Conférence de presse du 13 juillet 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/07/13

CCTV : Le 9 juillet, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Maria Zakharova a dit que le 16 juillet marquait le 20e anniversaire de la signature du Traité de bon voisinage et de coopération d’amitié sino-russe, qui « a jeté une base juridique au développement du partenariat de coordination stratégique global contemporain sino-russe et à la mise en œuvre de la coopération pragmatique dans divers domaines ». Selon elle, l’expérience de 20 ans d’approfondissement continu des relations bilatérales prouve que ce traité a résisté à l’épreuve du temps. En fonction du consensus atteint par les deux Chefs d’État, la célébration du 20e anniversaire de la signature du traité est l’événement le plus important dans les relations entre les deux pays cette année. La partie russe est prête à continuer à défendre l’esprit du traité et à approfondir la coopération bilatérale dans divers domaines. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine et la Russie sont hautement convergentes dans leur évaluation de la signification et du rôle du Traité de bon voisinage et de coopération d’amitié sino-russe. Il y a 20 ans, les deux pays ont signé ce traité après avoir dressé le bilan général des expériences historiques et saisi la tendance générale mondiale de l’époque. Les 20 années qui se sont écoulées depuis la signature du traité ont été marquées par l’évolution accélérée de l’échiquier mondial et les turbulences dans la situation internationale. Guidées par l’esprit du traité, les relations sino-russes ont progressé d’un pas affirmé et se sont renforcées dans la durée, devenant un exemple des échanges entre grands pays et un pilier du maintien de la paix et de la stabilité mondiales. Dans quelques jours, nous célébrerons le 20e anniversaire de la signature du traité. Les faits ont prouvé que les principes énoncés dans le traité avaient résisté à l’épreuve de l’histoire et de la pratique et répondaient aux attentes communes des peuples des deux pays et de la communauté internationale.

Le 28 juin, le Président Xi Jinping a rencontré par liaison vidéo le Président russe Vladimir Poutine, et ils ont annoncé conjointement la prolongation du traité et publié un communiqué conjoint, fixant de nouveaux objectifs et dressant un nouveau plan de développement des relations bilatérales. À l’avenir, sous l’orientation stratégique des deux Chefs d’État, la Chine et la Russie continueront de travailler ensemble et de se soutenir mutuellement, de faire progresser vigoureusement le concept d’amitié perpétuelle établi par le traité, d’approfondir la collaboration stratégique et la coopération pragmatique dans divers domaines, et feront en sorte que les relations sino-russes pour une nouvelle ère mieux profitent aux deux peuples et au monde.

Bloomberg : La première question, le Financial Times a dit que le Président des États-Unis Joe Biden émettrait un avertissement sur les risques des échanges commerciaux entre les entreprises américaines et Hong Kong. Ce sera la première fois que les États-Unis émettront une telle proposition. Quels sont vos commentaires à ce sujet ? La deuxième question, selon des sources, les fonctionnaires de la Maison Blanche sont en train de discuter d’une proposition d’accord commercial numérique couvrant les économies indo-pacifiques. L’administration américaine cherche des moyens à contenir l’influence de la Chine dans la région. L’accord est en cours de rédaction, mais il pourrait inclure des pays comme le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Singapour. L’accord pourrait également établir des normes pour l’économie numérique, y compris les règles d’utilisation des données, la facilitation du commerce et les dispositions douanières électroniques. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne la première question, je ne suis pas au courant de la situation. Nous nous opposons toujours à l’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures de la Chine en instrumentalisant les questions de Hong Kong. La Loi fondamentale de Hong Kong et les lois concernées protègent clairement les droits et intérêts des investisseurs étrangers. Depuis la mise en œuvre de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong l’année dernière, la société de Hong Kong est revenue sur la bonne voie et « la perle de l’Orient » devient encore plus brillante. Le soi-disant avertissement émis par les États-Unis est une manipulation politique typique et un « deux poids deux mesures ».

Quant à la deuxième question, je ne suis pas non plus au courant de la situation. Je tiens à souligner que la Chine s’attache toujours à l’ouverture, à l’inclusion et à la coopération gagnant-gagnant, et s’engage à travailler avec les pays voisins pour promouvoir le développement commun de la région. Si ce que vous avez dit est vrai, les États-Unis établissent délibérément des « murs » et de la « confrontation » dans la région. Cela va à l’encontre des lois de l’économie et de la volonté commune des pays de la région, a pleinement exposé la tentative des États-Unis de former des clans pour contenir la Chine et d’entraver le développement commun des pays de la région, et n’aboutira qu’à une impasse.

Macau Monthly : Le 12 juillet, le Département d’État américain a soumis au Congrès le rapport 2021 de la Loi Elie Wiesel sur la prévention des génocides et des atrocités, accusant une fois de plus la Chine de commettre un « génocide » et des « crimes contre l’humanité » à l’encontre des Ouïgours et d’autres ethnies minoritaires du Xinjiang. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Je vous raconte une blague. Dans ce rapport, les États-Unis affirment que « La présente administration défendra et protégera les droits de l’homme dans le monde entier ». Comme il est absurde et ridicule ! L’administration américaine a un triste bilan en matière de droits de l’homme dans le passé et dans le présent. Certaines personnes du côté des États-Unis sont elles-mêmes malades, alors qu’elles pensent toujours à prendre le pouls des autres et leur prescrivent des remèdes. Un rapport qui suit une logique aussi absurde n’est qu’un papier de brouillon.

Je vous raconte une autre blague. Dans ce rapport, la partie américaine calomnie une fois de plus le gouvernement chinois pour avoir commis les soi-disant « génocide » et « crimes contre l’humanité » au Xinjiang, ce qui constitue le plus gros mensonge de ce siècle. Ce mensonge est tellement absurde que le peuple chinois a vu l’essence de l’administration américaine et que son image et sa crédibilité aux yeux du peuple chinois se sont effondrées. En ce qui concerne le génocide et les crimes contre l’humanité, ces étiquettes conviennent le mieux aux États-Unis.

La partie américaine ne doit pas oublier les âmes innocentes des Afro-Américains de Tulsa qui ont fait l’objet d’un massacre il y a 100 ans, les Amérindiens qui ont été expulsés et massacrés pendant la conquête de l’Ouest, et les cris des gens comme George Floyd. En raison de l’indifférence des États-Unis à l’égard des droits de l’homme, plus de 600 000 personnes ont perdu la vie à cause de la pandémie de COVID-19, les minorités vivent dans la peur des crimes de haine raciale, les réfugiés et les immigrants sont plongés dans des conditions misérables et des millions d’enfants souffrent d’abus, de pauvreté et de travail forcé. Les États-Unis ont également tué et maltraité illégalement des civils des autres pays lors d’opérations militaires à l’étranger pendant des années, ce qui a été prouvé de manière irréfutable.

Les États-Unis ne sont pas du tout en mesure de critiquer la situation des droits de l’homme dans les autres pays. La partie américaine a persisté dans son obsession et s’est donné beaucoup de mal pour colporter des mensonges sur le Xinjiang. Leur plan politique de perturber le Xinjiang pour contenir la Chine ne peut que se solder par un échec honteux. Les États-Unis devraient déployer plus d’efforts pour résoudre sérieusement leurs propres problèmes de droits de l’homme !

Agence de presse indonésienne Antara : L’Indonésie fait face à l’aggravation de la situation épidémique. Hier, plusieurs autres lots de vaccins de la société chinoise Sinovac sont arrivés à Jakarta. L’Indonésie cherche à obtenir davantage d’équipements et de matériels médicaux, tels que le concentrateur d’oxygène, auprès des autres pays. Quels sont vos commentaires à ce sujet ? Le gouvernement chinois va-t-il aider le gouvernement indonésien à atténuer sa pression dans sa lutte contre la COVID-19 ?

Zhao Lijian : Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la Chine et l’Indonésie se sont toujours soutenues mutuellement, et la coopération antiépidémique entre les deux pays, surtout la coopération sur les vaccins, se situe à l’avant-garde du monde entier, donnant un exemple de solidarité entre les grands pays en développement dans la lutte contre le virus. La Chine suit de près la situation épidémique actuelle en Indonésie, nous compatissons avec le gouvernement et le peuple indonésiens pour les difficultés qu’ils affrontent et nous nous apprêtons à faire tout notre possible pour fournir une aide d’urgence à l’Indonésie. Les deux parties tiendront bientôt, dans le cadre du mécanisme de dialogue et de coopération de haut niveau Chine-Indonésie, une réunion spéciale au niveau de secrétaire général sur la lutte contre la COVID-19 et la santé publique. Je suis convaincu que plus de résultats concrets en ressortiront à ce moment-là.

HRTN : Le 12 juillet, la 47e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté une fois de plus la résolution sur « la contribution du développement à la jouissance de tous les droits de l’homme » soumise par la Chine. La partie chinoise pourrait-elle fournir des informations en la matière ?

Zhao Lijian : Le 12 juillet, la 47e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté la résolution sur « la contribution du développement à la jouissance de tous les droits de l’homme » soumise par la Chine. La résolution réitère que le développement apporte une contribution importante à la jouissance de tous les droits de l’homme, que l’objectif du développement est d’améliorer le bien-être de tous les peuples et que tous les pays doivent satisfaire l’aspiration de leur peuple à une vie meilleure. La résolution se félicite des efforts considérables déployés et des réalisations importantes obtenues par tous les pays dans des domaines tels que la promotion d’un développement durable et l’éradication de la pauvreté. Elle appelle tous les pays à réaliser un développement centré sur le peuple, appartenant au peuple, s’appuyant sur le peuple et dont les résultats sont partagés par le peuple. Elle appelle également tous les pays à faire progresser le développement durable pour réaliser une meilleure jouissance des droits de l’homme et à favoriser l’égalité d’accès aux possibilités de développement.

Lors de leur prise de parole, les représentants du Venezuela, du Pakistan, de Cuba et du Cameroun ont salué la Chine pour sa soumission de cet important projet de résolution et l’ont remerciée pour son rôle de leader en la matière, en soulignant que le développement est essentiel pour tous les pays, en particulier pour les pays en développement, et que sans le développement, il serait impossible de parvenir à la jouissance des droits de l’homme et de surmonter les défis posés par la COVID-19. Ils ont déclaré que tous les pays devraient intensifier la coopération internationale, s’en tenir à une approche centrée sur le peuple, promouvoir le développement durable, éliminer la pauvreté et l’inégalité ainsi que sauvegarder effectivement tous les droits de l’homme du peuple.

Le développement est la quête éternelle de la société humaine et la clé pour résoudre tous les problèmes. Ce n’est que par un meilleur développement que les droits de l’homme pourront être mieux promus et protégés. À l’heure actuelle, la pandémie de COVID-19 continue de se propager dans le monde entier, ce qui a de graves conséquences sur le développement socio-économique et la jouissance des droits de l’homme de tous les pays. Face à ces graves défis, les différents pays doivent renforcer la solidarité et la coopération et travailler main dans la main pour vaincre le virus tout en faisant progresser vigoureusement le développement durable, notamment en redoublant d’efforts pour réduire la pauvreté afin de surmonter l’impact négatif de la COVID-19 sur la vie du peuple dans tous les pays. C’est la troisième fois que le Conseil des droits de l’homme a adopté cette résolution importante soumise par la Chine. Nous espérons que la résolution permettra à toutes les parties de dégager un consensus, de faire avancer ensemble le développement durable et de contribuer à une jouissance universelle des droits de l’homme.

China News Service : Lors de la 47e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le racisme systémique et la discrimination raciale dans les pays occidentaux ont attiré une large attention. La Chine peut-elle présenter plus d’informations concernées ?

Zhao Lijian : Le 12 juillet, un dialogue sur la protection des droits des Africains et des descendants d’Africains s’est tenu dans le cadre de la 47e session du Conseil des droits de l’homme. Les pays en développement ont condamné les uns après les autres le racisme systémique et la discrimination raciale, et appelé la communauté internationale à redoubler d’efforts pour lutter contre la discrimination et la violence à l’encontre des personnes d’ascendance africaine et asiatique.

Au nom de plus de 50 pays, la Chine a fait une déclaration commune, soulignant que les Africains, les personnes d’ascendance africaine, les Asiatiques ainsi que les personnes d’ascendance asiatique souffrent depuis longtemps du racisme systémique, de la discrimination raciale et des crimes de haine. Les organisations multilatérales des droits de l’homme doivent prendre des mesures pour traiter à la fois les symptômes et les causes profondes du racisme systémique et de la discrimination raciale structurelle, et éliminer les maux légués par l’histoire, à savoir l’esclavage, la traite transatlantique des esclaves, le colonialisme et le trafic de main-d’œuvre. La communauté internationale doit redoubler d’efforts pour combattre la discrimination raciale et les crimes de haine visant les Asiatiques et les personnes d’origine asiatique. Les personnalités politiques et publiques doivent cesser de faire des remarques racistes. Les droits des Asiatiques et des personnes d’ascendance asiatique doivent être pleinement protégés.

Le représentant chinois a signalé dans son intervention que les Africains et les personnes d’ascendance africaine sont toujours confrontés au racisme systémique et à la discrimination raciale aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et dans les pays membres de l’Union européenne (UE). Ils subissent de graves discriminations et violences de la part des forces de l’application de la loi et des organes judiciaires, où la justice ne peut être défendue. Ces dernières années, la discrimination et les crimes de haine contre les Asiatiques et les personnes d’origine asiatique ont considérablement augmenté aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et dans les pays membres de l’UE. Les propos incendiaires de certains politiciens et médias en sont responsables. La communauté internationale ne doit plus rester les bras croisés devant le racisme systémique et doit assurer que les Africains et les personnes d’ascendance africaine, ainsi que les Asiatiques et les personnes d’ascendance asiatique ne feront plus l’objet de la discrimination et de la violence.

La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet a affirmé que l’absence de reconnaissance des responsabilités historiques par les pays ayant tiré profit de l’esclavage, de la traite transatlantique des esclaves et du colonialisme était une cause importante de la montée du racisme et de la violence raciale. Les pays concernés doivent prendre des mesures concrètes, modifier les systèmes et mesures discriminatoires, poursuivre les auteurs responsables des crimes racistes et accorder des réparations aux victimes pour que l’égalité raciale et la justice soient établies sans tarder.

Le Groupe des États d’Afrique, l’Organisation de la coopération islamique, le Groupe des États arabes, le Conseil de coopération du Golfe, l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, Cuba, l’Indonésie, le Viet Nam, le Bélarus ont tous condamné le racisme systémique et la discrimination raciale, exhorté les pays concernés à appliquer pleinement et efficacement La Déclaration et le Programme d’action de Durban, à éliminer l’influence des problèmes légués par l’histoire tels que l’esclavage, la traite transatlantique des esclaves et le colonialisme, à mettre fin à la brutalité policière, à interdire la propagation de discours incitant à la discrimination raciale et à protéger effectivement les droits de l’homme de tous, dont les Africains et les peuples d’ascendance africaine, les Asiatiques et les personnes d’ascendance asiatique ainsi que les autochtones.

Nous exhortons les pays occidentaux concernés à répondre sérieusement aux préoccupations de la communauté internationale, à réfléchir profondément à leurs problèmes de racisme systémique et de discrimination raciale et à prendre des mesures concrètes pour les résoudre. Ainsi apporteront-ils une contribution à la protection et à la promotion des droits de l’homme au sein de leurs pays et au développement régulier de la cause internationale des droits de l’homme.

TASS : Selon des médias russes, le Consul général de Chine à Vladivostok a dit que les deux pays prévoyaient d’annoncer la reconnaissance mutuelle des vaccins contre la COVID-19 en septembre prochain. Lundi, le Consulat général de Chine à Vladivostok a démenti ce reportage. La Russie et la Chine tiennent-elles des discussions sur la reconnaissance mutuelle des vaccins ? Quand la reconnaissance mutuelle des vaccins sera-t-elle mise en œuvre ?

Zhao Lijian : J’ai remarqué que le Consulat général de Chine à Vladivostok avait déjà publié des informations à ce sujet sur son site Internet. Pour le moment, je n’ai rien à y ajouter.

Beijing Youth Daily : Selon des reportages, le 12 juillet, l’Alliance GAVI a annoncé qu’elle avait signé des accords d’achat anticipé dans le cadre de la facilité COVAX avec Sinopharm et Sinovac. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine soutient toujours fermement et s’engage toujours activement dans la facilité COVAX, et a annoncé qu’elle y fournirait des vaccins destinés prioritairement aux besoins urgents des pays en développement. Depuis que l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) a approuvé l’utilisation d’urgence des vaccins de Sinopharm et Sinovac respectivement le 7 mai et le 1er juin de cette année, les deux entreprises chinoises ont immédiatement commencé à coordonner leurs efforts pour assurer la production et ont discuté activement avec l’Alliance GAVI de la fourniture de vaccins. En vertu des accords d’achat récemment signés entre les deux parties, les deux entreprises chinoises fourniront 110 millions de doses de vaccin à la facilité COVAX d’ici quatre mois et sont parvenues à une intention de fourniture de vaccins à long terme. Il s’agit d’une autre action concrète prise par la Chine pour honorer son engagement de faire des vaccins un « bien public mondial », promouvoir une distribution équitable des vaccins et contribuer à la lutte mondiale contre la pandémie.

Le monde souffre encore de la pandémie de COVID-19 et les vaccins constituent l’arme la plus puissante contre la pandémie. En tant que plus grand pays en développement et membre responsable de la communauté internationale, la Chine ne cherche jamais à engager dans le « moi d’abord » et rejette le nationalisme en matière de vaccins. Nous défendons depuis toujours le concept d’une communauté de santé pour tous et promouvons activement la coopération internationale en matière de vaccins par des actions concrètes, contribuant ainsi réellement à garantir que les vaccins soient accessibles et abordables dans les pays en développement. À ce jour, la Chine a fourni plus de 500 millions de doses de vaccin et de solution concentrée de vaccin à plus de 100 pays et organisations internationales en Asie, en Afrique, en Europe, en Amérique et dans le Pacifique Sud, soit un sixième de la production mondiale totale de vaccins, ce qui fait de la Chine le plus grand fournisseur de vaccins aux pays en développement.

La Chine continuera à apporter sa contribution à la distribution équitable et à l’accessibilité des vaccins dans les pays en développement. Nous appelons également les pays qui en ont les capacités à prendre, dans les meilleurs délais, des actions concrètes pour soutenir les pays en développement et les aider à obtenir des vaccins, en vue d’une victoire rapide et commune de l’humanité sur la pandémie.

CCTV : Il y a quelques jours, lors de sa visite au Monténégro, le Représentant spécial pour les Balkans occidentaux du Département d’État américain et Sous-Secrétaire d’État adjoint américain Matthew Palmer a dit que la Chine pratiquait une diplomatie du piège de la dette au Monténégro et dans les Balkans occidentaux. Il a dit que le Monténégro devait se méfier des échanges commerciaux avec la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine et le Monténégro sont liés par une amitié traditionnelle. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques il y a 15 ans, la Chine et le Monténégro, deux pays qui respectent les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de part et d’autre, ont vu leurs relations se développer dans d’heureuses conditions. Sur la base du respect mutuel, de l’égalité et des avantages réciproques, les deux pays ont mené une coopération fructueuse dans des domaines tels que la construction d’infrastructures de transport. Cela revêt une grande importance pour le développement économique et social et l’amélioration du bien-être de la population du Monténégro. La Chine attache une grande importance au développement de ses relations avec le Monténégro et espère que les deux parties travailleront ensemble pour approfondir continuellement la coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant au bénéfice des peuples des deux pays.

Je tiens à souligner que la tentative de certains pays mal intentionnés de faire du tapage autour du soi-disant « piège de la dette » dans la coopération avec la Chine ne recueillera aucun soutien. La véritable intention derrière la fausse accusation de soi-disant « piège de la dette » est de semer la discorde dans les relations entre la Chine et les pays concernés. Toute personne impartiale sur cette question donnera une conclusion objective.

Shenzhen TV : Selon un reportage de la NHK du 8 juillet, la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO) a découvert, lors de sa récente enquête sur la zone de stockage des déchets nucléaires de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, que les couvercles de deux conteneurs s’étaient desserrés et que des fissures y étaient apparues. La densité des substances radioactives dans l’eau à l’intérieur a atteint 79 000 becquerels par litre, et les régions autour de la zone de stockage ont également été contaminées à différents degrés. C’est la troisième fois depuis mars dernier que les conteneurs de déchets nucléaires de la centrale nucléaire de Fukushima présentent des fuites. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Comme le dit un dicton chinois, il ne faut pas faire la même erreur plus de trois fois. Rien que depuis le mois de mars dernier, trois fuites de conteneurs de déchets nucléaires de la centrale nucléaire de Fukushima ont déjà été révélées. Nous n’osons pas imaginer combien de fuites restent non découvertes ou cachées encore.

En avril dernier, le Japon a pris la décision unilatérale et erronée de déverser l’eau contaminée dans la mer. Au cours des trois mois qui se sont écoulés depuis lors, la partie japonaise a fait la sourde oreille aux doutes et aux préoccupations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, a mis de côté ses responsabilités et ses obligations internationales, et a tenté de rejeter ses responsabilités sur autrui en déformant fréquemment les faits avec des sophismes. En outre, la partie japonaise a laissé se poursuivre les fuites de déchets nucléaires de la centrale nucléaire de Fukushima. Comment peut-on prétendre que cela n’est pas inquiétant et préoccupant ? La pratique de la partie japonaise consistant à faire passer ses propres intérêts économiques avant les intérêts communs de l’ensemble de l’humanité a défié la conscience humaine la plus basique, et a mis en péril l’intérêt public de la communauté internationale ainsi que la santé et la sécurité des populations du monde. La partie japonaise doit réexaminer sa mauvaise décision au plus vite et donner à la communauté internationale une explication responsable.

Grâce aux multiples appels des parties prenantes telles que la Chine, la République de Corée et la Russie, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déjà décidé d’établir un groupe de travail technique sur le traitement de l’eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima du Japon, auquel se joindront des experts de la Chine, de la République de Corée, de la Russie et d’autres pays. Le Japon doit coopérer sincèrement avec le groupe de travail, agir avec un fort sens des responsabilités pour l’intérêt public international et traiter prudemment les questions concernées de manière ouverte, transparente et scientifique.

Phoenix TV : Le 12 juillet, heure locale, le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste cubain et Président de Cuba Miguel Diaz-Canel  a déclaré dans un discours télévisé avec les principaux responsables du gouvernement que l’agissement anti-gouvernemental ayant eu lieu le 11 juillet n’était pas un hasard, mais un acte d’une poignée de forces anticubaines visant à perturber la vie paisible des habitants cubains sous prétexte d’améliorer le bien-être de la population. Il a demandé une fois encore aux États-Unis de cesser l’embargo imposé à Cuba. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons noté qu’ après les manifestations ayant eu lieu dans certaines régions de Cuba le 11 juillet, heure locale, le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste cubain et Président de Cuba Miguel Diaz-Canel s’est rendu immédiatement sur les lieux pour écouter la voix de la population et a tenu un discours télévisé le 12 juillet.

Comme la partie cubaine l’a signalé, l’embargo des États-Unis est la cause profonde des problèmes comme la pénurie de médicaments et l’approvisionnement insuffisant en énergie à Cuba. L’Assemblée générale des Nations Unies a récemment adopté à une majorité écrasante pour la 29e fois la résolution appelant à « mettre fin à l’embargo économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis », ce qui reflète un appel universel de la communauté internationale. La partie américaine doit lever complètement l’embargo imposé à Cuba pour jouer un rôle agissant dans la lutte de la population cubaine contre l’impact épidémique.

La Chine s’oppose fermement à l’ingérence extérieure dans les affaires intérieures de Cuba, soutient fermement la partie cubaine dans ses efforts visant à lutter contre la COVID-19, à améliorer le bien-être de la population et à maintenir la stabilité de la société et dans son exploration d’une voie de développement adaptée à ses propres conditions nationales. Je tiens à souligner que la Chine est disposée à travailler avec Cuba pour mettre en œuvre le consensus important atteint par les deux Chefs d’État et à approfondir résolument les relations d’amitié des deux pays.

Prasar Bharati : Les Ministres des Affaires étrangères de l’Inde et de la Chine participeront demain à la réunion des Ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) tenue à Douchanbé, capitale du Tadjikistan. Les deux Ministres tiendront-ils un entretien bilatéral en marge de la réunion ?

Zhao Lijian : Au cours de la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’OCS, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi échangera des points de vue avec les Ministres des Affaires étrangères des autres États membres de l’OCS sur les grandes questions internationales et régionales et la coopération de l’OCS dans divers domaines dans les circonstances actuelles afin de se préparer politiquement au Sommet de l’OCS de cette année.

Quant à votre question spécifique, nous publierons les informations en temps opportun. Veuillez continuer à suivre cela.

RCI : Le Ministère russe des Affaires étrangères a publié le 9 juillet les Rapports nationaux sur la situation des droits de l’homme, indiquant que les États-Unis continuent de violer gravement les droits de l’homme de leur propre peuple ainsi que de celui d’autres pays, et qu’en réalité, la liberté des médias à laquelle l’administration américaine avait promis d’adhérer n’y existe plus. Le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, d’autres formes de discrimination de toutes sortes et la xénophobie ne cessent de s’y aggraver. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : J’ai noté les rapports concernés. La Chine a également présenté à plusieurs reprises les faits concernant les violations des droits de l’homme commises par les États-Unis.

Je tiens à souligner que la meilleure façon de cacher un méfait est de ne pas le commettre. Les péchés et les crimes que l’administration américaine a commis dans le domaine des droits de l’homme sont innombrables. Même si l’administration américaine refuse d’en parler ou fait semblant de tous oublier, comment les pays qui ont été réprimés et intimidés de manière injustifiée par les États-Unis et ceux qui voient les conditions de vie de leurs peuples se dégrader dans les guerres déclenchées par les États-Unis peuvent-ils les oublier ? Comment les journalistes qui ont été réprimés, réduits au silence, harcelés et menacés par les États-Unis peuvent-ils les oublier ? Comment les groupes ethniques aux États-Unis qui ont été sans cesse persécutées par la discrimination raciale et qui ne peuvent plus respirer librement peuvent-ils les oublier ? Chaque crime de violation des droits de l’homme commis par les États-Unis a été enregistré depuis longtemps, et les preuves en sont irréfutables et indéniables.

Les rapports publiés par la Russie montrent une fois de plus que la communauté internationale a depuis longtemps une idée claire sur le « déguisement » des États-Unis, celui des droits de l’homme. Les États-Unis doivent cesser immédiatement de se poser en soi-disant « défenseur des droits de l’homme » et mettre de côté le grand bâton des droits de l’homme qu’ils brandissent arbitrairement. Ils doivent également consacrer plus de temps à écouter les voix des Asiatiques et des autres groupes ethniques, des populations autochtones, des réfugiés et des immigrants dans le pays, et examiner sérieusement et corriger les crimes de violations des droits de l’homme commis par eux-mêmes, tels que le génocide, la discrimination raciale et le travail forcé. La communauté internationale attend avec impatience de voir comment les États-Unis vont corriger leurs erreurs.

South China Morning Post : Le Japon a publié aujourd’hui le Livre blanc sur la défense 2021, dans lequel il mentionne pour la première fois l’importance de la stabilité de la situation autour de Taiwan. Quels sont les commentaires de la Chine à cet égard ?

Zhao Lijian : Récemment, la partie japonaise n’a cessé de prendre la Chine comme excuse, et s’est immiscée brutalement dans les affaires intérieures de la Chine. Elle a pointé du doigt sans fondement la défense nationale et les activités militaires normales de la Chine, fait des remarques irresponsables sur les activités maritimes légitimes de la Chine et fait du tapage sur la soi-disant « menace chinoise », ce qui est extrêmement erroné et irresponsable. La Chine y exprime son fort mécontentement et son opposition résolue.

Je dois souligner que Taiwan fait partie du territoire chinois et que la question de Taiwan relève purement des affaires intérieures de la Chine. La partie chinoise n’autorisera jamais l’ingérence dans la question de Taiwan sous quelque forme que ce soit et par quelque pays que ce soit. La Chine doit être et sera certainement réunifiée, et la réalisation de sa réunification complète est la plus propice à la paix et à la stabilité régionales.

L’île Diaoyu et ses îlots affiliés font partie intégrante du territoire de la Chine. En menant des activités de patrouille et d’application de la loi dans les eaux des îles Diaoyu, la Chine exerce le droit qui lui est inhérent, ce qui est parfaitement légitime et légal. La Loi sur la garde côtière est une législation nationale toute normale qui ne vise aucun pays spécifique et qui est entièrement conforme au droit international et aux pratiques mondiales. En effet, de nombreux pays, dont le Japon, ont déjà adopté et mis en œuvre des lois similaires. La « diplomatie du mensonge » et le « deux poids, deux mesures » de la partie japonaise doivent cesser !

La « stratégie indo-pacifique », qui vise à attiser la confrontation des blocs et à créer un « petit clan » pour la rivalité géopolitique, est une renaissance de la mentalité de la guerre froide et une régression de l’histoire, et doit être jetée à la poubelle. La partie japonaise chante à voix haute « la liberté et l’ouverture » dans l’océan Pacifique, mais peut-elle résoudre d’abord le problème du « rejet libre » de l’eau contaminée dans l’océan Pacifique causé par lui-même ?

Nous exhortons encore une fois la partie japonaise à se mettre dans un bon état d’esprit et à faire preuve de respect de la souveraineté de la Chine et de sincérité dans le maintien de la paix et de la stabilité régionales.

Global Times : Selon des reportages, une attaque violente a eu lieu récemment dans le quartier de la Cota 905, situé au sud-ouest de la capitale vénézuélienne Caracas, entraînant la mort de 4 policiers et de 5 civils. La police vénézuélienne a sévèrement lutté contre les gangs suspects et a tué plus de 20 criminels. Le Président Nicolas Maduro a accusé les forces extérieures de différents pays, dont les États-Unis, la Colombie et l’Espagne, d’avoir comploté cette attaque en collaboration avec les activistes de l’extrême droite du Venezuela. Quels sont les commentaires de la Chine sur cette affaire ?

Zhao Lijian : La Chine s’oppose à l’ingérence extérieure et aux actes de violence extrême et terroristes sous toutes leurs formes, et soutient fermement le gouvernement vénézuélien dans ses efforts visant à sauvegarder la paix et la stabilité du pays. Nous espérons que la communauté internationale jouera un rôle constructif, promouvra le règlement adéquat de la question vénézuélienne par le dialogue et aidera le Venezuela à revenir à la voie de développement normal le plus tôt possible.

Bloomberg : La Secrétaire au Trésor des États-Unis Janet Yellen a récemment appelé les pays de l’UE à contrecarrer la Chine et la Russie à l’occasion de sa visite à Bruxelles. Elle a déclaré qu’il fallait coopérer pour relever les défis auxquels sont confrontés les principes d’ouverture, de concurrence loyale, de transparence et de responsabilisation et a également accusé la Chine d’avoir adopté des mesures économiques injustes et des actes malveillants et d’avoir violé les droits de l’homme. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine exprime son fort mécontentement et son opposition résolue aux remarques de la Secrétaire au Trésor Janet Yellen. La Chine soutient fermement depuis toujours le multilatéralisme et le système commercial multilatéral centré sur l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), et mène la coopération économique et commerciale internationale conformément aux principes de l’égalité et du bénéfice mutuel. Premièrement, nous ne nous engageons pas dans l’intimidation et les sanctions de manière arbitraire ; deuxièmement, nous n’exerçons pas la « juridiction au bras long » ; troisièmement, nous ne réprimons pas les entreprises étrangères de façon injustifiée. D’où vient l’injustice ? Pratiquer ou rejeter les mécanismes et les règles dans le cadre du système commercial multilatéral au gré de ses convenances, et calomnier et dénigrer les autres pays sans scrupule sur la base de mensonges, de rumeurs et de fausses informations, voilà la véritable injustice.

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