Conférence de presse du 29 juin 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2020/06/29

CCTV : Les États-Unis ont récemment annoncé l'imposition de restrictions de visas à certains fonctionnaires chinois pour les questions liées à Hong Kong. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

Zhao Lijian : La législation sur la sécurité nationale pour Hong Kong est une affaire intérieure de la Chine, et aucun pays étranger n'a le droit d'y intervenir. Le gouvernement chinois est fermement résolu à sauvegarder la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts en matière de développement, à mettre en œuvre le principe d'« un pays, deux systèmes » et à s'opposer à l'ingérence de toute force extérieure dans les affaires de Hong Kong. Les tentatives des États-Unis d'entraver l'avancement de la législation chinoise sur la sécurité nationale pour Hong Kong par de prétendues sanctions ne réussiront jamais.

Face à l'acte erroné de la part des États-Unis, la Chine a décidé d'imposer des restrictions aux visas aux individus américains ayant des agissements pervers sur les questions liées à Hong Kong.

China Daily : Le Sénat américain a récemment adopté le « projet de loi sur l'autonomie de Hong Kong » et une résolution relative à Hong Kong, accusant la Chine de faire progresser la législation sur la sécurité nationale pour Hong Kong, et menaçant de sanctionner des individus, des entités et des institutions financières chinoises. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le Sénat américain, au mépris total de la position solennelle de la Chine, a tenu à examiner et adopter le projet de loi négatif concernant Hong Kong. Il s'agit d'un dénigrement vicieux de la législation sur la sécurité nationale pour Hong Kong, d'une grave ingérence dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine et d'une violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales. La Chine s'y oppose fermement et a effectué des représentations solennelles auprès des États-Unis.

La législation sur la sécurité nationale pour Hong Kong vise à sauvegarder la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts de développement de la Chine, à assurer une paix durable, la stabilité et la prospérité à Hong Kong et la mise en œuvre régulière et durable du principe d'« un pays, deux systèmes ». Les affaires de Hong Kong sont les affaires intérieures de la Chine, aucun pays étranger n'a le droit d'y intervenir. Le gouvernement chinois est fermement déterminé à défendre la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts en matière de développement, à mettre en œuvre le principe d'« un pays, deux systèmes » et à s'opposer à toute ingérence extérieure dans les affaires de Hong Kong. Peu importe comment les forces séparatistes provoquant des troubles à Hong Kong claironnent à leur guise, ou comment les forces extérieures anti-chinoises exercent des pressions, elles ne parviendront pas à arrêter la détermination et les actions de la Chine pour faire avancer la législation sur la sécurité nationale pour Hong Kong. Leurs tentatives sont vouées à l'échec. Cette résolution n'est qu'une feuille de papier bonne à jeter à la poubelle.

Nous exhortons les États-Unis à bien appréhender la situation et à cesser immédiatement de se mêler des affaires de Hong Kong et des affaires intérieures de la Chine de quelque manière que ce soit. Ils ne doivent ni faire avancer ni mettre en œuvre le projet de loi négatif concernant Hong Kong, encore moins imposer des sanctions contre la Chine sous ce prétexte. Sinon, la Chine réagira fermement avec de fortes contre-mesures. Et les États-Unis en supporteront toutes les conséquences.

Beijing Youth Daily : Qu'attend la Chine des prochaines consultations entre les hauts responsables de la Chine et de l'ASEAN qui auront lieu bientôt ?

Zhao Lijian : Les 26e consultations entre les hauts responsables de la Chine et de l'ASEAN se tiendront le 1er juillet par liaison vidéo. Le Ministre assistant des Affaires étrangères Chen Xiaodong, à la tête de la délégation chinoise, participera aux consultations, qu'il coprésidera avec un haut responsable philippin chargé des affaires de l'ASEAN, les Philippines étant l'actuel pays coordinateur des relations Chine-ASEAN.

Depuis la survenue de l'épidémie de COVID-19, la Chine et les pays de l'ASEAN, fidèles à l'idée de communauté de destin, se sont prêté soutien pour lutter contre la pandémie. Le Président Xi Jinping a eu des entretiens téléphoniques ou des échanges de messages ou de lettres avec les dirigeants de nombreux pays de l'ASEAN, pour conduire la coopération régionale contre la pandémie. Nous avons tenu avec succès le Sommet extraordinaire de l'ASEAN-Chine-Japon-République de Corée (10 + 3) et la réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères Chine-ASEAN pour approfondir la coopération régionale contre l'épidémie et envoyer un message positif de solidarité pour surmonter les difficultés, ce qui a pleinement démontré la dimension stratégique des relations Chine-ASEAN.

À présent, la Chine et l'ASEAN restent confrontées à des tâches difficiles pour lutter contre la pandémie, stabiliser l'économie et garantir le niveau de vie de la population. La Chine espère, à travers ces consultations, discuter de manière approfondie avec les autres parties de la coopération anti-épidémique coordonnée et du développement socio-économique dans le contexte de la prévention et du contrôle permanents, œuvrer pour de nouveaux progrès de la coopération Chine-ASEAN et apporter une nouvelle contribution à la stabilité et au développement de la région.

CNR : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo, dans une déclaration du 24 juin, a fustigé les engagements de la Chine envers les pays africains faits lors du Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre le COVID-19, affirmant que le PCC a dissimulé au monde la vérité sur l'épidémie et a créé des charges de la dette insoutenables pour les pays africains. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Pompeo a fait des remarques au mépris des faits fondamentaux, attaqué et calomnié la Chine sans aucun fondement. La Chine s'y oppose fermement.

Depuis la survenue de COVID-19, la Chine a toujours agi dans un esprit ouvert, transparent et responsable. Nous avons communiqué en temps utile à l'OMS et aux pays et régions concernés, y compris les États-Unis, les informations sur la situation épidémique, partagé la séquence génétique du virus, répondu activement aux préoccupations des différentes parties et renforcé la coopération avec toutes les parties. La Chine a fait gagner du temps à la lutte mondiale contre l'épidémie et y a apporté une importante contribution.

L'Afrique et la Chine sont de bons frères étroitement solidaires. Nous travaillons de concert dans la lutte commune contre le COVID-19 en partageant heurs et malheurs. Lors du Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre le COVID-19, qui s'est tenu récemment avec succès par liaison vidéo, le Président Xi Jinping a annoncé une série d'initiatives et de propositions importantes qui ont été bien accueillies par les pays africains. L'épidémie de COVID-19 a asséné un choc violent à l'économie mondiale et a lancé de sérieux défis aux pays africains. La Chine entend travailler de concert avec la communauté internationale pour intensifier son soutien aux pays africains et promouvoir activement la mise en œuvre de l'initiative de suspension du service de la dette par le G20. Certains pays africains ont demandé une telle suspension à la Chine. Nous intensifions les consultations sur des questions spécifiques et pour aider les pays africains à réduire leur charge de la dette et à surmonter les difficultés.

Nous espérons que les États-Unis se concentreront sur la prévention et le contrôle de l'épidémie dans leur pays et contribueront également à la lutte mondiale contre le COVID-19 par des actions concrètes, au lieu d'attaquer et de salir les efforts anti-épidémiques des autres pays pour endiguer et propager le « virus politique ». La communauté internationale, y compris les pays africains, voit clairement qui aide vraiment l'Afrique et qui politise le problème de la dette. Toute tentative de semer la discorde entre la Chine et l'Afrique est vaine et vouée à l'échec.

Shenzhen TV : Le 24 juin, le Conseiller du président américain pour les affaires de la sécurité nationale, Robert O'Brien, a critiqué la Chine sur un large éventail de questions dans un discours. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le discours que vous avez mentionné, plein de mensonges politiques, critique sans raison la politique intérieure et étrangère de la Chine et tente de semer la discorde dans les relations entre le PCC et le peuple chinois. La Chine s'y oppose fermement et exprime sa condamnation à ce sujet.

Depuis la création de la République populaire de Chine il y a 71 ans, le peuple chinois, sous la direction du PCC, a trouvé une voie de développement s'adaptant aux réalités nationales du pays et a réalisé de grands progrès remarquables et remarqués. Ce sont des faits au vu et au su de tous. Les remarques de ce politicien américain sur la Chine, en violation des faits fondamentaux et des normes fondamentales régissant les relations internationales, révèlent sa mentalité profondément enracinée dans la guerre froide et ses préjugés idéologiques. Fermant les yeux sur les différents problèmes graves existant dans le pays, les États-Unis critiquent les autres pays avec force gestes autoritaires, dans le but de détourner l'attention des Américains et de dissimuler leurs propres problèmes. Le peuple chinois et la communauté internationale voient clairement ce qu'ils font.

Nous exhortons les États-Unis à corriger immédiatement leurs erreurs, à cesser de faire des remarques erronées sur la Chine, et à cesser de saper les relations bilatérales, la confiance mutuelle et la coopération entre les deux pays.

Agence de presse Xinhua : Le Président de la Commission électorale du Malawi a annoncé, le 27 juin, que Lazarus Chakwera, chef du Parti du Congrès du Malawi, avait été élu nouveau Président avec environ 59% des voix. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ? Allez-vous le féliciter ?

Zhao Lijian : La Chine est heureuse de voir le déroulement de l'élection présidentielle dans d'heureuses conditions au Malawi. Nous respectons le choix du peuple malawien et félicitons M. Chakwera d'avoir remporté la présidentielle. Depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques en 2007, la Chine et le Malawi ont connu un développement rapide et régulier des relations bilatérales. Nous sommes prêts à travailler avec le nouveau gouvernement et les différents milieux du Malawi pour promouvoir un développement continu des relations entre les deux pays.

Beijing Media Network : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a de nouveau ouvertement critiqué la Chine d'avoir caché la vérité sur le COVID-19, l'accusant d'aller à l'encontre de sa promesse de placer le peuple et la vie au centre de toutes les préoccupations. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

Zhao Lijian : Face à l'épidémie de COVID-19, la Chine et les États-Unis ont apporté deux réponses radicalement différentes. La Chine donne la priorité à la vie. Elle a suspendu le fonctionnement socio-économique, mis en application le confinement et d'autres mesures pour protéger la vie et la santé du peuple chinois ; elle a suivi les recommandations scientifiques de l'OMS, et mis en pratique des mesures fondées sur la science pour endiguer la transmission du virus et sauver les vies à tout prix. Elle n'a ménagé aucun effort pour traiter les patients, d'une personne de 108 ans à un bébé de 30 heures à peine. La lutte contre l'épidémie de COVID-19 a donné des résultats manifestes en Chine. En revanche, les États-Unis, sans hésiter à minimiser l'épidémie, sans respecter la science, vont jusqu'à rejeter les responsabilités sur d'autres pays, ce qui a provoqué la flambée de l'épidémie, endommagé gravement la vie et la santé de la population, plongé l'économie dans la récession et provoqué des troubles sociaux. Selon les statistiques réalisées par des médias américains en mai dernier, plus d'un tiers des décès causés par le COVID-19 dans 31 États américains étaient comptabilisés dans des maisons de retraite.

Le gouvernement chinois place la population et la vie au centre de ses préoccupations. La réponse qu'il a donnée contre le COVID-19 peut résister à l'épreuve du temps et de l'histoire. Nous avons présenté maintes fois, sous forme de calendrier, les mesures efficaces et les résultats obtenus, et avons publié un livre blanc intitulé « Combattre le COVID-19 : la Chine en action », qui a retracé le chemin parcouru par le peuple chinois dans la lutte contre l'épidémie. Malgré les résultats stratégiques majeurs que nous avons obtenus, nous poursuivons nos efforts sans relâche, et agissons rapidement pour contenir les nouveaux cas d'infection. Après l'apparition de contaminations groupées dans le marché de Xinfadi à Beijing, les départements concernés se sont mis rapidement à lutter contre l'épidémie. Des équipes de quarantaine et de test ont été constituées immédiatement et des tests d'acide nucléique ont été effectués sur une grande échelle. Au 28 juin, quelque 8,3 millions d'échantillons avaient été prélevés et près de 7,7 millions de tests avaient été effectués. Grâce à une multitude de mesures, la situation a été rapidement maîtrisée.

Tandis qu'aux États-Unis, le nombre de cas confirmés avoisine 2,54 millions de personnes, avec environ 130 000 décès, ce qui signifie qu'il y a 387 décès par million de personnes. Ces chiffres sont respectivement 30, 27 et 129 fois plus élevés qu'en Chine. Le directeur du CDC américain, Redfield, a déclaré que le nombre réel de personnes infectées par le COVID-19 aux États-Unis pourrait être plus de 10 fois supérieur au nombre de cas confirmés jusqu'à présent, soit plus de 20 millions de personnes. Récemment, les États-Unis ont connu un fort rebond de l'épidémie. Le 27 juin, le nombre de cas confirmés en une journée aux États-Unis a dépassé le cap des 44 000, un nouveau record. Cela montre qu'il est inutile que les États-Unis cherchent à rejeter les responsabilités sur d'autres pays. La réponse saute aux yeux pour savoir si c'est la Chine ou les États-Unis qui met le peuple et la vie au centre des préoccupations.

Quant à la déclaration arrogante de Pompeo selon laquelle la Chine a caché la vérité sur l'épidémie, nous laissons les faits parler d'eux-mêmes. Toute personne sur Terre sait qu'il n'y avait qu'un seul cas confirmé publiquement aux États-Unis le 23 janvier, le jour du confinement de la ville de Wuhan. Il y avait 11 cas confirmés selon les statistiques officielles américaines le 2 février, lorsque les États-Unis ont fermé leur frontière à la Chine. Selon des reportages publics, les statistiques du Canada, de la France, de la Russie, de l'Australie, de Singapour, du Japon et d'autres pays montrent que la grande majorité des cas dans ces pays ne proviennent pas de la Chine. Au contraire, selon l'article « Pourquoi les États-Unis exportent-ils le nouveau coronavirus ? » récemment publié par le « New York Times », les États-Unis, avec le plus grand nombre de cas confirmés de COVID-19 dans le monde, expulsent continuellement des milliers d'immigrants illégaux, dont beaucoup ont contracté le COVID-19. Fin avril, le gouvernement du Guatemala a signalé que près d'un cas sur cinq de contamination par le COVID-19 dans le pays était lié à des personnes expulsées du territoire américain, et que sur 76 personnes expulsées, 71 avaient été testées positives au nouveau coronavirus.

Pays le plus développé et doté des technologies médicales les plus sophistiquées au monde, les États-Unis ont si mal réagi à l'épidémie que cela est incompréhensible et donne matière à de profondes réflexions. Nous sommes attristés par la perte de tant de vies emportées par l'épidémie aux États-Unis et nous saluons les personnels soignants américains qui travaillent pour sauver les vies et endiguer l'épidémie. Nous souhaitons sincèrement au peuple américain une victoire rapide contre l'épidémie. Nous exhortons à nouveau Pompeo et d'autres politiciens américains à donner le plus vite possible la priorité absolue à la lutte contre l'épidémie et au sauvetage de vies, à cesser de mettre les intérêts égoïstes politiques au-dessus de la vie de la population, à respecter les faits et la science, et à cesser de dire des bêtises et de tromper le monde.

Global Times : Le « Global Times » a rapporté aujourd'hui que l'Australie mène depuis longtemps des activités d'espionnage en Chine, y compris l'installation en Chine de bureaux de renseignement, l'installation d'appareils d'écoute à l'intérieur de l'ambassade de Chine à Canberra, des activités d'espionnage menées par des individus ayant le statut de diplomates et des activités incitant à la défection de ressortissants chinois, ce qui a gravement menacé la sécurité nationale de la Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai lu le reportage en question. Je tiens à souligner les points suivants.

Premièrement, l'Alliance de renseignements Five Eyes, en violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, s'est engagée depuis longtemps dans le cyberespionnage, l'écoute et la surveillance de gouvernements, d'entreprises et de particuliers étrangers. Ce n'est un secret pour personne. Et l'Australie, un membre important des Five Eyes, s'adonne toujours à mener des activités d'espionnage et de renseignements dans les pays concernés. Je crains que ce que le « Global Times » a révélé cette fois ne soit que la « partie émergée de l'iceberg ».

Deuxièmement, certaines personnes et certains médias en Australie se passionnent pour inventer des histoires sensationnelles d'« espionnage chinois » et d'« infiltration chinoise », mais ils n'ont jamais pu justifier une seule de ces histoires avec des preuves solides. En revanche, les preuves irréfutables abondent pour montrer que l'Australie mène des activités d'espionnage en Chine. L'Australie, d'une part, vole des informations et des données d'autres pays, mettant en danger la souveraineté et la sécurité d'autres pays ; d'autre part, en se faisant passer pour victime, elle répand des rumeurs et attise la confrontation en mettant en scène la farce du voleur criant au voleur. Elle a depuis longtemps dépassé le seuil de tolérance. Ces individus auront des comptes à rendre au peuple chinois et aux peuples du monde entier.

Troisièmement, la Chine poursuit fermement la voie du développement pacifique et la stratégie d'ouverture gagnant-gagnant, œuvre à développer des relations d'amitié et de coopération avec d'autres pays sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique et à promouvoir la construction d'une communauté de destin pour l'humanité. La coopération menée par la Chine dans diverses parties du monde est largement saluée par les peuples des différents pays. Nous n'avons pas besoin d'interférer dans les affaires intérieures d'autres pays, et nous n'avons aucun intérêt à le faire non plus. Dans le même temps, le gouvernement chinois a la détermination inébranlable de sauvegarder la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts en matière de développement, et de s'opposer à l'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine par toute force extérieure. Nous exhortons certains individus en Australie à abandonner la mentalité de la guerre froide et les préjugés idéologiques, à être honnêtes dans leur comportement et à tenir moins de propos infondés. Ils devraient apporter une énergie positive à la paix et à la stabilité mondiales et à la confiance et à la coopération mutuelles entre les pays.

Associated Press of Pakistan : Selon des reportages, plusieurs hommes armés ont attaqué la Bourse du Pakistan à Karachi aujourd'hui. Et selon la police, quatre assaillants ont été tués. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine condamne les attentats terroristes sous toutes leurs formes. Nous présentons nos condoléances pour le décès des victimes innocentes et notre sympathie aux familles endeuillées et aux blessés. La Chine s'oppose fermement au terrorisme sous toutes ses formes et soutient les efforts du Pakistan visant à lutter contre le terrorisme et à préserver la sécurité et la stabilité nationales.

CRI : Le Parti populaire au pouvoir en Mongolie a gagné les élections législatives. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine a noté le bon déroulement des élections législatives en Mongolie. La Chine et la Mongolie sont de bons voisins liés par des montagnes et des rivières. Nous souhaitons voir la Mongolie jouir de la stabilité politique, de l'harmonie sociale, du développement économique et de bonnes conditions de vie de la population. Actuellement, les relations sino-mongoles connaissent un bon élan de développement. Nous sommes prêts à travailler avec la Mongolie pour consolider et renforcer sans discontinuer la confiance politique mutuelle, renforcer la coopération pragmatique pour lutter conjointement contre l'épidémie de COVID-19 et promouvoir les projets de l'initiative « la Ceinture et la Route », et faire avancer le partenariat stratégique global Chine-Mongolie à des niveaux toujours plus élevés.

Reuters : Vous venez de dire que la Chine a décidé d'imposer des restrictions sur les visas aux personnels américains qui ont eu des agissements pervers sur les questions liées à Hong Kong. Est-ce une nouvelle mesure ? Pouvez-vous donner plus de détails à ce sujet ?

Zhao Lijian : C'est bien entendu une nouvelle mesure. Comme je viens de le dire, la Chine a décidé d'imposer des restrictions aux visas pour les individus américains ayant des comportements pervers sur les questions liées à Hong Kong. Quant à savoir de qui il s'agit, je suis sûr que ceux qui sont concernés le savent très bien.

Kyodo News : Suite aux restrictions aux visas imposées aux personnels américains, j'aimerais savoir si les responsables américains seront inclus.

Zhao Lijian : Comme je l'ai déjà dit clairement, la Chine a décidé d'imposer des restrictions aux visas pour les individus américains ayant des comportements pervers sur les questions liées à Hong Kong. Quant à savoir de qui il s'agit, je suis sûr que ceux qui sont concernés le savent très bien.

Reuters : La police et les services de renseignements de l'Australie ont fait une perquisition vendredi au domicile et au bureau du législateur Shaoquett Moselmane. Cela fait partie d'une enquête sur l'ingérence étrangère qui se concentre sur la Chine. M. Moselmane a déclaré qu'il n'était pas suspect. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note des reportages concernés. Nous n'avons aucun commentaire à faire au sujet des affaires intérieures de l'Australie. Je tiens à souligner que, depuis un certain temps, des politiciens australiens semblent être dominés par la phobie et la paranoïa à l'égard de la Chine au point de perdre tout sens de la raison et de la justice. Sous couvert de « valeurs », ils font du tapage autour de la Chine et portent souvent des accusations sans fondement contre la Chine dans leur politique intérieure, stigmatisent et diabolisent les échanges et la coopération normaux avec la Chine, et empoisonnent l'atmosphère des relations bilatérales. Ce comportement est totalement non constructif et irresponsable. La Chine s'y oppose fermement.

La Chine est attachée au développement des relations avec d'autres pays sur la base du respect mutuel et de la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures. L'ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays ne fait pas partie des « gènes » de la diplomatie chinoise et une telle étiquette ne doit jamais être apposée sur la Chine. Nous exhortons la partie australienne à abandonner la mentalité de la guerre froide et les préjugés idéologiques, à envisager le développement de la Chine de façon objective et rationnelle, et à faire davantage pour renforcer la confiance mutuelle sino-australienne et la coopération mutuellement avantageuse entre les deux pays.

Suggest To A Friend
  Print