Conférence de presse du 18 juin 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/06/18

CCTV : La 47e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies se tiendra en Suisse le 21 juin. Selon des informations, au cours de la réunion, une poignée de pays, dont les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni, vont faire une déclaration commune sur les questions liées au Xinjiang afin de salir et d'attaquer la cause des droits de l'homme de la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Il semble qu'ils sont obsédés par la mise en scène d'une autre farce politique. Les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et certains autres pays peu nombreux n'ont cessé d'abuser de la plateforme du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour fabriquer et diffuser de fausses informations et attaquer et déshonorer la Chine sous prétexte de droits de l'homme. Cela entrave et sabote le dialogue et la coopération en matière de droits de l'homme à l'échelle mondiale, et piétine et profane la cause du développement des droits de l'homme dans le monde.

Il est un jeu favori de ces pays d'instrumentaliser la question des droits de l'homme et de faire des manipulations politiques flagrantes. Leur objectif est de détourner l'attention des autres, de couvrir leurs propres méfaits et crimes de toutes sortes en matière de droits de l'homme par salir l'image de la Chine, et de tromper leur propre peuple et les peuples du monde entier.

Les faits sont plus éloquents que les mots. Le Parti communiste chinois (PCC) et le gouvernement chinois sont toujours engagés dans un concept des droits de l'homme centré sur le peuple, et font toujours du droit à la survie et au développement les droits de l'homme fondamentaux les plus importants. La politique de la gouvernance du Xinjiang prise par le gouvernement chinois est ouverte et honnête. Elle répond à l'aspiration du peuple, résiste à l'épreuve de l'histoire et bénéficie d'un soutien sincère de tous les groupes ethniques du pays. Les réalisations de la Chine dans le domaine des droits de l'homme, y compris celles au Xinjiang, sont remarquables pour le monde entier, et ne peuvent être niées par personne.

En revanche, ces pays qui ont dénigré la Chine ont eux-mêmes commis de nombreux crimes contre les droits de l'homme. Dans l'histoire, ces pays ont massacré des vies innocentes par la colonisation et la guerre. Ils ont une véritable dette de sang envers les peuples du monde. Les problèmes de droits de l'homme de ces pays, tels que le racisme, la violence armée, le travail forcé et le travail des enfants se succèdent les uns aux autres. Les restes d'enfants autochtones retrouvés dans un pensionnat canadien, les gens comme George Floyd qui ne « peuvent plus respirer » aux États-Unis, les vies innocentes perdues à cause de la violence armée, les centaines de milliers d'enfants qui subissent le travail forcé dans l'industrie du tabac, et les minorités qui souffrent de la discrimination et de l'injustice au Royaume-Uni mettent tous en question la conscience des politiciens de ces pays et appellent ensemble à la justice. Ces pays ferment les yeux sur leurs propres problèmes en matière de droits de l'homme, mais accusent la Chine en se basant sur de fausses informations. Je me demande d'où viennent leur confiance et leur courage.

Les faits sont là et la justice est dans le cœur de chacun. Je suis convaincu que la plupart des pays du monde découvriront leurs véritables objectifs, rejetteront leur manipulation politique et rendront justice à la Chine. Ces pays qui espèrent tromper la communauté internationale en fabriquant des mensonges liés au Xinjiang, saper la situation formidable de prospérité, de stabilité et de développement durable du Xinjiang et freiner le développement de la Chine sont comme des mantes qui essaient d'arrêter un char avec leurs pattes, et leurs tentatives sont vouées à l'échec !

Reuters : Le Conseiller à la Sécurité nationale du Président américain Jake Sullivan a affirmé que la partie américaine envisagerait d'organiser un entretien entre le Président Joe Biden et le dirigeant chinois. Pourriez-vous le confirmer ?

Zhao Lijian : J'ai noté les reportages concernés. Je n'ai pas d'autres informations à vous fournir pour le moment.

China Review News : Le lancement réussi de Shenzhou-12 et l'envoi de trois astronautes dans la station spatiale ont attiré une large attention de la communauté internationale et reçu les félicitations chaleureuses des départements spatiaux de nombreux pays. Beaucoup considèrent ce lancement réussi comme une nouvelle étape importante de l'exploration spatiale chinoise et une nouvelle preuve de la confiance et des capacités croissantes de la Chine dans le domaine spatial. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Zhao Lijian : Hier, le vaisseau spatial habité Shenzhou-12, concrétisation de la sagesse et de la sueur des Chinois qui se sont consacrés à l'effort spatial de la Chine et porteur des aspirations enthousiastes du peuple chinois, a été lancé avec succès et a réussi un amarrage automatisé rapide avec le module central Tianhe. Les astronautes Nie Haisheng, Liu Boming et Tang Hongbo sont entrés dans le module central Tianhe l'un après l'autre, ce qui a marqué pour la première fois l'arrivée des astronautes chinois dans leur propre station spatiale. La communauté internationale a témoigné ce moment historique ensemble avec la Chine. Les agences spatiales de nombreux pays, dont la Roscosmos, l'Administration nationale de l'Aéronautique et de l'Espace (NASA) des États-Unis et l'Agence spatiale européenne (ASE), ont félicité la Chine de diverses manières. Les internautes du monde entier ont également adressé de chaleureuses félicitations à la Chine. Nous en sommes profondément reconnaissants.

L'exploration du vaste univers est le rêve partagé de toute l'humanité, et la Chine ne fait pas exception. Dès 1992, le gouvernement chinois a formulé la stratégie à trois étapes pour le développement du programme spatial habité. Au cours des 30 dernières années, le programme spatial habité de la Chine, en se déroulant étape par étape sans s'arrêter, a surmonté divers obstacles et difficultés et a réalisé de solides progrès. Cette entrée des astronautes chinois dans le module central Tianhe a été une attestation des réalisations de la Chine en matière d'innovation scientifique et technologique, inaugurant une nouvelle phase dans les efforts de la Chine pour construire sa propre station spatiale et franchissant une nouvelle étape dans sa « longue marche » spatiale. La construction et l'exploitation de la station spatiale chinoise permettront à l'humanité d'acquérir un savoir-faire technologique et d'accumuler de l'expérience pour l'exploration de l'espace lointain par l'humanité. Nous sommes prêts à travailler avec tous les pays et régions qui s'engagent dans l'utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique, pour mener des échanges et une coopération internationaux et apporter une contribution positive à l'exploration des mystères de l'univers, à l'utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique et à la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité.

Reuters : La Commission fédérale des communications (FCC) des États-Unis a voté hier en faveur d'une interdiction de l'utilisation d'équipements provenant d'entreprises chinoises telles que Huawei et ZTE dans les réseaux de télécommunications américains. En vertu de l'interdiction, la FCC peut également révoquer les demandes précédemment approuvées. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai répondu aux questions concernées hier. La Chine s'y oppose fermement. Je tiens à souligner une fois de plus qu'à ce jour, les États-Unis, sans aucune preuve, continuent d'abuser du pouvoir d'État au nom de la soi-disant « sécurité nationale » pour réprimer les entreprises chinoises. Il s'agit d'une intimidation économique et technologique typique et non dissimulée et d'un déni flagrant des principes de l'économie de marché dont les États-Unis se vantent toujours. Cela expose également l'hypocrisie de la soi-disant concurrence loyale de la partie américaine.

Nous exhortons une fois encore la partie américaine à cesser sa pratique erronée consistant à généraliser le concept de sécurité nationale et à politiser les questions économiques, et à créer un environnement équitable, juste et non discriminatoire pour le développement normal des entreprises chinoises aux États-Unis. La Chine continuera de soutenir les entreprises chinoises concernées dans la sauvegarde de leurs droits et intérêts légitimes conformément à la loi.

Agence de presse Xinhua : Selon des reportages, Kenneth Kaunda, le premier Président zambien après l'indépendance du pays et « père de la nation », est mort le 17 juin à 97 ans. Que pense la Chine de M. Kaunda ?

Zhao Lijian : M. Kaunda était un dirigeant de renommée mondiale, un homme d'État et un activiste social de la génération des mouvements d'indépendance africains. Il a apporté une contribution historique à l'indépendance de la Zambie et aux mouvements de libération nationale en Afrique australe. M. Kaunda a été le fondateur des relations sino-zambiennes et il s'est longtemps engagé dans l'amitié bilatérale. Le terme « amis de tout temps » qu'il a proposé constitue une définition exacte et expressive des relations sino-zambiennes. M. Kaunda était également un bon et un vieil ami du peuple chinois. La fameuse théorie des « trois mondes » est avancée par le Président Mao Zedong lors de sa rencontre avec M. Kaunda.

Nous tenons à présenter nos profondes condoléances au décès de M. Kaunda, et à exprimer notre sincère sympathie au gouvernement et au peuple zambiens, ainsi qu'à la famille de M. Kaunda. La Chine est disposée à travailler avec la Zambie pour faire avancer continuellement la coopération amicale avec la Zambie et celle avec l'Afrique.

KBS : À compter du mois prochain, la République de Corée exemptera, sous condition, de ses mesures de quarantaine les personnes ayant reçu des vaccins contre la COVID-19 dans les pays étrangers, y compris en Chine. La Chine accordera-t-elle de telles exemptions de quarantaine aux personnes vaccinées à l'étranger ? Si oui, pourriez-vous nous fournir des détails ?

Zhao Lijian : À l'heure actuelle, la COVID-19 continue à se propager dans le monde entier avec l'apparition de nombreux variants. La Chine prendra des mesures de prévention et de contrôle en fonction de l'évolution de la situation épidémique et sur la base des analyses scientifiques.

Reuters : Selon les médias de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Jong Un a fait connaître sa position à l'égard des relations entre la RPDC et les États-Unis en déclarant que les deux parties doivent se préparer à la fois au dialogue et à la confrontation, mais surtout à la confrontation. Ce serait peut-être son premier commentaire sur les relations entre la RPDC et les États-Unis. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La position de la Chine sur la situation dans la péninsule coréenne et les relations entre la RPDC et les États-Unis est constante et claire. La situation dans la péninsule coréenne se trouve actuellement à un stade critique. Toutes les parties concernées doivent œuvrer ensemble pour mieux maintenir la stabilité et promouvoir le dialogue. Les préoccupations légitimes et raisonnables de la RPDC doivent être prises en compte et réglées. Nous encourageons toutes les parties à s'engager activement dans la réalisation des deux objectifs majeurs que sont l'établissement d'un mécanisme de paix dans la péninsule et la dénucléarisation de la péninsule, en élaborant une feuille de route réalisable. Nous espérons que la RPDC et les États-Unis pourront avancer dans le même sens, répondre sérieusement aux préoccupations raisonnables de l'autre sur la base du respect mutuel et promouvoir le règlement politique de la question de la péninsule.

Global Times : Selon de récents reportages des médias britanniques, l'inégalité de la santé au Royaume-Uni s'est accentuée en raison de la pandémie de COVID-19 et la discrimination à l'encontre des minorités ethniques lors de traitements médicaux devient plus grave. En outre, le rapport d'un think tank économique britannique montre qu'au cours de la COVID-19, le taux de chômage des minorités ethniques au Royaume-Uni a augmenté. Selon des médias, cette situation a une fois de plus révélé le problème du racisme persistant au Royaume-Uni. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai noté les reportages concernés. Le problème racial au Royaume-Uni persiste depuis longtemps et tout le monde le sait. Selon le rapport du Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale, le racisme au Royaume-Uni s'est beaucoup aggravé ces dernières années et la discrimination systémique, les provocations violentes et les crimes de haine contre les minorités ethniques ont considérablement augmenté. Depuis l'apparition de la pandémie, les conditions médicales et d'emploi des minorités ethniques au Royaume-Uni se sont encore détériorées. Le rapport publié sur la revue médicale prestigieuse The Lancet montre que les minorités ethniques britanniques sont exposées à un plus grand risque d'infection et de décès que les Blancs. Le rapport d'un think tank économique britannique révèle qu'au cours de l'année dernière, les taux de chômage des jeunes britanniques d'origine africaine et asiatique sont montés à 35% et à 24%, soit respectivement près de trois fois et près de deux fois plus élevés que le taux de chômage des Blancs dans la même tranche d'âge.

Ce qui nous surprend, c'est que la partie britannique non seulement s'est abstenue de s'y réfléchir et de prendre des mesures concrètes pour protéger les droits de l'homme des minorités ethniques, mais a également tenté de substituer le faux au vrai et de dissimuler les faits. En mars dernier, le Royaume-Uni a publié un rapport sur les problèmes raciaux, déclarant qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour démontrer l'existence d'une discrimination raciale systémique et institutionnelle au Royaume-Uni. Cette pratique consistant à faire l'autruche et à cacher la vérité a été vivement contestée par les minorités ethniques britanniques et généralement remise en question par tous les milieux de la société. Le Groupe de travail d'experts sur les personnes d'ascendance africaine du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée ont publié une déclaration commune, condamnant fortement le rapport britannique consistant à déformer et à fabriquer des faits historiques et à justifier la « suprématie blanche » avec des clichés qui embellissent la hiérarchie raciale.

En plus des problèmes raciaux, d'autres problèmes de droits de l'homme se sont multipliés à n'en plus finir au Royaume-Uni, qui, au mépris de la vie et de la santé de son peuple sur le plan intérieur, a commis un grand nombre de crimes de meurtre sur le plan international. Jusqu'à présent, au Royaume-Uni, un tiers des familles ayant des enfants de moins de 5 ans vivent encore dans la pauvreté, de nombreux enfants souffrent de la famine et un grand nombre d'immigrés et de réfugiés subissent de graves violations de leurs droits. Au cours des siècles d'histoire coloniale, le Royaume-Uni a commis d'innombrables massacres partout dans le monde, et le premier camp de concentration du monde qui se trouvait en Afrique du Sud a été marqué par l'empreinte honteuse de l'Empire britannique. L'armée britannique a tué et torturé sans discrimination des innocents en Irak, en Afghanistan et ailleurs, mais les coupables sont protégés par le gouvernement et restent toujours impunis.

Le Royaume-Uni a fermé les yeux sur ses propres problèmes de droits de l'homme, mais se complaît à se poser en « donneur de leçons » et à critiquer la situation de droits de l'homme dans d'autres pays, ce qui a pleinement mis à nu son hypocrisie et sa pratique du deux poids deux mesures. Le Royaume-Uni n'a pas le droit d'interférer dans les affaires d'autrui et de faire pression sur d'autres pays sous le prétexte des droits de l'homme. Il doit examiner attentivement son propre bilan de violations de droits de l'homme et corriger effectivement les problèmes existants sur son territoire, plutôt que de fabriquer de fausses informations à partir de rien pour salir et attaquer d'autres pays.

Reuters : Le Département d'État américain a déclaré que la partie américaine condamnait fortement l'arrestation du personnel du journal Apple Daily par les autorités de Hong Kong et appelait à leur libération immédiate. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Zhao Lijian : Vous devriez avoir remarqué que le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, le Bureau de liaison du gouvernement populaire central dans la RAS de Hong Kong et le Bureau pour la sauvegarde de la sécurité nationale dans la RAS de Hong Kong ont répondu aux questions y relatives, et le Bureau du Commissaire du Ministère des Affaires étrangères dans la RAS de Hong Kong a également réfuté et clarifié les remarques absurdes faites par certains fonctionnaires étrangers. Je voudrais ici souligner trois points :

Premièrement, Hong Kong est un État de droit. Tout le monde est égal devant la loi, personne ne bénéficie de privilèges extrajudiciaires et aucune institution n'est un lieu extra-légal. Aucun droit et aucune liberté, y compris la liberté de la presse, ne peut franchir la ligne rouge de la sécurité nationale. Nous soutenons fermement le gouvernement et la police de la RAS dans l'accomplissement de leurs fonctions conformément à la loi et tous les efforts visant à sauvegarder la sécurité nationale ainsi que la prospérité et la stabilité de Hong Kong.

Deuxièmement, la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong se concentre sur la lutte contre une poignée d'émeutiers antichinois à Hong Kong qui mettent gravement en danger la sécurité nationale et sur la protection des libertés et des droits dont jouissent la grande majorité des résidents de Hong Kong conformément à la loi, y compris la liberté d'expression. Depuis la mise en œuvre de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, la société hongkongaise est revenue à la stabilité et l'État de droit et la justice y sont valorisés. Les habitants de Hong Kong et les ressortissants étrangers à Hong Kong voient tous leurs droits et leurs libertés légaux garantis d'une meilleure façon dans un environnement plus sûr. Tel est un fait objectif indéniable.

Troisièmement, Hong Kong fait partie de la Chine et les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine, dans lesquelles aucun pays, organisation et individu n'a le droit de s'immiscer. Nous exhortons certains politiciens étrangers à abandonner leurs arrogance et préjugés, à renoncer au deux poids deux mesures, à respecter scrupuleusement l'application de la loi conformément à la loi dans la RAS, à respecter l'aspiration des habitants de Hong Kong à la stabilité sociale et à la vie normale, à respecter le fait que Hong Kong est une RAS de la Chine, ainsi qu'à observer la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui, norme fondamentale régissant les relations internationales et du droit international.

Beijing Daily : Selon un reportage du 17 juin du journal La Repubblica de l'Italie, le Président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat italien Vito Rosario Petrocelli a dit lors d'une interview qu'il ne croyait pas à l'existence d'une « persécution ethnique » ou d'un « génocide » au Xinjiang, et qu'il était erroné de critiquer un régime socialiste choisi par plus d'un milliard de personnes. Il ne croit pas au « génocide » au Xinjiang et encore moins à la soi-disant stérilisation de millions de femmes ou au « nettoyage ethnique ». Il espère conduire une mission parlementaire au Xinjiang, afin que tous les membres de la mission puissent porter un jugement d'après ce qu'ils verront de leurs propres yeux. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai remarqué des reportages concernés et je salue le courage du Président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat italien d'émettre cette voix objective, vraie et juste.

Actuellement, le Xinjiang jouit de la stabilité sociale, du développement économique, de l'unité ethnique et de l'harmonie religieuse. Les habitants de toutes les ethnies du Xinjiang mènent une vie stable, tranquille et heureuse, et jouissent des droits et de la dignité sans précédent. C'est une réalité connue de tous ceux qui sont impartiaux. Les calomnies et dénigrements liés au Xinjiang faits par une poignée de forces antichinoises en se basant sur des rumeurs et des mensonges sont comme des bulles qui ne tiennent plus devant les faits, les vérités et les esprits éclairés du monde.

Depuis quelque temps, les voix objectives et justes sur le Xinjiang sont de plus en plus nombreuses dans le monde. Le site d'information indépendant américain « The Grayzone », le site Web « Project Syndicate », le site indépendant américain Counterpunch, des médias de l'Australie, du Brésil, de Singapour et de la Suède, le South China Morning Post de Hong Kong, un ancien maire de Frogn de la Norvège et l'écrivain français Maxime Vivas ont tous publié des articles ou des livres pour indiquer que les soi-disant accusations de « travail forcé » ou de « génocide » étaient totalement infondées, et révéler le deux poids deux mesures des pays occidentaux dont les États-Unis sur la question antiterroriste, ainsi que le complot géopolitique d'« endiguer la Chine par le Xinjiang ».

Le mois dernier, plus de 50 Ambassadeurs et diplomates de haut niveau en Chine originaires de 49 pays africains, latino-américains et caraïbes et de l'Union africaine (UA) ont visité le Xinjiang. Ils ont exprimé leur admiration sincère à l'égard du Xinjiang pour sa bonne situation marquée par le développement économique fulgurant, l'harmonie et la stabilité sociales, la paix et l'unité entre les différents groupes ethniques, la liberté de croyance religieuse et le développement culturel vigoureux. Ils ont dit qu'ils comprenaient et soutenaient pleinement les efforts déployés par le gouvernement chinois pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation au Xinjiang, et ont donné des remarques positives sur le rôle important des centres d'enseignement et de formation professionnels.

Les faits et les vérités sur le Xinjiang sont là et ne peuvent absolument pas être dissimulés par la répétition de quelques rumeurs et la mise en scène de quelques farces par une poignée de forces antichinoises. La Chine sera heureuse d'accueillir les personnalités étrangères de tous les milieux qui tiennent une position impartiale et objective pour visiter le Xinjiang et le découvrir sur le terrain, afin de faire connaître la situation réelle du Xinjiang. Nous croyons que les mensonges et fausses informations fabriqués par les forces antichinoises, sans même être démentis, ne tiendront plus devant les faits.

Bloomberg : Vous avez dit tout à l'heure, « la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong se concentre sur la lutte contre une poignée d'émeutiers antichinois à Hong Kong qui mettent gravement en danger la sécurité nationale ». Faites-vous allusion à des personnes concernées du journal Apple Daily ? La partie chinoise pense-t-elle que leurs actes compromettent la stabilité sociale de Hong Kong ?

Zhao Lijian : Je viens de donner une explication très claire de notre position. Avec les faits clairs et les preuves solides, le cas concerné n'a rien à voir avec la liberté de la presse.

Shenzhen TV : Selon des reportages, les statistiques commerciales publiées par le Ministère japonais des Finances le 16 juin ont montré que les importations japonaises en provenance de la Chine et les exportations du Japon vers la Chine en mai dernier ont tous atteint leur plus haut niveau par rapport à la même période depuis 1979. La Chine représente plus de 20% des importations et des exportations japonaises, et son importance en tant que partenaire commercial du Japon ne cesse de croître. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les économies chinoise et japonaise sont très complémentaires et sont respectivement un maillon important dans les chaînes industrielles et d'approvisionnement de l'Asie de l'Est et du monde. La Chine est la première destination des exportations japonaises, et le Japon reste le deuxième partenaire commercial de la Chine. L'année dernière, malgré le grave défi de la pandémie de COVID-19, la coopération pragmatique entre la Chine et le Japon a fait preuve d'une forte résilience et d'un grand potentiel. En 2020, le volume total des échanges commerciaux entre la Chine et le Japon a atteint près de 317,53 milliards de dollars, soit une hausse de 0,8% en glissement annuel. Au cours des cinq premiers mois de cette année, le volume des échanges entre la Chine et le Japon a augmenté de 23,5% par rapport à la même période de l'année dernière.

J'ai également remarqué que la Chambre de commerce et d'industrie japonaise en Chine a publié récemment l'édition 2021 de son Livre blanc sur l'économie chinoise et les entreprises japonaises. Selon le Livre blanc, même sur fond de COVID-19, 63,5% des entreprises japonaises en Chine ont réalisé des profits l'année dernière, 92,8% des entreprises japonaises ont déclaré qu'elles n'ont pas ajusté leur plan de production en Chine en raison de la pandémie ou des changements dans l'environnement commercial, et 90,4% d'entre elles envisagent d'élargir davantage leurs achats en Chine. Cela démontre pleinement que les réalisations du gouvernement chinois en matière de prévention et de contrôle de la pandémie et ses efforts pour améliorer l'environnement d'affaires sont hautement appréciés par les entreprises étrangères en Chine, et que la vision sur le développement de la Chine reste généralement positive.

La participation approfondie du Japon à la réforme et à l'ouverture de la Chine a grandement bénéficié à l'économie de la Chine et du Japon. En tant que marché le plus dynamique et le plus prometteur du monde, la Chine poursuivra ses efforts pour créer un environnement d'investissements et d'affaires plus stable, plus équitable, plus transparent et plus prévisible pour les investisseurs étrangers. Récemment, le gouvernement japonais s'est aligné sur la répression et l'endiguement économiques des États-Unis contre la Chine, et a mis en pratique ou envisage d'élaborer une série de politiques visant à « découpler » ses chaînes industrielles et d'approvisionnement de la Chine, créant ainsi des obstacles à la coopération économique et commerciale normale entre la Chine et le Japon et posant des risques à la coopération mutuellement bénéfique entre les entreprises des deux pays. Le gouvernement japonais devrait, pour sauvegarder ses intérêts nationaux et l'ordre international, respecter la loi du marché et les règles du libre-échange, prendre au sérieux la voix des entreprises, suivre la tendance de l'époque et créer un environnement commercial équitable, juste, transparent et non discriminatoire. Il devrait également maintenir la sécurité, la fiabilité et la stabilité des chaînes industrielles et d'approvisionnement mondiales et réduire les restrictions artificielles n'ayant rien à voir avec le marché et les interférences politiques sans raison dans la coopération économique et commerciale entre la Chine et le Japon.

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