La porte-parole de l'Ambassade de Chine en France répond aux questions de l'Humanité sur la situation à Hong Kong
2019/08/12
 

Le 12 août 2019, la porte-parole de l'Ambassade de Chine en France répond aux questions de l'Humanité sur la situation à Hong Kong. Voici l'entretien en intégralité :

1.Comment les autorités chinoises analysent-elles la situation à Hong Kong?

Depuis le mois de juin dernier, on a assisté à Hong Kong à une série de manifestations liées à la révision des règlements sur les délinquants fugitifs et sur l'entraide judiciaire en matière pénale. Ces manifestations ont débouché sur des épisodes de violence qui n'ont cessé de s'intensifier, avec des scènes extrêmement choquantes et révoltantes.

Pour le Gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong comme pour n'importe quel autre Gouvernement, réviser les lois est un droit législatif fondamental et il n'y a rien de surprenant si cela suscite des oppositions. Mais en démocratie, c'est au Parlement qu'on débat, qu'on vote. On n'impose pas ses vues aux autres dans la rue et par la violence. Certains en Occident approuvent les exactions des casseurs, ravis de ce qu'ils qualifient de « scènes réjouissantes ». Ces « scènes réjouissantes», nous les avons vues fleurir en Tunisie, en Libye, en Egypte, en Syrie, et j'en passe. Alors quand de telles exactions se produisent dans les pays occidentaux, elles sont systématiquement réprimées.

2. Pensez-vous qu'une médiation politique soit possible avec les manifestants ?

Il ne peut être question d'une médiation politique avec des casseurs dont les motivations véritables ne sont pas de s'opposer aux projets d'amendements, mais de renverser le Gouvernement de la RAS et de semer le désordre à Hong Kong, de battre en brèche la souveraineté de la Chine sur le Territoire et de séparer Hong Kong de la mère-patrie, de concert avec des forces occultes étrangères qui les manipulent. C'est un défi à la Constitution de la RPC et à la Loi fondamentale de la RAS. Sur ce point, il n'y a rien à négocier et tout à rejeter.

3. Parmi les jeunes leaders politiques à Hong Kong, certains entretiennent un discours ambigüe. Pensez-vous qu'un dialogue soit encore possible avec eux ?

L'approche de ces soi-disant opposants est parfaitement claire. Ils veulent l'indépendance de Hong Kong avec des slogans comme : « Libérer Hong Kong, la révolution maintenant !». Le Territoire fait face à sa crise la plus grave depuis la Rétrocession. Aujourd'hui, la première urgence est de mettre fin au chaos, de rétablir l'ordre et d'éviter que Hong Kong ne sombre dans un abysse.

4. Est-il possible, selon vous, de faire coexister les deux systèmes politiques ? Et comment ?

Le principe « Un pays, deux systèmes » repose d'abord sur « un pays ». Si on détruit le « un pays », qu'on menace la souveraineté de la Chine, qu'on conteste le Pouvoir central et l'autorité de la Loi fondamentale, alors il n'y a plus de place pour les « deux systèmes ». Le Gouvernement chinois est fermement déterminé à faire vivre le « un pays, deux systèmes ». Nous adressons un message solennel aux séditieux de tous bords : surtout, ne sous-estimez pas la détermination du Gouvernement et du peuple chinois à préserver la souveraineté, la sécurité et l'unité nationale, ainsi que sa volonté inébranlable de préserver la prospérité et la stabilité de Hong Kong. Nous enjoignons également les factions étrangères à cesser leurs ingérences dans les affaires intérieures chinoises et leurs incitations au désordre à Hong Kong. C'est ainsi que le « un pays, deux systèmes » pourra bien fonctionner.

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