Conférence de presse du 24 avril 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020/04/24

Agence de presse Xinhua : Le service de trains de fret Chine-Europe de Wuhan à Duisbourg a récemment repris ses activités régulières, livrant des fournitures médicales à l’Allemagne, ce qui signifie que tous les services ferroviaires vers l’ouest partant de la Chine sont de retour à la normale. Pourriez-vous nous donner plus de détails sur le fonctionnement du service de trains de fret Chine-Europe en période de pandémie ?

Geng Shuang : Récemment, il y a eu beaucoup d’attention et de nombreux reportages sur les trains de fret Chine-Europe. Les départements chinois concernés ont fourni des informations. Je voudrais souligner ce qui suit.

Premièrement, par rapport au transport aérien et maritime, le transport international de marchandises via le réseau ferroviaire a l’avantage d’un nombre réduit de contrôles de quarantaine du personnel et d’un fonctionnement plus sûr et plus stable. Ces avantages ont été davantage mis en évidence en période de pandémie. Au premier trimestre 2020, les trains de fret Chine-Europe ont effectué un total de 1 941 voyages et transporté 174 000 EVP de marchandises, des chiffres respectivement en hausse de 15 % et 18 % sur un an. En avril, ces chiffres continuent d’augmenter.

Deuxièmement, le service de trains de fret, en tant qu’artère de la logistique, permet à l’Europe d’acquérir rapidement des fournitures médicales et des articles de première nécessité, contribuant ainsi, de manière énergique et efficace, à la coopération dans la lutte contre l’épidémie entre la Chine, l’Europe et les pays riverains. Depuis l’éclatement de l’épidémie de COVID-19, les trains de fret ont envoyé un total de 1 440 tonnes de fournitures de lutte contre l’épidémie comprenant 448 000 unités en Italie, en Allemagne, en Espagne, en République tchèque, en Pologne, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Lituanie et dans d’autres pays, où certaines fournitures médicales ont ensuite été transférées vers d’autres pays européens.

Troisièmement, la pandémie a affaibli la logistique mondiale et le commerce mondial a connu une contraction. Dans ce contexte, le fonctionnement régulier du service de trains de fret Chine-Europe facilite la circulation transfrontalière des biens et des services ainsi que la reprise du travail et de la production, et atténue l’impact de la pandémie sur la coopération sino-européenne dans les chaînes d’approvisionnement et les chaînes industrielles. Cette nouvelle artère joue en effet son rôle dans les transports internationaux.

Quatrièmement, le service de trains de fret est un résultat important et un projet exemplaire de la coopération entre la Chine et l’Europe dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». A l’avenir, la Chine est prête à travailler avec la partie européenne pour maintenir le fonctionnement normal et ordonné du service de trains de fret et améliorer davantage sa capacité et sa rentabilité, étendre la coopération logistique transnationale avec l’Europe et d’autres pays riverains et apporter de nouvelles contributions à une réponse conjointe à la pandémie, à une meilleure coopération dans la lutte contre le COVID-19 et à une coopération de qualité dans le cadre de « la Ceinture et la Route ».

Reuters : Selon des reportages, la firme américaine de cybersécurité FireEye a déclaré que des pirates informatiques travaillant pour le gouvernement vietnamien ont tenté de s’introduire dans les comptes de messagerie du Ministère chinois de la Gestion des urgences, du gouvernement de Wuhan et d’autres départements participant à la réponse au coronavirus. Pourriez-vous confirmer cela ? Ces départements ont-ils été attaqués ? Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : Les cyberattaques sont une menace commune à tous les pays. Dans le contexte où le COVID-19 se propage à travers le monde, les cyberattaques contre les départements luttant contre la pandémie doivent sans aucun doute être condamnées par les populations du monde entier. Cela démontre une fois de plus l’importance et l’urgence de renforcer la coopération entre les divers pays pour sauvegarder conjointement la cybersécurité.

En tant que victime majeure des cyberattaques, la Chine est prête à renforcer le dialogue et la coopération avec les autres parties pour faire face conjointement aux menaces de cybersécurité, préserver la paix et la stabilité dans le cyberespace et bâtir une communauté de destin dans le cyberespace.

Beijing Daily : Le Secrétaire d’Etat américain Pompeo a déclaré à la presse le 22 avril que l’OMS avait besoin d’une solution structurelle pour corriger ses défauts, avertissant que Washington pourrait exiger un changement de direction et pourrait ne jamais reprendre sa contribution au financement de l’organisation. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : Les Etats-Unis ont sali et attaqué l’OMS sans aucune base factuelle. Leurs tactiques de pression et d’intimidation ne feront que désapprouver davantage la communauté internationale.

Depuis l’apparition du COVID-19, dirigée par le Directeur général Tedros, l’OMS s’acquitte activement de ses fonctions de manière objective, équitable et scientifique et joue un rôle important dans la coordination des efforts internationaux pour lutter contre le COVID 19. Soutenir l’OMS revient à maintenir le multilatéralisme et à sauvegarder le rôle et l’autorité de l’ONU. En fait, depuis un certain temps, les dirigeants de nombreux pays, dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon, ainsi que les responsables d’organisations internationales, dont l’ONU, ont tous exprimé leur soutien à l’OMS. L’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution, et le Mouvement des pays non alignés ainsi que « le Groupe des 77 et la Chine » ont publié des déclarations pour saluer et soutenir le rôle moteur de l’OMS, dirigée par le Directeur général Tedros, dans la lutte contre la pandémie. Dans la déclaration du récent Sommet extraordinaire des dirigeants du G20, les pays membres ont souligné qu’ils soutiennent pleinement et s’engagent à renforcer davantage le mandat de l’OMS dans la coordination de la lutte internationale contre la pandémie. Tous ces faits témoignent d’une position et d’une aspiration communes de la communauté internationale.

Quant à la suspension par les Etats-Unis de leur contribution au financement de l’OMS, nous avons donné à plusieurs reprises la réponse de la Chine. Ici, je voudrais souligner que les membres de l’OMS sont juridiquement tenus de payer leurs contributions, donc la suspension par les Etats-Unis de leur contribution constitue une violation fondamentale de leurs devoirs en tant que membre de l’OMS, portera une grave atteinte à la coopération internationale en matière de lutte contre la pandémie et entraînera probablement de graves conséquences. Cela affectera tous les pays, y compris les Etats-Unis, et en particulier ceux dont les systèmes de santé sont vulnérables.

Les Etats-Unis considèrent que l’OMS devrait obéir à leurs ordres, car ils en sont le plus gros contributeur. C’est la mentalité hégémonique typique. A l’heure actuelle, en soutenant l’OMS, nous serions en mesure de sauver plus de vies et de contenir la propagation du virus. Il s’agit d’un consensus partagé par la majorité des pays et d’un choix naturel de toute personne de conscience. En Chine, nous disons qu’une cause juste bénéficie toujours d’un large soutien, tandis qu’une cause injuste en trouvera peu. Nous espérons que les Etats-Unis ne choisiront pas d’être du côté opposé de la communauté internationale.

RIA Novosti : Selon des reportages, dans sa stratégie de restauration de l’avantage concurrentiel de l’énergie nucléaire aux Etats-Unis, le Département américain de l’Energie a déclaré que la partie américaine pénétrerait les marchés actuellement dominés par les entreprises d’Etat russes et chinoises et retrouverait sa position de leader mondial en matière d’exportation des technologies avancées de l’énergie nucléaire. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : J’ai pris note de ce rapport. Il affirme également que la Chine et la Russie n’ont pas appliqué les mêmes normes élevées de non-prolifération que celles des Etats-Unis dans leur coopération en matière d’énergie nucléaire avec l’étranger, et ont même utilisé des normes plus faibles comme argument de vente. Ce n’est pas vrai.

Ces dernières années, les Etats-Unis ont sali et opprimé la coopération nucléaire normale des autres pays avec toutes sortes de prétextes. Certains hauts fonctionnaires de la partie américaine ont même déclaré publiquement que la coopération nucléaire devrait être utilisée comme un outil géopolitique. La Chine s’oppose fermement à cette pratique erronée consistant à politiser la coopération nucléaire et n’acceptera jamais les allégations sans fondement contenues dans ce rapport.

La Chine s’efforce toujours de promouvoir, avec une attitude responsable, les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire dans le monde. Nous continuerons à respecter strictement les obligations internationales en matière de non-prolifération et poursuivrons la coopération en matière d’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire avec d’autres pays sur la base du respect mutuel et des avantages mutuels, afin de contribuer activement au développement durable mondial.

The Paper : Le Secrétaire d’Etat américain Pompeo a déclaré hier que les premiers cas de COVID-19 avaient été connus par le gouvernement chinois peut-être en novembre dernier, et certainement à la mi-décembre. Ils ont tardé à en informer les autres dans le monde, y compris l’Organisation mondiale de la Santé. Quelle est la réponse de la Chine à ses remarques ?

Geng Shuang : M. Pompeo ne doit pas croire qu’il pourrait facilement rejeter la faute sur n’importe qui en ajoutant le mot « peut-être ». Ses remarques dénuées de tout fondement visent uniquement à rejeter la faute sur les autres et vont à l’encontre du consensus international.

La Chine lutte contre le COVID-19 de manière ouverte, transparente et responsable. Nous avons, sans délai, signalé l’épidémie à l’OMS, partagé la séquence du génome du virus avec le reste du monde et mené une coopération internationale pour contenir le virus.

Nous avons détaillé, sous forme de chronologie, les principaux faits : la Chine communique à temps les informations sur l’épidémie, partage ses expériences en matière de prévention et de contrôle de l’épidémie et fait avancer la coopération internationale dans la prévention et le contrôle de l’épidémie depuis la fin décembre de l’année dernière. Ici, je voudrais réaffirmer certaines dates importantes.

Le 27 décembre de l’année dernière, le Dr Zhang Jixian a signalé des cas suspects. Elle est directrice du Département des soins respiratoires et critiques de l’Hôpital de médecine traditionnelle chinoise et occidentale intégrée du Hubei.

Le 29 décembre, la Commission provinciale de la Santé du Hubei et la Commission municipale de la Santé de Wuhan ont chargé les centres de contrôle et de prévention des maladies et les hôpitaux concernés de mener des enquêtes épidémiologiques.

Le 30 décembre, la Commission municipale de la Santé de Wuhan a adressé un avis urgent aux institutions sanitaires et médicales locales sur le traitement de la pneumonie de cause inconnue.

Le 31 décembre, la Commission nationale de la Santé a envoyé un groupe de travail et un groupe d’experts à Wuhan pour offrir des conseils sur la gestion de l’épidémie et enquêter sur le terrain. Le même jour, la Commission municipale de la Santé de Wuhan a commencé à publier des informations sur l’épidémie.

Le 3 janvier 2020, la Chine a commencé à communiquer régulièrement des informations sur l’épidémie à l’OMS et aux pays et régions concernés, y compris les Etats-Unis.

Les 20 et 21 janvier, une délégation de l’OMS a effectué une visite sur le terrain à Wuhan.

Du 16 au 24 février, la mission conjointe Chine-OMS, comprenant deux experts américains, a effectué une visite de neuf jours en Chine.

Le 12 mars, la Chine et l’OMS ont organisé une séance d’information internationale sur l’expérience de la Chine en matière de prévention et de contrôle du COVID-19. Des représentants de l’Ambassade des Etats-Unis en Chine ont assisté à la séance d’information sur invitation.

Le 29 mars, les CDC chinois et américain ont tenu une visioconférence pour partager des informations sur l’épidémie et des expériences en matière de prévention et de contrôle.

Nous pouvons tirer une conclusion claire de la chronologie ci-dessus, selon laquelle, depuis l’apparition de l’épidémie, la Chine partage à temps les informations et mène activement une coopération, ce qui est incontestable. Remettre en question gratuitement la transparence de la Chine pour des motifs politiques est un manque total de respect envers les efforts et les sacrifices énormes du peuple chinois pour prévenir et contrôler l’épidémie.

Nous espérons que quelqu’un aux Etats-Unis pourra respecter les faits, la science et le consensus international, et arrêter de diffamer les autres pays. Il devrait comprendre que la tâche la plus urgente pour les Etats-Unis est de se concentrer sur la maîtrise de la propagation du virus dans le pays et de renforcer la coopération internationale dans la lutte contre la pandémie, plutôt que de brouiller les cartes pour rejeter la faute.

Shenzhen TV : Selon un reportage de l’Australian Financial Review, bien que le premier cas de COVID-19 signalé en Australie provienne de la ville chinoise de Wuhan, la dernière étude génétique a montré que les premiers cas australiens provenaient peut-être aussi des Etats-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

Geng Shuang : Ce reportage montre une fois de plus que l’origine et les voies de transmission du nouveau coronavirus sont une question scientifique complexe qui devrait faire l’objet de recherches par les scientifiques et les experts médicaux. En attendant une conclusion claire de la communauté scientifique, il est profondément irresponsable de la part de non-professionnels de tirer des conclusions, car cela ne fera aucun bien à la coopération internationale dans la lutte contre le virus.

Les maladies infectieuses ne respectent aucune frontière et ne font pas de distinction entre les races. Elles sont l’ennemi commun de toute l’humanité. La communauté internationale ne pourra les vaincre qu’en conjuguant les efforts pour y répondre. La Chine continuera de travailler main dans la main avec les autres pays afin de s’entraider les uns les autres pour remporter cette lutte commune contre la pandémie.

China Daily : Selon des médias comme CNN et le New York Times, les études de plusieurs institutions comme la Northeastern University montrent que l’épidémie de COVID-19 s’est propagée sans être détectée à New York, Boston, San Francisco, Chicago et Seattle au début de cette année. Selon les estimations, il y a pu y avoir environ 28 000 infections au 1er mars, alors que le décompte officiel des cas confirmés n’était que de 23. On constate cet énorme fossé entre ces deux chiffres. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

Geng Shuang : Nous avons également noté ces récents reportages selon lesquels certains Américains ont contracté le nouveau coronavirus il y a longtemps. Mais je pense que c’est le gouvernement américain qui devrait répondre à votre question.

CCTV : Les experts médicaux envoyés par le gouvernement chinois au Kazakhstan sont revenus le 23 avril. Pourriez-vous nous présenter leur travail au Kazakhstan ? Quelle aide la Chine a-t-elle fournie ?

Geng Shuang : L’équipe médicale au Kazakhstan a été organisée par la Commission nationale de la Santé et était composée de professionnels sélectionnés par la Commission de la Santé de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang. Il s’agissait de la première équipe médicale envoyée en Asie centrale par le gouvernement chinois.

Au cours des deux dernières semaines, les experts médicaux ont travaillé en première ligne à Nursultan, Karaganda et Almaty, visité des dizaines d’établissements médicaux, des universités et des laboratoires, organisé des séances de conseil et de formation pour des dizaines de milliers de personnels médicaux du Kazakhstan et partagé leur expérience sans la moindre réserve. Une grande partie de leurs conseils a été adoptée par la partie kazakhe.

Leur action et leur professionnalisme reflètent les relations de bon voisinage et d’amitié entre la Chine et le Kazakhstan et laissent derrière eux un épisode émouvant de la lutte conjointe des deux parties contre le virus. Le gouvernement et le peuple kazakhs ont fait l’éloge de l’équipe, le Premier ministre kazakh Mamin a envoyé une lettre de remerciements au Premier ministre Li Keqiang et le Ministère kazakh de la Santé a remis hier des médailles aux experts.

Pendant leur séjour au Kazakhstan, les experts médicaux ont coopéré étroitement avec les missions diplomatiques et consulaires chinoises là-bas et ont organisé deux visioconférences avec des ressortissants chinois au Kazakhstan pour répondre à leurs questions, leur donner des conseils sur la façon de prévenir l’épidémie et sur la quarantaine à domicile, et leur transmettre la sollicitude et la chaleur de la patrie.

Les pays d’Asie centrale sont des voisins, amis et partenaires stratégiques de la Chine. La Chine suit de près la situation dans les pays de la région et est prête à continuer de les aider autant que possible. Les experts médicaux envoyés au Kazakhstan ont achevé leur mission et les équipes en Ouzbékistan et au Kirghizistan travaillent toujours sur le terrain. A la lumière du concept de communauté de destin pour l’humanité, la Chine continuera à renforcer le soutien mutuel avec les pays d’Asie centrale, à approfondir la coopération médicale et sanitaire et à renforcer la confiance et les capacités pour vaincre le virus au plus tôt.

China News Service : Le 22 avril, un vol charter de Royal Brunei Airlines a transporté des employés chinois de Hengyi Industries Sdn Bhd à Brunei pour reprendre le travail. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Geng Shuang : A l’heure actuelle, tout en normalisant la prévention et le contrôle de l’épidémie, la Chine promeut de manière globale la reprise de la production au maximum de sa capacité, et offre activement des conseils et une aide aux entreprises chinoises pour maintenir le fonctionnement normal de leurs projets à l’étranger. Le projet de raffinerie de pétrole et de pétrochimie de Hengyi est un projet majeur de la coopération Chine-Brunei dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Les deux parties ont pris conjointement des dispositions pour que les employés chinois retournent à Brunei. Ceci démontre pleinement la volonté positive des deux pays de lutter conjointement contre la pandémie et de promouvoir la coopération, et est propice au développement économique et social durable des deux pays.

La Chine est prête à travailler avec les autres pays pour lutter activement contre la pandémie, renforcer la coopération internationale et ne ménager aucun effort pour maintenir la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales, afin de minimiser l’impact négatif de la pandémie sur l’économie mondiale.

Beijing Youth Daily : Le Los Angeles Times et d’autres journaux ont récemment publié un commentaire disant que les Etats-Unis sont au cœur d’une urgence nationale sans précédent, mais que les politiciens américains s’affairent à blâmer la Chine et à rejeter les responsabilités. L’article estime que, face à la pandémie, la récrimination et la politisation ne serviront à rien. C’est le moment pour le gouvernement américain de se concentrer sur la lutte contre le virus. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

Geng Shuang : J’ai lu cet article. Je pense que cela reflète l’opinion du peuple américain.

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