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Le 14 juin 2012, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Weimin a tenu une conférence de presse.
Q : Veuillez nous donner des informations sur les négociations à Moscou entre la Chine et la Russie sur la question nucléaire iranienne. Quelles sont les attentes de la Chine vis-à-vis du Dialogue qui sera tenu à Moscou ?
R : Le Ministre assistant des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a eu, avec le Vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, le 13 juin à Moscou, des consultations durant lesquelles ils ont échangé de manière approfondie sur la question nucléaire iranienne et surtout sur le Dialogue de Moscou qui aura bientôt lieu.
Actuellement, le processus de dialogue et de négociations se trouve dans une phase importante. La partie chinoise espère que les parties concernées pourront faire preuve de tolérance et prendre en considération les préoccupations des uns et des autres pour faire progresser le Dialogue de Moscou et tenir le cap du dialogue et des négociations. La Chine, qui œuvre toujours à la réconciliation et au dialogue, continuera à déployer ensemble avec les différentes parties des efforts inlassables pour régler pacifiquement la question nucléaire iranienne par voie diplomatique.
Q : Le Ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a fait remarquer récemment qu'il proposerait au Conseil de Sécurité des Nations Unies de mettre en œuvre de manière coercitive « la proposition en six points » de l'Envoyé spécial Kofi Annan, en vertu du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies. Qu'en pensez-vous ?
R : La partie chinoise entretient depuis toujours des concertations et coordinations avec les parties concernées sur la question syrienne. Nous estimons que les actions de la communauté internationale concernant la question syrienne doivent permettre d'apaiser la tension et de faire progresser le processus de règlement politique de la question dans ce pays, ainsi que de préserver la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Dans le contexte actuel, la communauté internationale doit plus que jamais appuyer énergiquement l'Envoyé spécial Kofi Annan dans ses efforts de médiations et exhorter les parties syriennes concernées à appliquer entièrement les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et la proposition de Kofi Annan, à coopérer activement avec la mission de supervision des Nations Unies, à cesser toutes les violences, à protéger effectivement les civils et à apaiser la tension au plus tôt. Nous ne sommes pas pour une sanction ou pression unilatérale.

Q : Récemment, certaines entreprises étrangères se sont plaintes de la dégradation de l'environnement d'investissement en Chine et des traitements injustes qu'elles avaient subis dans ce pays. Quelle est la réaction de la partie chinoise à ce sujet ?
R : A ma connaissance, le nombre des entreprises étrangères qui investissent en Chine continue à augmenter au lieu de diminuer. Leur décision d'investir en Chine est justement basée sur une appréciation objective de l'environnement d'investissement dans notre pays, ce qui est bien parlant. La Chine, toujours attachée à la réforme, à l'ouverture sur l'extérieur et à la stratégie d'ouverture de bénéfices réciproques et de gagnant-gagnant, travaille à créer un environnement favorable aux investisseurs étrangers. Elle accorde toujours une grande importance aux préoccupations des entreprises étrangères sur leurs activités en Chine et œuvre constamment à les régler.
Toutes les entreprises étrangères légalement enregistrées en Chine bénéficient des traitements nationaux. Il n'y a pas de soi-disant discrimination. En réalité, depuis longtemps, les entreprises étrangères, sans jamais faire l'objet de discrimination, bénéficient de beaucoup de faveurs. Avec le développement continu des entreprises chinoises, les entreprises étrangères doivent s'adapter à la nouvelle situation, celle d'être mises au même plan que les entreprises chinoises pour des concurrences loyales.
Q : Quel dirigeant chinois participera à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable ? Quelles sont les attentes de la partie chinoise vis-à-vis de cette conférence ?
R : Nous publierons à temps les informations sur la présence de dirigeant chinois à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable. C'est un événement important. Nous souhaitons contribuer à la cause du développement durable dans le monde à travers une participation active à cette conférence. Le développement durable est aussi une politique nationale fondamentale de la Chine. Lors de la Conférence, nous présenterons les efforts chinois pour le développement durable et discuterons avec les autres parties des moyens pour mieux promouvoir l'œuvre du développement durable dans le monde.
Q : Selon des sources, la Russie aurait proposé de tenir une conférence internationale sur la question syrienne, et l'émissaire Kofi Annan, de mettre sur pied un groupe de liaison sur la question syrienne. Quelle est la position chinoise sur ce sujet ?
R : La Chine adopte une position positive et ouverte sur la tenue d'une conférence internationale et la création d'un groupe de liaison sur la question syrienne. Nous estimons que la communauté internationale doit tenir le cap du règlement politique et appuyer de tous ses efforts les médiations de l'Envoyé spécial Kofi Annan, afin de mettre en œuvre effectivement les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et la proposition en six points de Kofi Annan. La partie chinoise entend maintenir des concertations avec les parties concernées à ce sujet.
Q : La Russie avait fait savoir qu'elle pourrait accepter le départ du Président syrien Bashar al-Assad. La Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a aussi fait remarquer que les médiations de l'Envoyé spécial Kofi Annan devraient donner lieu à des progrès d'ici juillet. Qu'en pensez-vous ? Deuxième question, le Président philippin Benigno Aquino III a indiqué récemment que la Chine et les Philippines, liées par des relations de bénéfices mutuelles et de gagnant-gagnant, devaient continuer à renforcer leur coopération, qu'à l'heure actuelle, les deux parties travaillaient au règlement pacifique de l'affaire de l'île Huangyan à travers des moyens diplomatiques et que les lois philippines et le droit international ayant délimité clairement le territoire terrestre et maritime des Philippines, la Chine et les Philippines devaient respecter mutuellement leur souveraineté en vertu du droit international. Quelle est la réaction de la Chine à ce sujet ?
R : Concernant la première question, la Chine n'a l'intention de protéger aucune partie sur la question syrienne. C'est au peuple syrien de décider lui-même la voie de développement et le système politique de la Syrie. La Chine est ouverte à toute solution politique, qui sera obtenue à travers le dialogue politique entre les différentes parties syriennes et acceptée de manière générale par la communauté internationale. Elle souhaite voir plus de progrès dans les médiations de l'Envoyé spécial Kofi Annan. Dans le même temps, vu la complexité de la question syrienne, nous devons faire preuve de patience et nous garder d'abandonner l'espoir devant les difficultés du moment. L'urgence est que la communauté internationale œuvre en solidarité pour soutenir pleinement les médiations de l'Envoyé spécial Kofi Annan.
Sur votre deuxième question, la partie chinoise a pris note des propos du Président Benigno Aquino III au sujet de son attachement aux relations sino-philippines. Nous aussi, nous attachons une grande importance au développement de ces relations et souhaitons que la partie philippine travaille ensemble avec la partie chinoise pour assurer un développement sain et stable des relations entre les deux pays.
Quant à l'affaire de l'île Huangyan, la Chine a exprimé à plusieurs reprise sa position. Actuellement, les bateaux de pêche chinois mènent des activités normales de production au large de l'île Huangyan, et les bateaux administratifs chinois continuent à assurer la gestion et le service pour les bateaux de pêche et les pêcheurs chinois. La situation tend à l'apaisement dans son ensemble. Nous souhaitons que la partie philippine puisse s'abstenir de prendre des actions susceptibles de compliquer et d'aggraver les choses, travailler dans le même sens que la partie chinoise et régler adéquatement les questions concernées par voie diplomatique.
En même temps, je voudrais souligner que les autorités philippines ont confirmé à plusieurs reprises que selon la législation philippine, l'île Huangyan ne se trouvait pas sur le territoire philippin. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer n'est pas un droit international pertinent pour déterminer l'appartenance territoriale. Il est donc, de ce fait, incontestable que la souveraineté de l'île Huangyan appartient à la Chine.

Q : Selon des sources, les Etats-Unis, le Japon et la République de Corée organiseraient des manœuvres militaires maritimes conjointes dans les eaux au sud de la péninsule coréenne. Quel est votre commentaire là-dessus ?
R : La partie chinoise estime que la communauté internationale, les pays de l'Asie-Pacifique en particulier, doit travailler davantage en faveur de la préservation de la paix et de la stabilité dans la péninsule coréenne et en Asie du Nord-Est, et non le contraire.
Q : Les bateaux de pêche chinois continuent à opérer au large de l'île Huangyan. Est-ce que cela va à l'encontre de l'arrêté de fermeture de la pêche publié par la partie chinoise ?
R : Je vous renvoie à l'arrêté de fermeture de la pêche pour plus de détails. Cet arrêté a délimité la zone de fermeture de la pêche sans pour autant interdire toute opération. Les bateaux de pêche chinois qui opèrent maintenant au large de l'île Huangyan ne transgressent pas cet arrêté.
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