unis.

Nous exhortons les États-Unis à abandonner leur parti pris sur le plan idéologique, à rejeter leur mentalité de la guerre froide et celle de jeu à somme nulle, et à en faire davantage pour favoriser la confiance mutuelle et la coopération entre les deux parties. Nous ne cherchons pas à créer de problèmes, mais nous ne reculons pas si des problèmes surviennent. Nous exhortons les États-Unis à cesser immédiatement leur répression des médias chinois. Sinon, les États-Unis auront plus à perdre.

Q : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré hier qu'il n'y avait pas de réciprocité entre les mesures prises par la Chine et celles prises par les États-Unis. Les agences de presse identifiées par la partie américaine comme « missions accréditées à l'étranger » font partie des organes de communication chinois, mais les médias américains ciblés par les contre-mesures de la Chine sont critiqués par le gouvernement et le président américains et ne font pas partie des agences gouvernementales américaines. Je veux savoir où est la « réciprocité » des contre-mesures prises par la Chine. Si la Chine accuse les États-Unis d'avoir pris des mesures qui reviennent à mettre des bâtons dans les roues, sur quel fondement la Chine a-t-elle choisi ces médias ?

R : Je dois souligner que la Chine s'est engagée sur la voie du socialisme aux couleurs chinoises et qu'il en va de même dans le secteur des médias. Les médias chinois effectuent toujours leur travail dans le respect de la Constitution et des lois. Les médias chinois travaillant aux États-Unis respectent également les lois américaines et observent l'éthique professionnelle du journalisme.

Les États-Unis ne devraient pas juger les médias d'autres pays selon leurs propres normes et leurs propres critères d'appréciation arbitraires fondés sur des préjugés idéologiques, et encore moins réprimer les médias chinois pour des motifs infondés. Certains médias américains, malgré leurs propos et actes erronés, ont été sans cesse soutenus et encouragés par l'administration américaine. Selon la logique de certains individus aux États-Unis, pouvons-nous alors supposer que ces médias américains obéissent au gouvernement américain ? Quels sont alors leurs liens avec le gouvernement américain et les groupes d'intérêt américains ?

Q : Dans la déclaration qu'elle a publiée aujourd'hui, la Chine demande aux journalistes travaillant pour le New York Times, le Wall Street Journal et le Washington Post de rendre leurs cartes de presse d'ici dix jours. Est-ce à dire qu'ils doivent quitter le territoire chinois dans dix jours ?

R : Nous leur demandons d'aviser le Département de l'Information du Ministère chinois des Affaires étrangères dans quatre jours de la liste des noms des journalistes américains dont les cartes de presse expireront d'ici à la fin de l'année et de rendre leurs cartes de presse dans dix jours.

Quant à leur sortie du territoire chinois, nous la traiterons conformément aux Règlements de la République populaire de Chine sur la couverture des informations par les agences de presse permanentes étrangères et les journalistes étrangers (Décret Nº 537 du Conseil des Affaires d'État) et aux lois et règlements chinois pertinents sur l'entrée et la sortie de la frontière. Nous prendrons également en considération la situation réelle, y compris l'épidémie de COVID-19.

En revanche, les États-Unis ont demandé à 60 journalistes chinois de quitter le pays avant le 13 mars. Nous avons discuté à plusieurs reprises avec les États-Unis en vue d'une certaine flexibilité et d'un délai supplémentaire compte tenu de l'épidémie et des difficultés de réserver des billets d'avion en ce moment. Cependant, aucune marge de manœuvre ou flexibilité n'a été donnée. Mais la Chine gérera les questions liées au départ de ces journalistes américains en fonction de la situation réelle. Notre approche sera plus rationnelle et plus humaine.

Q : Pourquoi la Chine a-t-elle indiqué spécifiquement que les journalistes des médias concernés ne seront pas autorisés à continuer à travailler en tant que journalistes dans la Région administrative spéciale de Hong Kong et celle de Macao en Chine ? Est-ce contraire au principe « un pays, deux systèmes » ? S'ils font leur travail à Hong Kong et à Macao, le gouvernement central demandera-t-il aux gouvernements des Régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao de prendre des mesures à leur encontre ? Seront-ils expulsés du territoire chinois ?

R : En prenant ces contre-mesures vis-à-vis des États-Unis, le gouvernement central chinois exerce son autorité diplomatique conformément au principe « un pays, deux systèmes » et à la Loi fondamentale. Il s'agit d'une réponse très professionnelle et faisant autorité.

Q : Quand les journalistes américains concernés devront-ils quitter la Chine, au plus tard, après la remise de leurs cartes de presse dans 10 jours ? Pourront-ils rester en Chine jusqu'à la fin de l'année ? Trouver un emploi à temps partiel dans un café, par exemple ?

R : J'ai bien peur qu'ils ne le puissent pas. (Le journaliste rit.)

Comme je viens de le dire à CNN, nous saurons traiter judicieusement les questions y relatives dans le respect du Décret Nº 537 du Conseil des Affaires d'État et des lois et réglementations chinoises applicables sur l'entrée et la sortie du territoire, et en prenant en considération les conditions réelles, en particulier la situation épidémique.

Q : Le 12 mars, heure locale, le Sénat et la Chambre des Représentants de l'État de l'Utah ont adopté à l'unanimité une résolution concomitante, affirmant les relations d'amitié entre l'État de l'Utah et la Chine, et exprimant le soutien et du parlement et du gouverneur de l'Utah au peuple chinois dans ses efforts pour lutter contre l'épidémie de COVID-19. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous saluons cette résolution adoptée par le Sénat et la Chambre des Représentants de l'Utah, qui soutient la lutte du peuple chinois contre le COVID-19. Vous avez peut-être vu la vidéo diffusée en ligne montrant des écoliers de l'Utah chantant pour encourager la Chine et la ville de Wuhan. La vidéo, largement appréciée, est une démonstration touchante d'amitié de la population de l'Utah envers le peuple chinois.

Depuis le début de l'épidémie, les États et les villes américains, dont la Californie, l'Indiana, le Nebraska, le Massachusetts, le Maryland, l'Utah, le Connecticut, l'Oklahoma, la Géorgie, Hawaï, New York, Boston et Los Angeles, ont exprimé leur sympathie et leur soutien sous différentes formes aux provinces et aux villes chinoises. Un grand nombre d'entreprises et de groupements et les différents milieux populaires américains ont également fait don d'argent et de matériels à la Chine. Maintenant que la pandémie se propage dans plusieurs localités aux États-Unis, des entreprises et les différents milieux de la société chinoise soutiennent également les efforts du peuple américain pour lutter contre l'épidémie.

La pandémie ne connaît pas de frontières et appelle à une réponse synergique. Nous continuerons de travailler avec la communauté internationale, y compris les États-Unis, pour renforcer la communication et la coopération dans ce domaine et relever ensemble les défis en déployant tous les efforts pour garantir la sécurité sanitaire publique mondiale.

Q : Pouvez-vous nous dire combien de journalistes américains seront affectés par les contre-mesures chinoises ? Combien de correspondants américains y a-t-il en tout en Chine ? Et combien de journalistes chinois y a-t-il en tout dans les médias chinois aux États-Unis ?

R : Aujourd'hui, je ne suis pas venu pour parler des détails sur les individus et leur nombre. Je vais évoquer des questions de principe. Les mesures annoncées par la partie chinoise constituent des contre-mesures nécessaires en réponse à la répression injustifiée par les États-Unis de médias chinois aux États-Unis. Elles constituent une défense légitime et justifiée tous azimuts. C'est une question de principe.

Q : Le moment choisi par la Chine pour annoncer les contre-mesures vis-à-vis des médias américains a-t-il quelque chose à voir avec les remarques du Président Trump sur le « virus chinois » ?

R : Veuillez lire attentivement la déclaration chinoise. Comme je viens de le dire, ces mesures sont des contre-mesures nécessaires vis-à-vis de la répression politique et des restrictions injustifiées du côté américain sur les médias chinois basés aux États-Unis.

Q : Hier soir, le Président Trump a qualifié le nouveau coronavirus de « virus chinois ». Il a dit que c'était en réponse directe à la Chine, qui disait que des militaires américains avaient propagé le virus à Wuhan. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : J'ai expliqué très clairement la position de la Chine sur cette question hier. Nous nous opposons fermement à l'établissement délibéré par les États-Unis de liens entre le nouveau coronavirus et la Chine, et à la stigmatisation de la Chine par les États-Unis.

Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, l'origine du nouveau coronavirus est une question scientifique qui nécessite une évaluation professionnelle et scientifique. L'OMS et la communauté internationale s'opposent clairement aux liens stigmatisants entre le virus et des pays et régions spécifiques. Nous exhortons les États-Unis à respecter les faits et l'opinion publique de la communauté internationale, à corriger immédiatement leur erreur et à arrêter immédiatement les calomnies contre la Chine.

Alors que la pandémie de COVID-19 se propage dans le monde entier, l'urgence pour la communauté internationale est de mener activement la coopération contre l'épidémie. Le fait de rejeter les responsabilités sur la Chine n'aidera pas à atténuer l'épidémie aux États-Unis. Ces derniers devraient d'abord bien s'occuper de leurs propres affaires. Nous espérons qu'ils joueront un rôle constructif dans la coopération internationale pour garantir la sécurité sanitaire publique mondiale.

Q : Le COVID-19 s'est étendu à plus de 160 pays et régions dans le monde. Le nombre de cas confirmés a dépassé le cap des 180 000 dans le monde. Aucun des 27 États membres de l'UE n'a été épargné. Des cas confirmés sont apparus dans plus de 20 pays africains. La situation est vraiment très grave à l'échelle mondiale. Du point de vue de la Chine, comment devrions-nous faire face au défi que cette pandémie lance à la sécurité sanitaire mondiale ?

R : Le COVID-19 se propage à une vitesse si rapide que la situation est alarmante, maintenant. La lutte contre l'épidémie n'est plus l'affaire d'un seul pays ou d'une seule ville, mais une bataille pour sauvegarder la sécurité sanitaire publique mondiale, une bataille pour sauvegarder la santé et le bien-être de l'humanité, et une bataille pour sauvegarder le développement et la prospérité du monde. La communauté internationale, sans une seconde à perdre, devrait assumer ses responsabilités, passer sans tarder à l'action, forger des lignes de défense solides et lutter ensemble pour protéger la sécurité sanitaire mondiale et régionale.

Premièrement, nous devons renforcer l'idée de construction d'une communauté de destin pour l'humanité. Bénéficier de la santé pour tous est l'aspiration commune de toute l'humanité, et une partie importante de la construction d'une communauté de destin pour l'humanité. Rien d'autre qu'une crise sanitaire publique mondiale ne peut confirmer davantage la réalité objective que le destin de toute l'humanité est étroitement lié, et rien d'autre que la coopération planétaire contre l'épidémie ne peut démontrer plus clairement l'urgence de promouvoir la construction d'une communauté de destin pour l'humanité. Face à des menaces mondiales telles qu'une maladie transmissible transfrontalière, préserver la santé des populations de chaque pays est en soi une contribution à la sécurité sanitaire mondiale, et aider les autres pays à lutter contre l'épidémie, c'est en quelque sorte s'aider soi-même. Tous les pays devraient remplacer les désaccords, les préjugés et l'indécision par la solidarité, la raison et l'action, et travailler de concert pour surmonter les difficultés.

Deuxièmement, nous devons bien mettre en œuvre les objectifs liés à la santé du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Les pays devraient traduire sérieusement les engagements des dirigeants en actions concrètes, et les gouvernements devraient assumer la responsabilité prioritaire de renforcer la prévention et le traitement des principales maladies transmissibles, d'assurer des services de santé équitables et accessibles et de réaliser la couverture sanitaire pour tous, pour atteindre les objectifs liés à la santé du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Dans le même temps, la communauté internationale devrait accroître son soutien et son assistance aux pays gravement touchés par l'épidémie et aux systèmes de santé faibles, en particulier les pays en développement, pour combler les lacunes en matière de sécurité sanitaire publique régionale et renforcer les réseaux de sécurité sanitaire mondiale. Les pays développés, en particulier, devraient prendre des mesures positives et apporter leur contribution concrète à cet égard.

Troisièmement, nous devons renforcer la gouvernance mondiale de la santé publique. L'épidémie de COVID-19 a révélé les insuffisances de la gouvernance mondiale de la santé publique et a mis en évidence l'urgence de renforcer la mise en place d'un système dans ce domaine. Nous soutenons le rôle central de l'ONU et de l'OMS dans la réponse aux urgences de santé publique et dans l'amélioration du mécanisme mondial de gouvernance de la santé publique, et plaçons la question de la santé publique à une place plus importante dans l'agenda international. Nous appelons la communauté internationale à travailler ensemble pour mettre en place un système mondial de prévention et de contrôle afin de garantir la sécurité sanitaire publique mondiale, d'améliorer la surveillance des maladies, le partage d'informations et les mécanismes de réponse aux urgences, de faire avancer les grands projets de coopération internationale dans le domaine de la santé et de déployer des efforts actifs pour construire la « Route de la Soie de la Santé ».

Nous espérons que la coopération mondiale contre la pandémie permettra de favoriser la solidarité et la confiance entre les populations des différents pays, promouvoir la coopération internationale en matière de santé et améliorer la gouvernance mondiale de la santé publique. La Chine continuera de coopérer avec la communauté internationale et d'apporter la sagesse et la force chinoises pour mieux relever les défis mondiaux et promouvoir la santé et le bien-être de l'humanité tout entière.

Q : En demandant aux bureaux de cinq médias américains de déclarer par écrit les informations concernant leur personnel, leurs affaires financières, leur fonctionnement et leurs biens immobiliers en Chine, voulez-vous dire que le gouvernement chinois traite ces cinq médias comme des « missions accréditées à l'étranger » ?

R : J'ai dit très clairement tout à l'heure que les mesures prises par la partie chinoise, y compris l'obligation pour ces cinq médias américains de déclarer les documents concernés à la partie chinoise, sont des contre-mesures nécessaires en réponse à l'inscription de cinq médias chinois basés aux États-Unis par la partie américaine comme « missions accréditées à l'étranger », et à la répression injustifiée de médias chinois basés aux États-Unis depuis ces dernières années.

Question supplémentaire : Vous voulez donc dire que les bureaux en Chine de ces cinq médias américains sont également considérés comme des « missions accréditées à l'étranger », est-ce vrai ?

R : Comme je l'ai dit, ce sont des contre-mesures en réponse à la répression américaine injustifiée contre des agences de presse chinoises aux États-Unis. Selon notre demande, ces cinq médias doivent déclarer les documents concernés à la partie chinoise. Je pense que nous l'avons dit clairement dans la déclaration.

Q : Le Premier Ministre tchèque Andrej Babis a déclaré le 16 mars que son pays avait envoyé un jet militaire pour transporter les kits de dépistage du COVID-19 achetés en Chine. Pouvez-vous confirmer cela ?

R : La Chine suit de près la situation du COVID-19 en République tchèque et ressent les difficultés auxquelles font face le gouvernement et le peuple tchèques. Au moment critique où la Chine a été mise à l'épreuve de l'épidémie, le Président Milos Zeman avait appelé en personne les différents milieux de la société tchèque à faire des dons en argent et en matériels, et le gouvernement tchèque avait envoyé spécialement des matériels médicaux d'urgence en Chine par avion militaire.

Maintenant que le peuple tchèque rencontre des difficultés, la Chine accorde également de l'aide et du soutien dans la mesure de ses possibilités. Avec le soutien énergique du Ministère chinois des Affaires étrangères et d'autres départements compétents, un avion militaire tchèque chargé de kits de dépistage est parti hier soir pour regagner la République tchèque. La Chine entend renforcer davantage la communication et la coopération avec la partie tchèque, et travailler ensemble pour combattre l'épidémie à la prochaine étape et protéger la sécurité sanitaire publique des deux pays et du monde entier.

Q : Les contre-mesures chinoises auront-elles des conséquences sur les journalistes américains travaillant à Taiwan ?

R : Tout est bien écrit dans notre déclaration. Vous pouvez la lire attentivement.

Q : Si les États-Unis prennent de nouvelles mesures, la Chine est-elle également prête à prendre plus de contre-mesures ?

R : Notre position est très claire. Nous exhortons les États-Unis à changer immédiatement de conduite, à corriger leurs erreurs et à mettre fin à leur répression politique et à leurs restrictions arbitraires à l'encontre des médias chinois. Si les États-Unis sont décidés à aller jusqu'au bout envers et contre tout et commettent erreur sur erreur, la Chine sera obligée de prendre plus de contre-mesures. La partie américaine a déclaré que toutes les options étaient sur la table. Eh bien, aujourd'hui, je peux lui dire que toutes les options sont sur la table de la partie chinoise.

Q : Alibaba et d'autres sociétés chinoises ont envoyé des matériels aux États-Unis. Dans les circonstances actuelles, pensez-vous que c'est toujours une bonne idée pour les entreprises chinoises d'aider les États-Unis à lutter contre le virus ?

R : Vous avez peut-être remarqué que M. Jack Ma a publié sur son compte de réseau social des informations sur le don de matériels aux États-Unis.

Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, l'épidémie ne connaît pas de frontières. Après l'apparition du COVID-19, bon nombre d'entreprises, de collectifs populaires et d'individus aux États-Unis ont fait des dons à la Chine. Nous leur exprimons notre remerciement. Maintenant que l'épidémie se propage, des organismes locaux et populaires chinois aident également les États-Unis.

Face à la pandémie, il est important que la Chine, les États-Unis et le reste de la communauté internationale mènent une coopération pour y faire face et protéger la sécurité sanitaire publique mondiale ainsi que les intérêts et le bien-être de l'humanité tout entière.

Q : La partie chinoise a affirmé que le virus avait été introduit en Chine par l'armée américaine. La Chine a-t-elle fait des recherches ou trouvé des preuves à ce sujet ?

R : J'ai répondu à cette question maintes et maintes fois. Je peux répéter ma réponse brièvement : l'origine du nouveau coronavirus est une question de science qui nécessite une évaluation professionnelle et scientifique. Depuis quelque temps, certains hauts responsables américains et parlementaires attaquent et salissent la Chine sous le couvert de l'origine du virus, pour diffamer les efforts du gouvernement et du peuple chinois visant à lutter contre l'épidémie, et les progrès réalisés dans ce domaine. Nous nous y opposons fermement.

Q : Vous avez dit que les journalistes américains « expulsés » ne seront pas autorisés à travailler dans le journalisme à Hong Kong, car cela fait partie de l'« autorité diplomatique » du gouvernement central. Les journalistes étrangers travaillant actuellement à Hong Kong ou souhaitant travailler plus tard à Hong Kong seront-ils également affectés par la décision du Ministère des Affaires étrangères de Beijing ?

R : Le travail de ces journalistes en Chine est affecté parce que nous sommes obligés de prendre les contre-mesures nécessaires à l'encontre de la partie américaine, qui réprime sans raison les agences de presse chinoises basées là-bas. Les contre-mesures relèvent de l'autorité diplomatique du gouvernement central conformément au principe « un État, deux systèmes » et à la Loi fondamentale. Cette explication a été faite par rapport à notre contre-mesure.

Question supplémentaire : Cela affecte-t-il les journalistes étrangers travaillant actuellement à Hong Kong ?

R : Comme je l'ai dit, cela n'aura des conséquences que sur les journalistes travaillant dans les agences de presse concernées par nos contre-mesures.

Q : L'article 35 de la Constitution de la République populaire de Chine garantit la liberté d'expression et la liberté de la presse. Si les cartes de presse des journalistes concernés sont retirées en raison des actions de leur gouvernement, la liberté de presse dont ils devraient se réjouir est-elle toujours garantie ?

R : La liberté d'expression des citoyens chinois est pleinement garantie par la Constitution chinoise. En tant que correspondant étranger en poste dans notre pays, je pense que vous savez bien si vous jouissez ou non d'une telle liberté en Chine. Si les médias et les journalistes étrangers ne jouissent pas de la liberté d'expression et de la presse en Chine, d'où viennent ces grandes quantités de reportages diversifiés liés à la Chine publiés dans les médias étrangers ? N'ont-ils pas été écrits par vous ? N'avez-vous pas cette liberté ?

Comme je l'ai dit, les mesures annoncées par la Chine sont des contre-mesures absolument nécessaires que la Chine est obligée de prendre en réponse à la répression injustifiable que les médias chinois ont connue aux États-Unis. Elles constituent une défense légale et légitime tous azimuts.

Q : En ce moment, beaucoup de pays portent leur attention à la lutte menée par la Chine contre le nouveau coronavirus. Pensez-vous que l'expulsion par la Chine de journalistes américains qui ont écrit bon nombre d'articles sur la lutte contre l'épidémie en Chine nuira à la transparence de l'action chinoise contre l'épidémie ?

R : Depuis le début de l'épidémie, dans un esprit ouvert, transparent et responsable, la Chine a pris les mesures de prévention et de contrôle les plus complètes, les plus strictes et les plus rigoureuses pour mener une bataille générale contre l'épidémie. Nous sommes également en étroites communication et coopération avec l'OMS et les pays et régions concernés pour partager les informations. La vitesse et l'ampleur de notre action sont sans précédent et ont obtenu des résultats notables. Nous avons fait gagner un temps précieux à la communauté internationale et apporté une importante contribution à la lutte mondiale contre l'épidémie. Cela est connu de la communauté internationale, qui sait à quoi s'en tenir.

Il est tout à fait absurde de dire que la Chine a pris des contre-mesures pour tenter d'empêcher le monde extérieur d'obtenir les informations sur l'épidémie. Selon cette logique, les États-Unis ont-ils expulsé sous une forme déguisée 60 journalistes chinois le mois dernier dans le but d'empêcher la Chine et d'autres pays de s'informer sur la propagation du virus aux États-Unis ? Peut-on supposer qu'ils cherchent à cacher quelque chose ? La population américaine et la communauté internationale établiront naturellement leur jugement équitable sur la manière dont les États-Unis ont réagi et détermineront si leurs informations étaient ouvertes et transparentes depuis le début de l'épidémie.

Q : J'ai une question sur le Sommet 17 + 1, car la Chine reste en communication avec les pays d'Europe centrale et orientale à ce sujet. Compte tenu de la propagation de la pandémie, la Chine envisage-t-elle d'annuler la rencontre ?

R : Alors que le COVID-19 se propage en Europe et dans d'autres régions du monde, l'urgence pour tous les pays est de concentrer toute leur attention sur la riposte à l'épidémie. La Chine continuera de travailler de concert avec les pays d'Europe centrale et orientale et de prêter son soutien dans ce domaine.

Nous restons en contact avec les autres pays sur la date du sommet 2020 Chine-pays d'Europe centrale et orientale.

Q : Alors que le monde lutte contre le COVID-19, la Chine et les États-Unis expulsent réciproquement des journalistes et se lancent des accusations à propos de l'origine du virus. Le monde souhaite que les deux grandes puissances coopèrent contre l'épidémie, alors qu'il nous semble que les choses vont dans le sens inverse. À votre avis, que pourraient faire les deux pays pour s'en sortir ?

R : Il s'agit d'une question profonde. Je peux vous donner ma réponse. Mais je suggère que vous demandiez à vos collègues de Washington de poser la même question à la partie américaine et d'écouter ses réponses.

Voici ma réponse. La Chine et les États-Unis sont des pays importants dans le monde, et le maintien de relations sino-américaines saines et stables est dans l'intérêt des deux peuples, et représente l'aspiration commune de la communauté internationale. Après le déclenchement du COVID-19, la Chine reste en communication et coopération avec les États-Unis. Nous entendons travailler avec la communauté internationale, y compris les États-Unis, pour faire face ensemble à la pandémie et protéger conjointement la sécurité sanitaire publique mondiale. Mais qu'est-ce que nous avons vu en réalité ? Nous avons vu que certains responsables et membres du Congrès aux États-Unis lancent continuellement des accusations sans fondement contre la Chine, ce qui a suscité l'indignation du peuple chinois ; nous avons vu la répression politique des États-Unis et les restrictions irrationnelles imposées aux médias chinois aux États-Unis. Les mesures prises par la partie chinoise sont des contre-mesures qu'elle a été obligée de prendre. C'est la partie américaine qui a soulevé l'incident et qui est responsable de la situation actuelle.

Je tiens à réitérer que nous espérons que les États-Unis agiront de manière responsable et travailleront dans le même sens que la Chine pour gérer les divergences sur la base du respect mutuel et élargiront la coopération sur la base des avantages mutuels pour faire progresser ensemble les relations sino-américaines suivant le principe général dit de coordination, de coopération et de stabilité.

Voici ma réponse à cette question. Vous pouvez également poser la question à la partie américaine.

Q : Actuellement, il y a encore une centaine d'employés de médias chinois aux États-Unis, tandis que nous voyons qu'il y a de moins en moins de correspondants américains en Chine. Trois médias américains touchés par les contre-mesures chinoises seront obligés de fermer leurs bureaux en Chine d'ici deux semaines, car ils n'ont plus suffisamment de personnel. Les contre-mesures chinoises sont-elles vraiment réciproques ? La Chine a-t-elle envisagé de prendre des mesures pour aider à réduire les tensions lorsqu'elle a pris ses contre-mesures ?

R : Je peux répéter encore une fois que les mesures chinoises sont des contre-mesures entièrement nécessaires que la Chine est obligée de prendre en réponse à la répression irrationnelle que les États-Unis ont exercée à l'égard de médias chinois dans le pays. La Chine n'est ni à l'origine, ni responsable de cette situation. Nous exhortons les États-Unis à changer immédiatement de conduite et à corriger leurs erreurs, et à mettre fin à leur répression politique et à leurs restrictions arbitraires à l'encontre des médias chinois.

Q : Le Président pakistanais Arif Alvi a effectué une visite en Chine les 16 et 17 mars. Quel est le commentaire de la Chine au sujet de cette visite et de son influence sur les relations bilatérales ?

R : Il s'agit de la première visite du Président Alvi en Chine depuis son entrée en fonction. Cette visite a eu lieu au moment particulier où le gouvernement et le peuple chinois s'efforcent de remporter la victoire finale contre le COVID-19, ce qui montre une fois de plus l'amitié particulière entre la Chine et le Pakistan. La Chine attache une grande importance à cette visite. Le Président Xi Jinping, le Premier Ministre Li Keqiang et le Président du Comité permanent de l'APN Li Zhanshu ont eu respectivement des entretiens et rencontres avec le Président Alvi. Nous avons publié les informations y relatives. Les deux parties ont également publié une déclaration conjointe pour faire connaître tous les consensus dégagés par les deux parties. Je voudrais souligner les trois points suivants.

Premièrement, cette visite a symbolisé de façon vivante les relations sino-pakistanaises à toute épreuve. Le Président Alvi a déclaré aux dirigeants chinois que le Pakistan considérait ses relations avec la Chine comme très particulières. Plus la situation est difficile pour la Chine, plus le Pakistan doit se tenir fermement aux côtés de la Chine. Les dirigeants et le peuple pakistanais soutiennent tous la visite du Président Alvi en Chine à ce moment, l'objectif principal étant d'exprimer leur soutien et leur confiance aux amis chinois, de montrer à la communauté internationale les progrès énormes réalisés par la Chine dans la lutte contre l'épidémie et de présenter la contribution active de la Chine à la sécurité sanitaire publique mondiale.

Deuxièmement, cette visite a mis en évidence la belle tradition d'assistance mutuelle entre la Chine et le Pakistan. Juste après le déclenchement de l'épidémie, le Pakistan a mobilisé toutes les ressources du pays pour fournir de l'assistance à la Chine, ce que nous n'oublierons jamais. « Jamais assez vous ne récompenserez le bienfaiteur qui vous a aidé dans le besoin », voici la belle tradition de la nation chinoise. Aujourd'hui, la situation s'est améliorée en Chine alors que le nombre de cas confirmés a augmenté au Pakistan. Les dirigeants chinois ont clairement indiqué que nous ferions tout notre possible pour soutenir nos amis pakistanais. Selon la communauté de vues des dirigeants de nos deux pays, nous continuerons d'aider et de soutenir le peuple pakistanais dans sa lutte contre le COVID-19 et la catastrophe des criquets.

Troisièmement, cette visite a renforcé la confiance stratégique mutuelle et consolidé la coopération pragmatique entre la Chine et le Pakistan. Les dirigeants des deux pays ont échangé des vues approfondies sur les expériences de prévention et de lutte contre l'épidémie, la prévention et le contrôle coordonnés de l'épidémie, le développement socio-économique, la réponse aux risques économiques et financiers extérieurs et l'approfondissement de la coopération d'importance majeure, notamment sur le couloir économique sino-pakistanais (CESP). Les deux parties ont signé un mémorandum d'entente sur la création de groupes de travail spécialisés dans les sciences et technologies ainsi que l'agriculture, dans le cadre du Comité mixte de coopération du CESP, et sont convenues d'élargir la coopération dans des domaines connexes dans le cadre du CESP. Une série de consensus stratégiques dégagés lors de cette visite permettra certainement d'approfondir encore la coopération sino-pakistanaise tous azimuts.

Bien que très courte, cette visite a eu lieu dans un contexte particulier et revêt une grande importance. Elle a permis de renforcer vigoureusement l'amitié traditionnelle sino-pakistanaise et la coopération mutuellement avantageuse. La Chine et le Pakistan, au cours de la lutte conjointe contre le COVID-19 et la catastrophe des criquets, se sont entraidés en se prêtant soutien, laissant un grand nombre de belles histoires d'amitié. Cette amitié profondément enracinée dans les esprits des deux populations constitue la base la plus solide au développement des relations sino-pakistanaises et donne un exemple à suivre pour la construction d'une communauté de destin pour l'humanité. Nous avons la certitude que, mise à l'épreuve de l'épidémie et d'autres catastrophes, l'amitié de tout temps entre la Chine et le Pakistan se consolidera et s'approfondira, ce qui donnera une impulsion plus vigoureuse au partenariat de coopération stratégique de tout temps entre les deux pays.

Q : La Chine pense-t-elle qu'en interdisant à ces journalistes américains de travailler à Hong Kong, cela nuira à la confiance du monde dans le principe « un État, deux systèmes » ?

R : Je peux vous dire que depuis le retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise, les principes dits « un État, deux systèmes », d'« administration de Hong Kong par les Hongkongais » et de haut degré d'autonomie ont été fidèlement mis en œuvre. La communauté internationale a un consensus clair à ce sujet et s'en félicite vivement.

Q : Les journalistes expulsés par la Chine travaillant pour le New York Times, le Wall Street Journal et le Washington Post sont des journalistes confirmés et ont des décennies d'expérience dans les reportages en Chine. En ce moment particulier de pandémie mondiale, la Chine craint-elle que cette décision ne soit pas favorable à une meilleure compréhension et une meilleure identification par la communauté internationale à l'égard de la Chine et des politiques chinoises ?

R : Les mesures chinoises sont des contre-mesures entièrement nécessaires que la Chine est obligée de prendre en réponse à la répression irrationnelle imposée par la partie américaine aux médias chinois aux États-Unis. Si les médias américains doivent se plaindre, je leur conseille de s'adresser à leur gouvernement.

Quant à savoir si la Chine craint que le monde extérieur ne comprenne pas la Chine en raison de l'absence de ces journalistes, je peux réaffirmer que la politique fondamentale de la Chine consistant à poursuivre l'ouverture sur l'extérieur n'a pas changé et ne changera pas. Nous souhaitons toujours la bienvenue aux médias et journalistes étrangers qui exercent le journalisme en Chine conformément aux lois et réglementations, et nous leur fournirons facilités et assistance.

Ce à quoi nous nous opposons, ce sont les préjugés idéologiques à l'égard de la Chine, la fabrication des fausses nouvelles au nom de la liberté de la presse, et la violation de l'éthique professionnelle du journalisme. Nous espérons que les médias et les journalistes étrangers joueront un rôle positif dans l'amélioration de la compréhension mutuelle entre la Chine et le monde, et nous continuerons à fournir soutien et facilités pour leur travail normal en Chine.

Q : Vous venez de dire que la Chine s'oppose à la fabrication de fausses informations au nom de la soi-disant liberté de la presse. Cela fait-il allusion au fait que les journalistes « expulsés » par la Chine ont créé de fausses nouvelles ?

R : Ce que j'ai dit est un principe. Tout pays et toute personne devraient s'opposer aux fausses nouvelles. Cela ne se discute pas.

Q : Je pense que vous n'avez pas vraiment répondu à ma question. La Chine a-t-elle envisagé de prendre des mesures qui aident à réduire les tensions lorsqu'elle a pris ses contre-mesures ?

R : Comme je l'ai dit, la cause et la responsabilité de la situation actuelle n'incombent pas à la partie chinoise. Nous exhortons les États-Unis à changer immédiatement d'attitude, à corriger leurs erreurs et à mettre fin à la répression politique et aux restrictions injustifiées imposées aux médias chinois.

Q : Pouvez-vous nous dire combien de journalistes devront quitter la Chine ou remettre leurs cartes de presse ?

R : Comme je l'ai dit, lors de cette conférence de presse, nous n'abordons pas des détails tels que les effectifs ou le nombre. Ce dont je parle aujourd'hui, c'est le principe.

Q : Vous avez mentionné que toutes les options étaient sur la table de la Chine. Pouvez-vous nous en donner un exemple ?

R : Je pense qu'il vaut mieux ne pas faire de telles hypothèses ou déductions. Nous espérons que les États-Unis corrigeront leurs erreurs sans délai.

Q : Au début, vous avez évoqué une vidéoconférence qui aura lieu demain soir entre la Chine et certains pays européens. Pouvez-vous nous dire quels pays y participeront ?

R : J'ai une liste ici, mais je ne suis pas en mesure de la publier, car il y aura des mises à jour. Nous publierons les informations après la conférence et vous en serez alors au courant.

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