Conférence de presse du 28 janvier 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/01/28

CCTV : Le 27 janvier, le Secrétaire d'État américain Antony Blinken et l'Envoyé spécial du Président américain pour le climat John Kerry ont déclaré, à différentes occasions, que les États-Unis souhaitaient coopérer avec la Chine sur le changement climatique. En plus, Kerry a déclaré qu'il était évident que les États-Unis ont de sérieuses et nombreuses divergences avec la Chine, mais aucune d'entre elles ne ferait l'objet d'un échange pour négocier avec la Chine sur le changement climatique. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le changement climatique est un défi commun pour toute l'humanité et met en jeu notre avenir, et dont la solution ne peut être apportée par un pays tout seul. Il faut des actions, ripostes et coopération à l'échelle planétaire. La Chine et les États-Unis partagent de vastes intérêts communs et possèdent d'énormes possibilités de coopération dans le domaine du changement climatique. Nous avons eu dans le passé une coopération fructueuse pour répondre au changement climatique et avons joué un rôle actif et constructif dans la conclusion, la signature et l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris. La Chine est prête à coopérer avec les États-Unis et la communauté internationale pour lutter contre le changement climatique.

Dans le même temps, j'aimerais souligner que la coopération sino-américaine dans des domaines spécifiques n'est pas « une fleur sous serre », et doit être étroitement liée aux relations bilatérales dans leur ensemble. La Chine a souligné à maintes reprises qu'aucune partie ne devrait imaginer qu'elle puisse d'un côté s'ingérer arbitrairement dans les affaires intérieures de la Chine et violer les intérêts de la Chine, et de l'autre côté s'attendre à ce que la Chine fasse preuve de compréhension et de soutien dans les affaires bilatérales et internationales. Nous espérons que les États-Unis pourront créer des conditions favorables à la coordination et à la coopération avec la Chine dans des domaines clés.

NPR : Le Secrétaire d'État des États-Unis Antony Blinken a déclaré que les mesures de « détention massive » et de « stérilisation forcée » prises par la Chine à l'encontre des ethnies minoritaires au Xinjiang constituaient « un génocide ». Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ?

Zhao Lijian : Il n'y a pas de génocide en Chine. Point.

En ce qui concerne le mensonge du siècle sur le Xinjiang concocté par Mike Pompeo et ses semblables visant à calomnier et à discréditer les politiques chinoises liées au Xinjiang, la Chine ne l'acceptera jamais, et a fait la réfutation et la clarification à plusieurs reprises.

Actuellement, le Xinjiang se trouve dans la meilleure période de son histoire en termes de prospérité et de développement, et a connu des réalisations sans précédent pour le développement économique et social et l'amélioration du bien-être social, démontrant une bonne situation caractérisée par la stabilité sociale ainsi que le travail et la vie en paix et en sécurité des habitants. Cette vérité représente la plus puissante réfutation des propos antichinois tenus par les politiciens américains concernés. Quelles que soient les manipulations faites par ces gens non sans arrière-pensées, la bonne situation générale marquée par la stabilité sociale au Xinjiang ne sera pas sapée et l'avancement à pas assurés du Xinjiang ne sera pas empêché. Les propos antichinois tenus par Pompeo ont déjà été jetés dans la poubelle de l'histoire !

Nous espérons que les personnalités concernées de l'administration Biden pourront regarder en face les faits de stabilité et de développement au Xinjiang, prêteront une oreille attentive à la voix des 1,4 milliard de Chinois dont 25 millions d'habitants multiethniques au Xinjiang, et traiteront les questions concernées de façon sérieuse et prudente sur la base des faits et avec une attitude responsable. Nous nous opposons fermement à l'ingérence d'une force extérieure quelconque aux affaires intérieures de la Chine sous prétexte de la question du Xinjiang et continuerons certainement à sauvegarder fermement la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays.

Agence de presse Xinhua : Le Président américain Joe Biden a signé le 26 janvier un ordre exécutif, selon lequel le gouvernement fédéral des États-Unis devra reconnaître que les actions de ses dirigeants politiques, dont celles consistant à désigner la COVID-19 par l'indication géographique, avaient nourri la xénophobie contre les Asio-Américains et les habitants des îles du Pacifique. Il a également demandé au gouvernement fédéral de condamner et de combattre la discrimination raciale et les crimes de haine subis par les Asio-Américains et les habitants des îles du Pacifique aux États-Unis en raison de la pandémie. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La position de la Chine sur les questions liées à la COVID-19 est constante et claire. Je voudrais souligner trois points ici : premièrement, la COVID-19 est un ennemi commun de toute l'humanité, indépendamment de la race ou du pays. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la communauté internationale s'opposent toutes sans équivoque à l'association du virus à des pays et des régions spécifiques. Deuxièmement, il faut adopter une attitude hautement sérieuse dans le traçage de l'origine du virus, et laisser les scientifiques mener des enquêtes et des recherches dans le monde entier. La Chine est aussi fermement opposée aux pratiques erronées consistant à étiqueter le virus et à politiser la pandémie. Troisièmement, la Chine espère que les États-Unis contiendront la tendance de la propagation de l'épidémie aussi tôt que possible, et est prête à travailler avec la communauté internationale dont les États-Unis pour promouvoir la coopération mondiale dans la lutte contre la COVID-19.

Bloomberg : Le Royaume-Uni commencera à recevoir les demandes d'immigration des détenteurs d'un passeport britannique d'outre-mer (BNO) à partir du 31 janvier. La partie chinoise compte-t-elle prendre des mesures pour bloquer les voies menant à l'obtention du statut d'immigrant britannique de ces personnes?

Zhao Lijian : La Chine a affirmé à plusieurs reprises sa position solennelle sur les questions concernées. La partie britannique a violé ses engagements en s'obstinant à instrumentaliser de manière répétitive le BNO pour s'ingérer dans les affaires de Hong Kong ainsi que dans les affaires intérieures de la Chine. Cela ne fera que nuire à ses propres intérêts.

Je tiens à réitérer ici que nous avons pleinement confiance dans le brillant avenir de Hong Kong. Aucune force ou situation ne peut ébranler la détermination et la volonté du gouvernement et du peuple chinois de sauvegarder la souveraineté et la sécurité du pays, de maintenir la prospérité et la stabilité de Hong Kong et de s'opposer à toute interférence extérieure.

AFP : Première question, où les membres de l'équipe d'experts internationaux de l'OMS iront-ils une fois leur quarantaine en Chine terminée ? Pourriez-vous présenter le programme de leur visite en détail ? Deuxième question, les États-Unis ont appelé à une enquête internationale solide et claire sur l'origine de la COVID-19 et manifesté leurs préoccupations sur les fausses informations en provenance de la Chine. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Sur la première question, après l'arrivée en Chine de l'équipe d'experts internationaux de l'OMS, ils ont été mis en quarantaine en établissements désignés pendant 14 jours conformément aux pratiques internationales courantes, laquelle prendra fin aujourd'hui. Pour l'étape prochaine, l'équipe d'experts continuera à entamer les échanges et la coopération sur le traçage de l'origine du virus sur la base du respect des procédures de prévention de l'épidémie en Chine, et leurs activités comprennent, entre autres, des discussions, des visites sur le terrain et des enquêtes. Toutes ces activités devront correspondre aux principes scientifiques du traçage du virus et prendre la prévention de futurs risques et la protection de la vie et de la santé des peuples comme l'objectif ultime. Quant à leur programme spécifique de visites et de travail, veuillez vous renseigner davantage auprès des autorités compétentes.

Concernant votre deuxième question, tous les actes et propos teintés d'a priori qui font des conjectures négatives avec des idées préconçues ou même qui tentent de faire une interprétation politisée sont inappropriés. Cela apportera des perturbations inutiles pour la coopération en matière de recherche scientifique de l'équipe d'experts internationaux de l'OMS avec la Chine, et n'est pas propice pour tirer une conclusion sérieuse et scientifique.

Quant au traçage du virus, je pense que vous avez tous remarqué qu'il y avait de plus en plus d'études démontrant que le traçage de l'origine du virus est un processus continu qui peut impliquer de nombreux pays et régions susceptibles d'être parmi les lieux d'origine du virus, et ce constat est partagé par l'OMS. Le traçage de l'origine du virus est une question scientifique complexe. Pour ce faire, il faut que les scientifiques mènent des recherches et une coopération scientifiques à l'échelle mondiale.

Je tiens à souligner que le but des recherches et de la coopération scientifiques internationales sur le traçage du virus est d'améliorer la connaissance sur le réservoir animal et les voies de transmission du virus, afin de mieux prévenir les futurs risques éventuels et de mieux répondre à des crises de santé publique similaires. Sur cette question majeure mettant en jeu la vie et la santé de l'humanité, nous espérons que la partie américaine travaillera avec la Chine, adoptera une attitude responsable, respectera les faits, la science et le travail assidu de l'équipe d'experts internationaux de l'OMS, et leur permettra d'effectuer des recherches sur le traçage du virus à l'abri de toutes perturbations politiques.

NHK : J'ai deux questions. Premièrement, le Secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré dans un entretien téléphonique avec le Ministre philippin des Affaires étrangères que les États-Unis rejetaient les revendications de la Chine en Mer de Chine méridionale qui dépassent le champ d'application du droit international et que les États-Unis se tiendraient aux côtés des pays d'Asie du Sud-Est. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? Deuxièmement, les Chefs d'État américain et japonais ont procédé à un entretien téléphonique, et ils sont parvenus à un consensus sur la réalisation conjointe de l'objectif d'une région indo-pacifique libre et ouverte. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne la première question, la souveraineté et les droits et intérêts de la Chine en Mer de Chine méridionale se sont formés au cours d'une longue histoire, et sont conformes au droit international ainsi qu'aux pratiques internationales. La Chine défend fermement sa souveraineté territoriale et ses droits et intérêts maritimes, est résolument attachée au règlement pacifique des différends par la négociation et la consultation avec les autres pays directement intéressés, et est inébranlablement engagée à sauvegarder la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale avec les pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN). Nous espérons que les pays extérieurs à la région respecteront les efforts de la Chine et des pays de la région visant à traiter adéquatement les problèmes et les divergences maritimes et à maintenir la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Quant à la deuxième question, nous pensons que le développement pacifique et la coopération gagnant-gagnant sont la tendance de l'époque et l'aspiration commune des pays de la région. Les échanges entre les pays concernés devront favoriser la confiance mutuelle entre les pays de la région et la paix, la stabilité et la prospérité régionales.

AFP : Premièrement, le Président américain Joe Biden a indiqué lors de son entretien téléphonique avec le Premier Ministre japonais Yoshihide Suga que tout le territoire japonais, y compris les îles Senkaku, était couvert par le Traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon. Quelle est votre réponse à cet égard ? Deuxièmement, les Chefs d'État chinois et américain auront-ils un entretien téléphonique prochainement ?

Zhao Lijian : Concernant votre première question, l'île Diaoyu et ses îlots adjacents font partie intégrante du territoire chinois. Le Traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon est né de la guerre froide, et ne doit pas nuire aux intérêts d'une tierce partie, encore moins à la paix et à la stabilité régionales.

Concernant votre deuxième question, la position de la Chine sur les relations sino-américaines est constante et claire. Quant à votre question spécifique, je n'ai pas d'informations à vous fournir pour le moment.

Bloomberg : Y a-t-il des nouvelles sur la suspension du compte Twitter de l'Ambassade de Chine aux États-Unis ? La Chine a-t-elle communiqué avec Twitter ? Quand le compte fonctionnera-t-il normalement ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne la question spécifique que vous avez mentionnée, nous avons déjà présenté la position de la Chine. Nous espérons que les parties concernées pourront prendre une position objective et juste et traiter adéquatement les questions y relatives.

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