Conférence de presse du 10 septembre 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/09/11

CCTV : Hier, le 13e Sommet des BRICS s’est tenu par liaison vidéo. Quelles sont les initiatives et propositions de la Chine sur la promotion de la coopération des BRICS ?

Zhao Lijian : Le Président Xi Jinping a avancé cinq propositions pour le développement de qualité de la coopération pragmatique des BRICS.

Premièrement, persévérer dans la solidarité et renforcer la coopération dans la santé publique. Nous devons nous soutenir mutuellement dans nos efforts respectifs de lutte contre l’épidémie, mener une coopération pragmatique dans des domaines tels que la recherche, le développement et la production conjoints de vaccins et la reconnaissance mutuelle des normes, et promouvoir un lancement rapide en ligne du Centre des BRICS pour la recherche et le développement de vaccins.

Deuxièmement, adhérer à l’équité et à l’accessibilité, et renforcer la coopération internationale sur les vaccins. La Chine a fourni plus d’un milliard de doses de vaccins et de solutions concentrées à plus de 100 pays et organisations internationales, et s’efforcera de fournir 2 milliards de doses de vaccins au monde d’ici la fin de l’année. En plus du don de 100 millions de dollars américains à la facilité COVAX, la Chine fera dans l’année un autre don de 100 millions de doses de vaccins à des pays en développement.

Troisièmement, s’attacher au bénéfice mutuel et au gagnant-gagnant, et renforcer la coopération économique. La Chine propose d’organiser une réunion de haut niveau des BRICS sur le changement climatique et un forum des BRICS sur les mégadonnées pour le développement durable. La Chine invite toutes les parties à participer activement aux divers événements organisés par la base d’innovation à Xiamen dans le cadre du partenariat des BRICS sur la nouvelle révolution industrielle. Nous nous félicitons des progrès substantiels obtenus par la Nouvelle banque de développement dans l’élargissement de ses membres.

Quatrièmement, poursuivre l’équité et la justice, et renforcer la coopération politique et sécuritaire. Nous devons consolider le partenariat stratégique des BRICS, nous soutenir mutuellement dans les questions touchant aux intérêts vitaux respectifs, renforcer la coordination sur les questions internationales et régionales importantes et faire davantage entendre la voix des BRICS.

Cinquièmement, persévérer dans l’apprentissage mutuel et l’inspiration réciproque, et renforcer les échanges et la coopération humains et culturels. La Chine propose d’établir une alliance des BRICS pour l’enseignement professionnel et d’organiser des compétitions de compétences professionnelles. La Chine tiendra le séminaire sur la gouvernance des BRICS et le forum d’échanges culturels et humains des BRICS. Nous souhaitons tout le succès aux athlètes des pays des BRICS et du reste du monde dans les Jeux Olympiques d’hiver de Beijing.

La Chine assumera l’année prochaine la présidence tournante des BRICS. Elle souhaite travailler avec les partenaires des BRICS pour approfondir intégralement la coopération dans divers domaines, établir des partenariats plus étroits et plus pragmatiques, relever ensemble les défis communs et créer un meilleur avenir.

CGTN : Le 8 septembre, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a participé à la première réunion des Ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l’Afghanistan. Nous avons remarqué qu’après la réunion, les parties avaient publié une déclaration commune. Cette voix commune émise par les pays voisins de l’Afghanistan a suscité une grande attention à l’intérieur comme à l’extérieur de la Chine. Pourriez-vous présenter les signaux que la déclaration commune a émis ?

Zhao Lijian : La première réunion des Ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l’Afghanistan s’est tenue le 8 septembre par liaison vidéo. C’est la première fois que les Ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l’Afghanistan discutent des sujets liés à l’Afghanistan, ce qui est nécessaire et opportun et a donné des résultats encourageants. En tant que pays voisins de l’Afghanistan, nous sommes plus désireux que tout autre pays de voir l’Afghanistan sortir de la guerre et du chaos et renouer avec la paix et le développement.

La déclaration commune est un acquis important de la réunion, reflète le consensus et la volonté commune des six pays et fait entendre une voix positive, forte et claire à la communauté internationale. Les points cruciaux de la déclaration commune sont les suivants :

Les moyens militaires ne peuvent pas résoudre la question afghane. Nous appelons l’Afghanistan à former une structure politique ouverte et inclusive, à adopter des politiques intérieures et extérieures modérées et prudentes, à poursuivre une politique d’amitié et de bon voisinage, à rompre nettement les liens avec toutes les forces terroristes, et à ne pas autoriser le « Mouvement islamique du Turkestan oriental » (MITO) et les autres organisations terroristes à s’y installer.

Les pays voisins de l’Afghanistan feront preuve de solidarité envers le peuple afghan, soutiendront la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Afghanistan, et s’engageront à aider l’Afghanistan à réaliser la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la stabilité et le développement. Nous sommes prêts à maintenir l’ouverture des postes-frontières avec l’Afghanistan, et nous engageons à continuer de fournir des aides en matière de matériel médical et de technologies au peuple afghan pour lutter contre la COVID-19. Nous continuerons de procéder à la coordination et à la coopération sur des questions telles que la lutte contre la drogue et les réfugiés et immigrés, et continuerons de soutenir le développement économique et l’interconnexion entre l’Afghanistan et le reste de la région. Nous appelons la communauté internationale à aider l’Afghanistan en matière de paix et de reconstruction, et sommes convenus de continuer d’organiser la réunion des Ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l’Afghanistan et d’établir des mécanismes concernés.

Cette réunion des Ministres des Affaires étrangères est une première tentative de la coopération entre les pays voisins de l’Afghanistan pour répondre au changement de la situation en Afghanistan, et marque l’établissement officiel du mécanisme de coordination et de coopération des pays voisins de l’Afghanistan. Ce mécanisme n’est pas incompatible avec les divers mécanismes multilatéraux existants sur la question afghane et ils peuvent se compléter les uns les autres pour former une synergie. Toutes les parties soutiennent la poursuite de ce mécanisme unique pour échanger leurs politiques et préconisations, coordonner les positions et relever ensemble les défis à travers cette plateforme.

L’opinion publique internationale attache une grande importance à cette réunion et à cette déclaration commune, estimant que cela marque le fait que les pays voisins de l’Afghanistan recherchent le plus grand terrain d’entente dans la résolution de la question afghane et a émis un message clé à la communauté internationale, celui du soutien des pays voisins à la construction d’un Afghanistan pacifique, stable, prospère et ami. Cela permettrait de créer un environnement extérieur propice à la paix et à la reconstruction en Afghanistan.

Prasar Bharati : Vous venez de mentionner le 13e Sommet des BRICS qui s’est tenu hier. Ce sommet a été présidé par l’Inde qui assume la présidence des BRICS. Quels sont vos commentaires sur les initiatives et les différents consensus atteints par les pays des BRICS ainsi que sur le développement du partenariat des BRICS pendant l’année de la présidence indienne ?

Zhao Lijian : Je viens de présenter les informations liées au 13e Sommet des BRICS. Nous apprécions l’organisation de ce sommet par l’Inde et sa contribution pendant sa présidence des BRICS au cours de l’année écoulée. Nous exprimons notre gratitude à l’Inde.

Global Times : Le 9 septembre, le porte-parole du Bureau politique des Talibans afghans à Doha Suhail Shaheen a déclaré dans une interview qu’actuellement, de nombreux membres du MITO avaient quitté l’Afghanistan et qu’aucun des membres qui y restaient n’aurait la possibilité de rester où que ce soit en Afghanistan dans le futur. Les Talibans afghans n’autorisent pas le MITO et d’autres organisations à avoir de terrain d’entraînement, d’agence de collecte de fonds et de site de recrutement de soldats en Afghanistan. Dans le même temps, concernant le rapatriement ou non des membres du MITO en Afghanistan vers la Chine, Suhail Shaheen n’a pas donné une réponse précise. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons remarqué cette interview exclusive du Global Times, et la nouvelle déclaration des Talibans afghans sur la question du MITO. Le MITO, une organisation terroriste internationale répertoriée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, constitue une menace directe pour la sécurité nationale et l’intégrité territoriale de la Chine, un fléau majeur affectant la sécurité et la stabilité régionales et une tumeur parasitaire dans l’Afghanistan. S’opposer résolument au MITO, le contenir à toute force, l’attaquer fortement et l’éliminer complètement sont la responsabilité commune de la communauté internationale, dont l’Afghanistan.

La Chine a exprimé aux Talibans afghans à plusieurs reprises sa grave préoccupation sur la question du MITO, et les Talibans afghans y attachent de l’importance et ont pris des engagements sérieux. Nous espérons que les Talibans afghans tiendront leur parole, rompront nettement les liens avec les organisations terroristes, dont le MITO, prendront des mesures efficaces pour les combattre résolument à l’intérieur du pays, tout en renforçant la coordination et la coopération avec les pays voisins pour éviter les retombées, afin d’éviter que l’Afghanistan ne redevienne un foyer, un refuge et une source de prolifération des forces terroristes.

China News Service : Il y a quelques jours, le Ministre australien de la Défense Peter Dutton a déclaré devant la Chambre de commerce américaine en Australie que l’environnement régional actuel était plus complexe et moins prévisible que jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et qu’il ressemblait à celui des années 1930. Il a également dit que le « jeu à somme nulle » de la Chine était plus « coercitif », qu’il portait atteinte à la souveraineté d’autres pays et remettait en cause l’ordre international fondé sur des règles. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Ce fonctionnaire du gouvernement australien a ouvertement prêché la « théorie de la menace chinoise » et a lancé des accusations et des attaques infondées contre la Chine, ce qui a pleinement révélé sa mentalité de la guerre froide et ses préjugés idéologiques. Cela va à l’encontre de la tendance actuelle à la paix, au développement et à la coopération dans le monde, et nuit à la paix et à la stabilité régionales ainsi qu’aux intérêts propres de l’Australie. La Chine s’oppose fermement à ces remarques extrêmement dangereuses et irresponsables.

La Chine, qui persévère dans la voie du développement pacifique et s’engage à développer des relations d’amitié et de coopération avec les autres pays sur la base des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, est toujours un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde et un défenseur de l’ordre international. La Chine défend fermement le système international centré sur les Nations Unies et les normes fondamentales régissant les relations internationales fondées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies, et nous nous opposons aux tentatives d’imposer à la communauté internationale des règles fixées par seulement quelques pays.

La responsabilité des difficultés actuelles dans les relations sino-australiennes incombe totalement à l’Australie. La Chine n’a jamais porté atteinte à la souveraineté de l’Australie. En fait, c’est l’Australie qui a violé à maintes reprises le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales et qui s’est immiscée de manière grossière dans les affaires intérieures de la Chine, tentant d’attiser des tensions et de provoquer des confrontations, comme si elle ne souhaitait rien d’autre qu’un chaos total. La communauté internationale peut voir clairement qui est motivé par la mentalité du « jeu à somme nulle » et qui pratique la « coercition ». Nous recommandons aux politiciens australiens de ne plus vanter la « menace chinoise » et de ne plus prendre la Chine comme un « ennemi imaginaire ». Sinon, ils subiront les conséquences de leur propre extravagance.

Shenzhen TV : Le chef du soi-disant département chargé des affaires étrangères de Taiwan Joseph Wu a récemment déclaré dans un article que, sous la pression de la partie continentale de la Chine, les Nations Unies et leurs agences spécialisées ne cessaient de citer la résolution 2758 adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1971 comme base juridique pour exclure la participation de Taiwan. Il a également prétendu que « seul le gouvernement élu par le peuple de Taiwan avec un processus démocratique pouvait représenter Taiwan sur la scène internationale ». Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Ces propos de Joseph Wu sont purement et simplement des remarques prônant l’« indépendance de Taiwan ». Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde, et Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. La représentation de la Chine aux Nations Unies inclut certainement Taiwan. Sur la question de la participation de Taiwan aux organisations internationales, la position de la Chine est constante et claire. La question doit être traitée conformément au principe d’une seule Chine, qui est également un principe important confirmé par la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette résolution a déjà clairement reconnu sur les plans politique, juridique et procédural que les représentants du gouvernement de la République populaire de Chine sont les seuls représentants légitimes de la Chine auprès des Nations Unies. La question de la soi-disant « mauvaise citation » n’existe donc pas du tout. Nous exhortons les autorités du Parti démocrate progressiste (PDP) à mettre fin à leurs actes visant à l’« indépendance de Taiwan » sur le plan juridique ainsi qu’à leur manipulation politique, et à cesser de se faire humilier par leurs propres actes.

Beijing Daily : Récemment, plusieurs médias indiens ont reçu une gifle pour avoir diffusé de fausses informations. Certains médias indiens ont cité des scènes de jeux vidéo ainsi que des vidéos et photos d’avions de guerre américains comme preuves d’une « invasion du Pakistan en Afghanistan », ce qui a été condamné par des médias étrangers et des Indiens. Auparavant, il a été révélé plusieurs fois que des médias indiens avaient fabriqué de fausses nouvelles. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine est toujours d’avis que les reportages doivent respecter les faits et s’oppose fermement aux actes de fabriquer de fausses nouvelles et de violer la déontologie du journalisme en se servant de la soi-disant liberté de la presse. La communauté internationale devra renforcer la coopération dans la lutte contre les fausses informations et travailler ensemble pour défendre un environnement sain, rationnel et objectif de l’opinion publique.

Phoenix TV : Le 11 septembre de cette année marque le 20e anniversaire des attentats du 11-septembre. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? Quels sont vos points de vue sur la situation internationale actuelle en matière de lutte contre le terrorisme ?

Zhao Lijian : Le 11 septembre de cette année marque le 20e anniversaire des attentats du 11-septembre. Au cours des 20 derniers ans, des progrès importants ont été réalisés dans la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme, mais la situation actuelle de la lutte internationale contre le terrorisme reste complexe et grave. Le terrorisme est un ennemi commun de la société humaine et la communauté internationale a la responsabilité commune de le combattre. Tous les pays doivent agir de concert, prendre des mesures intégrées, mettre en valeur le rôle central et de coordination des Nations Unies dans la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme, attacher de l’importance à l’éradication des sources du terrorisme et s’attaquer à des problèmes majeurs tels que l’utilisation abusive par les terroristes de nouvelles technologies, tout en restant vigilants face aux actes des forces terroristes consistant à utiliser l’épidémie de COVID-19 pour inciter à des activités terroristes.

Il faut rejeter le « deux poids deux mesures » dans la lutte contre le terrorisme. Les terroristes sont toujours des terroristes. Définir les terroristes sur la base des intérêts politiques égoïstes revient à tolérer les activités terroristes. Cela nuit gravement à l’intérêt général de la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme. L’idéologie ne peut être un critère lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme. Nous nous opposons fermement aux attaques et aux calomnies contre les mesures légitimes de lutte contre le terrorisme et la radicalisation dans les autres pays, sous couvert de protection des minorités ethniques et de la liberté de religion, et à la tolérance et même à l’utilisation des organisations terroristes pour rechercher des intérêts géopolitiques égoïstes.

La guerre en Afghanistan lancée par les États-Unis après les attentats du 11-septembre a duré 20 ans, mais elle n’a pas réussi à éliminer la menace du terrorisme, et le nombre d’organisations terroristes basées en Afghanistan et de terroristes étrangers a même augmenté considérablement. Les États-Unis sont l’auteur de la question afghane et doivent en tirer une leçon. La fin de l’intervention militaire américaine devrait marquer le début d’une prise réelle de leurs responsabilités. Les États-Unis sont plus obligés que tout autre pays de fournir au peuple afghan une aide économique, humanitaire et de bien-être social, et d’aider l’Afghanistan à maintenir la stabilité, à prévenir le chaos, à contenir la menace du terrorisme et à s’orienter vers un bon développement, tout en respectant la souveraineté et l’indépendance de l’Afghanistan.

Macao Monthly : Selon des reportages, le 9 septembre, 13 parlementaires républicains dirigés par le membre chevronné de la commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants des États-Unis Cathy McMorris Rodgers ont envoyé une lettre au Secrétaire américain aux Transports Pete Buttigieg, exprimant leur inquiétude face à la décision de l’administration américaine d’approuver la vente de puces automobiles à l’entreprise Huawei, et lui demandant s’il s’inquiète du fait que Huawei s’en serve pour mettre au point des composants automobiles susceptibles de collecter des informations des Américains et des infrastructures de transport des États-Unis. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Certains politiciens américains jouent le voleur volé. Face à de telles pratiques, le peuple chinois est très indigné. En parlant du vol et de la collecte des informations, ce sont les États-Unis qui méritent parfaitement le titre de « champion du monde ». Les scandales d’écoutes à l’échelle mondiale tels que « PRISM » ont prouvé que les États-Unis sont, plus que tout autre pays, le premier « empire du piratage ». Ce ne sont pas les États-Unis qui devraient s’inquiéter de cela, mais plutôt les autres pays.

Les entreprises chinoises maintiennent depuis toujours un bon bilan en matière de sécurité de l’information. Huawei a depuis longtemps déclaré ouvertement au monde qu’il était disposé à signer un accord « sans porte dérobée » et qu’il était prêt à mettre en place des centres d’évaluation de la cybersécurité dans n’importe quel pays pour accepter les inspections étrangères. Je voudrais savoir si les entreprises américaines osent suivre l’exemple de Huawei. Nous recommandons à certains parlementaires américains de contribuer davantage à leurs propres circonscriptions, au lieu de calomnier et salir d’autres et de se livrer à la manipulation politique.

Bloomberg : Pourriez-vous fournir plus de détails sur l’entretien téléphonique entre les Chefs d’États de la Chine et des États-Unis ? Les deux parties ont également évoqué qu’ils appelleraient les équipes chinoise et américaine à intensifier leur travail et à engager de larges dialogues au niveau technique. Pourriez-vous présenter les détails ? Quels changements notables pourraient avoir lieu dans les relations sino-américaines dans les semaines ou les mois à venir grâce à cet entretien téléphonique ?

Zhao Lijian : La Chine et les États-Unis sont respectivement le plus grand pays en développement et le plus grand pays développé. La question de savoir s’ils arrivent à bien gérer leurs relations met en jeu l’avenir du monde. Et les deux pays ont l’obligation de bien répondre à cette question du siècle. Lorsque la Chine et les États-Unis coopèrent, les deux pays et le monde en profitent ; et lorsqu’ils s’affrontent, les deux pays et le monde entier en subissent les lourdes conséquences. Bien gérer les relations sino-américaines n’est pas une option, mais un impératif.

Aujourd’hui où la communauté internationale fait face à de nombreux défis communs, la Chine et les États-Unis doivent faire preuve de largeur d’esprit, assumer les grandes responsabilités qui leur incombent, se tourner vers l’avenir et aller de l’avant, et afficher du courage stratégique et de la détermination politique pour remettre le plus tôt possible les relations sino-américaines sur la bonne voie de développement stable au grand bénéfice des deux peuples et des peuples du monde entier.

Lors de cet entretien téléphonique, les deux parties sont d’avis que les échanges approfondis entre les deux Chefs d’États sur les relations sino-américaines et les grands dossiers internationaux revêtent une grande importance pour assurer le développement des relations bilatérales dans la bonne direction. Elles sont convenues de maintenir des contacts réguliers par divers moyens. Les équipes chinoise et américaine sont appelées à intensifier leur travail et à engager de larges dialogues au niveau technique pour créer des conditions favorables au développement ultérieur des relations sino-américaines.

Concernant la question spécifique que vous avez posée, je n’ai rien à ajouter.

South China Morning Post : Le Président américain Joe Biden a indiqué dans l’entretien téléphonique que les États-Unis n’avaient pas l’intention de changer la politique d’une seule Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à cet égard ? Est-elle satisfaite de la déclaration des États-Unis ?

Zhao Lijian : La question de Taiwan reste toujours la question la plus importante et la plus sensible dans les relations sino-américaines. Le principe d’une seule Chine est le fondement politique des relations sino-américaines. Lors de l’entretien téléphonique, le Président Xi Jinping a souligné que sur la base du respect mutuel des préoccupations vitales de part et d’autre et de la gestion adéquate des divergences, la Chine et les États-Unis devraient poursuivre leurs contacts et dialogues pour faire avancer leurs concertation et coopération afin de donner aux relations sino-américaines davantage de dynamiques. Le Président Joe Biden a indiqué dans l’entretien téléphonique que les États-Unis n’avaient pas l’intention de changer la politique d’une seule Chine.

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Aujourd’hui marque la journée des enseignants en Chine. Respecter les enseignants et valoriser l’éducation sont une tradition d’excellence de la nation chinoise. Les élèves seront toujours reconnaissants envers leurs enseignants et n’oublieront jamais leur enseignement. Les bienfaits des enseignants se répandent avec leurs élèves dans les quatre coins du monde. Bonne fête à tous les enseignants !

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