Conférence de presse du 27 mars 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020/03/27

Je voudrais tout d’abord vous communiquer quelques chiffres. Selon les dernières statistiques publiées par la Commission nationale de la Santé, le 26 mars entre 00h00 et 24h00, 537 patients sont sortis guéris de l’hôpital dans la partie continentale de la Chine. Le 26 mars à minuit, 74 588 guérisons ont été signalées au total dans la partie continentale de la Chine.

CCTV : Le Sommet extraordinaire des dirigeants du G20 sur le COVID-19 s’est tenu hier soir. Comment la Chine apprécie-t-elle les résultats de ce sommet ? Quelle signification ce sommet revêt-il pour les efforts mondiaux contre la pandémie ?

Geng Shuang : Le Sommet extraordinaire des dirigeants du G20 sur le COVID-19 s’est tenu avec succès hier soir. Il a publié une déclaration et a envoyé un signal positif indiquant que les membres du G20 travaillent ensemble pour relever les défis de la pandémie et maintenir la stabilité de l’économie mondiale.

Grâce aux efforts concertés de toutes les parties, ce sommet a abouti à des résultats importants. Premièrement, toutes les parties s’engagent à partager en temps voulu les informations, à assurer l’approvisionnement en fournitures médicales et à prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre conjointement la pandémie et sauvegarder la sécurité sanitaire publique mondiale. Deuxièmement, toutes les parties conviennent de soutenir et d’aider les pays en développement, en particulier les pays les moins développés, dans leur lutte contre la pandémie, et d’améliorer le système mondial de santé publique pour se préparer aux futures épidémies de maladies infectieuses. Troisièmement, toutes les parties s’engagent à maintenir la stabilité économique et financière mondiale, à restaurer la confiance du marché, à assurer l’emploi et le bien-être de la population et à réduire l’impact de l’épidémie sur le commerce mondial et les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Le Président Xi Jinping a assisté à ce sommet et a avancé quatre propositions. Premièrement, nous devons mener une lutte internationale déterminée contre l’épidémie de COVID-19. La Chine propose la tenue au plus tôt d’une réunion des Ministres de la Santé du G20. Deuxièmement, nous devons apporter une réponse collective et efficace en engageant des actions de contrôle et de traitement synergiques à l’échelle internationale. La Chine propose d’envisager la création de mécanismes de liaison régionaux pour les urgences de santé publique. Troisièmement, nous devons soutenir activement le rôle des organisations internationales comme l’OMS et le G20. La Chine propose d’organiser en temps opportun une réunion de haut niveau sur la sécurité sanitaire mondiale. Quatrièmement, nous devons renforcer la coordination des politiques macroéconomiques internationales afin d’éviter une récession de l’économie mondiale. La Chine continuera de mener une politique budgétaire de relance et une politique monétaire prudente, et d’accroître activement les importations et les investissements à l’étranger pour contribuer à la stabilité de l’économie mondiale.

Nous sommes prêts à travailler avec la communauté internationale pour assurer la mise en œuvre de ces résultats. Nous sommes convaincus qu’avec les efforts concertés de toutes les parties, nous pourrons vaincre cette pandémie, protéger la santé et le bien-être de nos citoyens, reprendre l’ordre normal de la production et de la vie, renforcer et approfondir la coopération entre les divers pays pour non seulement stabiliser l’économie mondiale, mais aussi réaliser une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive.

CRI : Huit pays, dont la Chine et la Russie, ont écrit une lettre au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lui demandant d’appeler à la levée des sanctions qui entravent la lutte contre le COVID-19. M. Guterres a déclaré lors du Sommet extraordinaire des dirigeants du G20 que le monde devait lutter contre le virus et a appelé à la levée des sanctions susceptibles de saper la capacité des pays à répondre à la pandémie. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

Geng Shuang : L’imposition de sanctions unilatérales en dehors du cadre de l’ONU par certains pays constitue une violation de la Charte des Nations unies et des normes fondamentales régissant les relations internationales. La Chine s’y oppose constamment.

Alors que la pandémie de COVID-19 se propage à travers le monde, il est impératif que la communauté internationale mène activement une coopération pour lutter contre la pandémie. Continuer à sanctionner les pays concernés ne fera qu’empirer les choses pour eux et va à l’encontre de l’esprit humanitaire. Cela affectera non seulement les efforts des pays concernés et de la communauté internationale pour lutter contre le virus, mais entravera également l’aide humanitaire de l’ONU et d’autres organisations internationales.

La Chine soutient l’appel du Secrétaire général Antonio Guterres et exhorte certains pays à respecter les droits et intérêts légitimes ainsi que la vie des populations touchées et à lever immédiatement toutes les sanctions unilatérales à l’encontre des pays concernés.

CNS : L’Ambassade de Chine aux Etats-Unis a récemment invité le professeur Zhang Wenhong, directeur du Département des maladies infectieuses à l’Hôpital Huashan, affilié à l’Université Fudan, à avoir une conversation en ligne avec des étudiants chinois et d’autres Chinois résidant aux Etats-Unis. Il a fourni des conseils professionnels sur la prévention du COVID-19. Pourriez-vous nous donner plus d’informations à ce sujet ?

Geng Shuang : Le gouvernement chinois accorde une attention particulière à la santé et au bien-être des citoyens chinois aux Etats-Unis. Après l’apparition de l’épidémie de COVID-19, les ressortissants chinois aux Etats-Unis ont, de leur propre initiative, fait des dons d’argent et de matériel afin de montrer leur sollicitude et leur soutien à la bataille contre l’épidémie menée dans leur mère patrie. Nous sommes profondément touchés et également fiers de la façon dont ils ont réagi. Avec la propagation rapide du virus aux Etats-Unis, le gouvernement chinois a pris et continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé des citoyens chinois aux Etats-Unis.

L’Ambassade et les Consulats de Chine aux Etats-Unis ont agi le plus tôt possible, mobilisant des ressources et prenant des mesures innovantes pour aider nos compatriotes d’outre-mer à surmonter leurs difficultés. Peu de temps avant, l’Ambassadeur Cui Tiankai a mené, par liaison vidéo, une conversation en ligne avec des étudiants chinois aux Etats-Unis au sujet de la situation de pandémie aux Etats-Unis, de leur retour en Chine et de leur emploi. De manière détaillée et approfondie, il a répondu à leurs questions sur divers sujets d’intérêt général les concernant. La conversation en ligne d’hier avec le professeur Zhang Wenhong a fourni aux ressortissants chinois aux Etats-Unis des connaissances professionnelles et scientifiques ainsi que des conseils sur l’autoprotection et la prévention de la pandémie.

Je voudrais souligner que « la diplomatie pour le peuple » est toujours le but et la mission majeure des missions diplomatiques et consulaires chinoises à l’étranger. Tout comme le drapeau rouge à cinq étoiles flotte toujours haut sur le terrain des missions diplomatiques et consulaires chinoises à l’étranger, la mère patrie sera toujours le plus puissant soutien des citoyens chinois à l’étranger.

AFP : La Chine avait déclaré que les Etats-Unis avaient provoqué la panique en interdisant en premier l’entrée des étrangers qui s’étaient rendus en Chine. Maintenant, la Chine a décidé de suspendre temporairement l’entrée des étrangers titulaires de visas et de permis de séjour valides. Quelle est votre réponse à cela ? En fait, 90% des cas importés en Chine concernent des ressortissants chinois revenant de l’étranger, alors quel genre d’effet la Chine espère-t-elle obtenir en suspendant temporairement l’entrée de la plupart des étrangers ?

Geng Shuang : Vous avez lu le communiqué publié par le Ministère des Affaires étrangères et l’Administration nationale de l’Immigration, non ? (Le journaliste a fait un signe affirmatif de tête.)

Cette mesure a été prise dans le cadre de la lutte contre le COVID-19 par référence aux pratiques de nombreux autres pays. Nous nous trouvons dans la nécessité de mettre en place une telle mesure temporaire. La Chine est prête à maintenir une communication étroite avec les autres parties pour mener à bien le travail relatif aux échanges humains dans les circonstances actuelles.

China Daily : On a appris que la Chine a récemment organisé une visioconférence sur le COVID-19 avec certains pays d’Asie de l’Ouest et d’Afrique du Nord. Pourriez-vous fournir plus de détails ?

Geng Shuang : Le 26 mars, le Ministère des Affaires étrangères et la Commission nationale de la Santé de la Chine ont organisé conjointement une visioconférence avec quelque 200 fonctionnaires et experts de la santé de 16 pays d’Asie de l’Ouest et d’Afrique du Nord, ainsi que du Conseil de coopération du Golfe. La conférence a été organisée pour présenter l’expérience de la Chine en matière de prévention et de contrôle du COVID-19. Les pays de la région ont attaché une grande importance à la conférence. Les Ministres de la Santé de l’Algérie et de la Palestine, ainsi que les Vice-Ministres de la Santé de l’Egypte, du Liban, du Koweït, du Qatar et de la Mauritanie y ont participé. Les experts chinois ont partagé leurs expériences et leurs pratiques en matière de prévention et de contrôle de la pandémie ainsi que de diagnostic et de traitement cliniques, en tenant compte des préoccupations de l’autre partie. Ils ont également répondu à plus de 60 questions. La réunion a duré plus de 3 heures et a donné de bons résultats.

Les fonctionnaires et experts des pays de la région participant à la réunion ont hautement apprécié la tenue par la Chine de cette réunion opportune, qui a fourni des informations et des conseils professionnels et précis aux pays de la région pour lutter contre l’épidémie. Toutes les parties ont salué les réalisations remarquables de la Chine dans la lutte contre la pandémie et ses contributions importantes à la sauvegarde de la sécurité sanitaire publique mondiale, exprimant leur volonté de renforcer les échanges et la coopération avec la Chine pour vaincre au plus tôt la pandémie.

La Chine, à la lumière du concept de communauté de destin pour l’humanité, continuera de renforcer les échanges d’informations et d’approfondir la coopération sur le COVID-19 avec la communauté internationale, y compris les pays d’Asie de l’Ouest et d’Afrique du Nord, de fournir une aide dans la limite de ses moyens, en fonction des besoins de ces pays, et de sauvegarder conjointement la sécurité sanitaire régionale et mondiale.

Shenzhen TV : L’Institut australien des politiques stratégiques (ASPI) a déclaré dans un récent rapport que le gouvernement chinois avait transféré des Ouïghours et d’autres minorités des « camps de rééducation » du Xinjiang vers des usines à travers le pays pour du travail forcé. La Commission exécutive du Congrès américain sur la Chine (CECC) a publié un rapport sur « les chaînes d’approvisionnement mondiales, le travail forcé et la Région autonome ouïghoure du Xinjiang ». James McGovern et Marco Rubio, coprésidents de la Commission, ont également proposé le « Projet de loi sur la prévention du travail forcé des Ouïghours ». Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

Geng Shuang : Certains politiciens américains cherchant à tirer des avantages politiques avec la rhétorique anti-Chine, ainsi que des institutions universitaires bénéficiant d’un financement américain, ont proféré de façon répétée des absurdités sur le Xinjiang. Ils ont concocté toutes sortes de fausses nouvelles, des « camps de rééducation » au « travail forcé », se sont livrés à des accusations gratuites à l’égard des politiques de la Chine concernant le Xinjiang et se sont immiscés de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine. Nous exprimons notre vif mécontentement et notre ferme opposition à cet égard.

Comme nous l’avons souligné à maintes reprises, les soi-disant « camps de rééducation » n’existent pas. Les centres d’enseignement et de formation professionnels légalement créés au Xinjiang sont une expérience et une exploration utiles des mesures préventives de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation. Cela ne diffère en rien des pratiques de nombreux autres pays dans le monde. Tous les stagiaires de ces établissements sont diplômés. En ce qui concerne la soi-disant question du « travail forcé », les départements concernés du Xinjiang ont déjà tenu une conférence de presse le 16 mars pour présenter notre position et nos points de vue, ainsi que détailler la politique de l’emploi et les progrès dans la région. Je voudrais juste souligner ce qui suit.

Premièrement, la Chine protège le droit au travail des citoyens conformément à la loi. La Chine est un Etat de droit et le droit au travail et à l’emploi est un droit fondamental conféré par la Constitution. Tous les citoyens chinois ont la liberté du travail et de l’emploi, et ils font un choix indépendant quant à savoir où aller et quoi faire. Conformément aux lois, y compris la Loi sur le travail et la Loi sur les contrats de travail, ainsi qu’aux règlements administratifs pertinents, tous les travailleurs, quels que soient leur origine ethnique, leur race, leur sexe ou leur croyance religieuse, signent des contrats avec leurs employeurs sur la base de l’égalité, du consentement libre et du consensus, stipulant leurs tâches, les conditions de travail, les heures de travail, la rémunération, les assurances sociales, le repos et les congés, entre autres droits et intérêts, dans une relation de travail protégée par la loi. C’est le cas pour les personnes de tous les groupes ethniques au Xinjiang et pour les travailleurs ailleurs en Chine, et c’est également une pratique courante dans de nombreux autres pays.

Deuxièmement, le gouvernement de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine travaille avec un sens élevé des responsabilités pour promouvoir l’emploi. Le sud du Xinjiang est une région sous-développée avec un faible degré d’industrialisation et d’urbanisation, où de nombreuses personnes sont toujours plongées dans une pauvreté extrême. De ce fait, il n’y a pas suffisamment d’opportunités d’emploi pour répondre au souhait des habitants de se débarrasser de la pauvreté grâce à l’emploi. Pour résoudre ce problème et garantir le droit au travail et à l’emploi des populations des divers groupes ethniques, les gouvernements locaux à tous les niveaux prennent des mesures actives pour aider ceux qui veulent et doivent travailler à trouver un emploi, en créant des opportunités d’emploi à proximité et en facilitant l’emploi dans d’autres parties du Xinjiang ainsi que dans les provinces et les villes chinoises jumelées pour aider le Xinjiang. Ces mesures aident les résidents locaux à sortir de la pauvreté grâce à l’emploi et à mener une vie heureuse.

Les populations de tous les groupes ethniques du Xinjiang ont bénéficié de ces mesures concrètes et adhèrent de tout cœur à ces politiques. Depuis 2018, 151 000 personnes au total ont trouvé un emploi ailleurs que dans leur ville natale. La plupart d’entre elles travaillent dans d’autres parties du Xinjiang, tandis qu’environ 14 700 personnes occupent un emploi en dehors de la région, principalement grâce à la recommandation de connaissances et de proches, ou grâce à la demande sur le marché des ressources humaines. Ceux qui travaillent en dehors du Xinjiang jouissent de bonnes conditions de travail et de vie. Ils sont libres de pratiquer leurs coutumes ethniques, leurs langues, leurs cultures et leurs croyances religieuses, et leurs droits et intérêts sont pleinement protégés. Avec un revenu annuel de 45 000 yuans, beaucoup sont sortis de la pauvreté pour mener une vie prospère et heureuse.

Troisièmement, l’intention sinistre de ceux qui orchestrent la soi-disant question du « travail forcé » est claire comme le jour. Ils tentent de priver les résidents du Xinjiang de leur droit à l’emploi, d’opprimer les entreprises chinoises, de saper la confiance des investisseurs étrangers en Chine et de salir le pays. Nous espérons que les parties concernées respecteront les faits, abandonneront les préjugés, mettront immédiatement un terme aux propos et actes erronés qui nuisent autant aux autres qu’à eux-mêmes, et cesseront de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Chine en utilisant les questions liées au Xinjiang comme prétexte. La Chine a la détermination inébranlable de défendre sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts en matière de développement. Les tentatives visant à saper la prospérité et la stabilité du Xinjiang et à contenir le développement de la Chine sont vouées à l’échec. Il est grand temps que les parties concernées arrêtent le battage médiatique malveillant au sujet des questions liées au Xinjiang, en inventant des fabulations et en inversant le noir et le blanc.

SCMP : Premièrement, le président américain a signé la Loi sur l’initiative internationale de protection et de renforcement des Alliés de Taïwan (Loi Taipei). Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Deuxièmement, le G20 a promis 5 000 milliards de dollars pour stimuler la croissance économique mondiale ; comment ses Etats membres y contribueront-ils ? Quelle sera la part de la Chine ? Dans quels domaines la Chine espère-t-elle voir ce financement dépensé ?

Geng Shuang : Concernant votre première question, la soi-disant Loi Taipei viole gravement le principe d’une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains. Elle va à l’encontre du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales et constitue une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition à cet égard.

180 pays dans le monde ont établi des relations diplomatiques avec la Chine. Les Etats-Unis ont eux-mêmes établi des relations diplomatiques avec la Chine sur la base du principe d’une seule Chine il y a 41 ans. La loi susmentionnée, cependant, appelle à empêcher d’autres Etats souverains de développer des relations normales d’Etat à Etat avec la Chine, ce qui est une logique hégémonique flagrante.

La question de Taïwan concerne la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine ainsi que les intérêts fondamentaux de la Chine. La détermination et la volonté du gouvernement et du peuple chinois de protéger leurs intérêts fondamentaux sont fermes et inébranlables.

Nous exhortons vivement les Etats-Unis à corriger leur erreur et à s’abstenir de mettre en œuvre cette loi et d’empêcher les autres pays de développer des relations avec la Chine. Sinon, la Chine répondra avec des contre-mesures résolues.

En ce qui concerne votre deuxième question, le Sommet extraordinaire des dirigeants du G20 sur le COVID-19 s’est tenu avec succès. Une déclaration a été publiée après la réunion, indiquant que le G20 injecterait plus de 5 000 milliards de dollars dans l’économie mondiale dans le cadre de politiques budgétaires ciblées, de mesures économiques et de programmes de garantie pour neutraliser l’impact social, économique et financier de la pandémie. Cette mesure a attiré beaucoup d’attention et a été saluée par la communauté internationale.

Depuis l’apparition du COVID-19, le gouvernement chinois a déployé tous ses efforts pour lutter contre l’épidémie et a mis en place une série de politiques budgétaires et financières pour stabiliser l’économie et l’emploi et assurer le bien-être de la population. Sur le plan budgétaire, les autorités compétentes chinoises à tous les niveaux ont alloué plus de 121 milliards de RMB à la prévention et au contrôle de l’épidémie, et réduiront les taxes et les frais de plus de 1 000 milliards de RMB cette année, soit environ 159,3 milliards de dollars au total. Dans le secteur financier, nous avons injecté plus de 1 300 milliards de RMB, soit environ 184,8 milliards de dollars de liquidités ainsi que de nouvelles lignes de crédit et de réescompte sur le marché. Ce que la politique budgétaire et monétaire implique représente environ 344,1 milliards de dollars au total. Ces mesures donnent des résultats positifs, soutiennent fortement la prévention et le contrôle de l’épidémie ainsi que la reprise de l’économie, et jouent un rôle important pour assurer le bon fonctionnement de la société et de l’économie.

Enfin, je voudrais souligner que les 5 000 milliards de dollars mentionnés dans la déclaration sont la somme des mesures politiques prises et à prendre par les pays du G20. Les chiffres que je viens de présenter sont également la somme des mesures prises et à prendre par la partie chinoise. Ce qui représente une part importante des efforts mondiaux pour lutter contre la pandémie et stabiliser l’économie.

Reuters : De nombreux étrangers en Chine trouvent qu’ils sont traités avec suspicion, et même avec une discrimination accrues, à mesure que l’épidémie de coronavirus se propage à l’échelle mondiale. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Geng Shuang : Je n’ai entendu aucune nouvelle ou réaction de ce genre jusqu’à présent. Ce que j’ai surtout entendu, c’est l’admiration et les éloges des étrangers en Chine pour les résultats importants obtenus en peu de temps par le gouvernement et le peuple chinois, unis en bloc dans la lutte contre l’épidémie.

Quant à la situation que vous venez de mentionner, je n’en suis pas au courant, mais je peux vous présenter notre position de principe.

La Chine attache toujours une grande importance à la santé et à la sécurité des ressortissants étrangers en Chine et protège leurs droits et intérêts légitimes conformément à la loi. C’est ce que nous disons et aussi ce que nous faisons. Dans le même temps, la Chine rejette toutes les formes de discrimination et de préjugés. Les mesures d’inspection, de quarantaine ainsi que de prévention et de contrôle mises en place par les gouvernements locaux en Chine s’appliquent autant aux citoyens chinois qu’aux ressortissants étrangers. Cela montre notre responsabilité à l’égard de ces derniers et envers la lutte mondiale contre la pandémie.

NHK : Le Président Trump a eu une conversation téléphonique avec le Président Xi Jinping aujourd’hui. Pourriez-vous communiquer plus de détails ?

Geng Shuang : Avez-vous lu le communiqué de presse publié par la partie chinoise ? (Le journaliste a fait un signe affirmatif de tête.)

Le communiqué de presse est très substantiel et détaillé, je vous recommande de le lire attentivement, car il est riche en informations.

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