Entretien de l'Ambassadeur Lu Shaye sur l'émission "Parole d'Ambassadeur" de Mandarin TV
2020/03/15

Le 14 mars 2020, l’Ambassadeur Lu Shaye a accordé une interview à l’émission “Parole d’Ambassadeur” de Mandarin TV, au sujet de l’épidémie de COVID-19. Voici la transcription de l’interview :

Journaliste : Bonjour Monsieur l’Ambassadeur de Chine en France. Merci beaucoup de nous recevoir pour cet entretien consacré à l’épidémie de coronavirus. On peut dire que la Chine n’était pas prête à faire face à l’épidémie, mais grâce aux mesures déployées par la Chine et aux efforts du peuple chinois, avec l’aide internationale, les résultats sont positifs. Le nombre de nouveaux cas de coronavirus continue de baisser en Chine. Malgré tout, une hausse des personnes infectées en Chine est-elle envisageable ?

Lu Shaye : Effectivement, l’apparition soudaine de l’épidémie de COVID-19 nous a pris de court au début. Cependant, sous la direction du Président Xi Jinping, nous avons mobilisé toute la nation et adopté rapidement les mesures de prévention et de contrôle les plus complètes, les plus strictes et les plus rigoureuses. Grâce aux efforts acharnés dans tout le pays, on voit maintenant les premiers résultats marqués par l’amélioration continue de la situation de la lutte contre l’épidémie, et la reprise rapide des activités économiques et de la vie quotidienne.

Il convient de dire que la situation est maîtrisée globalement, et qu’il n’y aura pas de rebond important de cas d’infection en Chine. Maintenant, nous devons nous concentrer sur la prévention des risques liés aux cas importés. Nous continuerons à être vigilants et à agir avec prudence.

Journaliste : Quelles mesures ont été mises en place pour éviter les contagions introduites dans le pays par des personnes en provenance de pays touchés par le virus ?

Lu Shaye : Tout d’abord, renforcer la prévention et le contrôle aux points d’entrée. Tous les passagers à l’arrivée doivent se soumettre à la prise de température. Pour ceux qui présentent des symptômes de rhume comme la fièvre, d’autres examens médicaux seront effectués et les cas d’infection confirmés seront hospitalisés immédiatement. Jusqu’à présent, des dizaines de cas importés ont été recensés. Beijing et d’autres régions ont exigé que les personnes entrantes qui viennent des régions gravement touchées par l’épidémie à l’étranger ou qui s’y sont rendues doivent suivre une observation médicale à domicile ou dans des endroits désignés pendant 14 jours. Je tiens à souligner que ces règlements de prévention et de contrôle traitent les citoyens chinois et les ressortissants étrangers sur un pied d’égalité. Selon les experts de l’OMS, les approches stratégiques et tactiques adoptées par la Chine en riposte à l’épidémie, y compris les mesures de quarantaine, se sont avérées correctes et efficaces, et ont produit des effets significatifs en matière de ralentissement de la propagation de l’épidémie et de blocage de la transmission interhumaine.

Journaliste : La Chine ne relâche pas ses efforts dans sa lutte contre le COVID-19. De nouvelles mesures vont-elles être mises en place ?

Lu Shaye : Tout en endiguant la propagation du virus dans le pays et en nous prémunissant contre les cas importés, nous accélèrerons la mise en place d’un ordre économique et social compatible avec la prévention et le contrôle de l’épidémie, et améliorerons les mesures idoines, pour faire en sorte que le développement économique et social se remette sur les rails le plus tôt possible dans l’ensemble du pays. Nous continuerons à promouvoir la reprise du travail et de la production en fonction de la réalité des régions touchées par l’épidémie, à augmenter considérablement la production et la fourniture de matériels clés pour la prévention et le contrôle de l’épidémie, à optimiser l’allocation des matériels de protection et à assurer aux employés un environnement de travail et de vie sûr et sain. Nous effectuerons également un travail ciblé pour aider les entreprises, stabiliser les emplois existants, favoriser la création de nouveaux emplois et mener à bien le travail relatif à l’emploi des groupes clés tels que les diplômés des universités et les travailleurs migrants.

Journaliste : Le président Xi Jinping a souligné le rôle essentiel de la science et de la technologie pour soigner davantage de patients, réduire la mortalité et finalement vaincre l’épidémie. Où en est la recherche scientifique sur le COVID-19 en Chine ? Quelles sont les avancées ?

Lu Shaye : Récemment, lors de son inspection à Beijing sur la recherche scientifique dans le cadre de la prévention et du contrôle de l’épidémie de COVID-19, le Président Xi Jinping a souligné que « l’arme la plus puissante de l’humanité contre les maladies est celle de la science et de la technologie ». Le 20 janvier, la Chine a mis en place un groupe de recherche scientifique dans le cadre de la lutte contre l’épidémie. Cinq priorités ont été déterminées, à savoir l’étiologie et l’épidémiologie, la technologie et les produits de détection, les médicaments et le traitement clinique, la recherche et le développement de vaccins, ainsi que la création de modèles animaux expérimentaux. Grâce aux efforts des chercheurs qui travaillent jour et nuit, des avancées ont été réalisées dans tous ces aspects.

En termes de technologie et de produits de détection, la Chine a isolé le virus en un temps record au début de l’épidémie, a déterminé le séquençage génomique du virus et l’a partagé sans tarder avec l’OMS. Cela a permis aux différents pays de développer des outils de détection de virus. A l’heure actuelle, au moins sept réactifs de test de diagnostic ont été approuvés et sont utilisés en Chine.

En termes de médicaments et de traitement clinique, les chercheurs chinois ont sélectionné 5000 candidats-médicaments parmi plus de 70 000 médicaments ou composés. Après des expériences répétées, une centaine de médicaments ont été sélectionnés pour effectuer des expérimentations d’activité du nouveau coronavirus in vivo. On s’est finalement focalisé sur un lot de médicaments tels que le phosphate de chloroquine. A ce jour, la Chine a publié sept éditions du « Plan de diagnostic et de traitement du COVID-19 ».

En ce qui concerne la recherche et le développement de vaccins, la Chine a déployé des efforts sur divers fronts. Des vaccins seront soumis aux essais cliniques fin avril au plus vite.

Journaliste : Vous avez déclaré dans une interview que la Chine, qui avait connu une pénurie de masques de protection, a repris la production de masques et qu’elle est prête à aider les autres pays touchés. La Chine a-t-elle été sollicitée par des pays qui font face à une montée du nombre de personnes infectées ?

Lu Shaye : A l’heure actuelle, la situation épidémique s’aggrave dans certains pays. Tout en luttant contre l’épidémie dans le pays, la Chine mène activement une coopération internationale dans la lutte contre l’épidémie. Elle a fourni des kits de test au Pakistan, à l’Iran, au Japon et à l’Union africaine, et a partagé des plans de diagnostic et de traitement avec de nombreux pays. Nous avons également envoyé une équipe d’experts bénévoles en Iran. Bien sûr nous sommes toujours prêts à aider les autres pays au niveau de fourniture médicale.

En outre, la Chine a également organisé une vidéo-conférence d’experts sur l’épidémie de COVID-19 avec l’UE, l’Azerbaïdjan, le Belarus, la Géorgie, la Moldavie, l’Arménie, le Turkménistan et le Secrétariat de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Journaliste : Alors que la production reprend de manière coordonnée en Chine, cette épidémie a des conséquences indéniables sur l’économie de la Chine. Comment la Chine compte-t-elle redresser son économie ? Quelles sont les prévisions ?

Lu Shaye : L’épidémie de COVID-19 a coïncidé avec le Nouvel An chinois, ce qui a eu de graves répercussions sur le secteur des services, notamment le tourisme, la restauration et le divertissement. La prolongation des vacances et le report de la reprise du travail auront également un impact sur la production industrielle et l’industrie de la construction. L’épidémie affectera inévitablement la croissance économique de la Chine au premier trimestre de cette année.

Dans le même temps, l’impact de l’épidémie sera éphémère et généralement contrôlable. En tant que deuxième économie du monde, la Chine possède un énorme potentiel économique, et l’économie chinoise est de plus en plus résiliente. Les fondamentaux de l’économie chinoise marquée par une croissance de qualité à long terme ne changeront à cause de cette épidémie passagère. Nous avons la capacité de ramener rapidement l’économie à son rythme de croissance normal.

Premièrement, le gouvernement chinois dispose d’une marge suffisante en termes de politiques de macro-contrôle. La banque centrale chinoise a investi au total 1 700 milliards de yuans en liquidités et intensifiera la régulation anticyclique.

Deuxièmement, le gouvernement central et les gouvernements locaux aux différents échelons ont adopté de multiples mesures pour aider les petites et moyennes entreprises à assurer leur trésorerie et à reprendre le travail et la production dès que possible.

Troisièmement, une fois que l’épidémie se sera calmée, la consommation et l’investissement restreints à cause de l’épidémie seront libérés en masse et l’économie chinoise se rétablira rapidement.

Quatrièmement, de nouvelles activités de l’économie numérique ont émergé au cours de l’épidémie. Cela permettra d’accélérer les réformes structurelles du côté de l’offre, de promouvoir le développement de l’économie numérique et de contribuer à la transformation et à la montée en gamme de l’économie chinoise.

A l’heure actuelle, à l’exception de la province du Hubei gravement touchée par l’épidémie, la production et la vie dans diverses régions de la Chine sont en train de revenir à la normale. Jusqu’au 2 mars, 78,9% des grandes et moyennes entreprises ont repris leurs activités, ce taux est à 30% pour les petites et moyennes entreprises et à 80% pour les entreprises étrangères en Chine. En outre, le gouvernement chinois travaille à un retour à la normale des activités agricole de printemps en fonction de la réalité des diverses régions afin d’assurer la production agricole à la bonne saison.

Les institutions internationales telles que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale sont optimistes quant aux perspectives économiques de la Chine. Les 40 économistes de prestige d’Asie-Pacifique, d’Europe et des États-Unis interrogés par Reuters pensent que l’économie chinoise va bientôt se redresser et même rebondir au deuxième trimestre.

Journaliste : La Chine est en interaction directe avec l’Iran où elle a envoyé une équipe médicale pour partager son expérience dans la réponse au COVID-19. Selon une experte de l’OMS, l’équipe médicale chinoise en Iran constitue un excellent exemple de partage d’expérience. Pourrait-elle envoyer une équipe en France si la situation s’aggrave ?

R : La Chine remercie la communauté internationale, y compris la France, pour son précieux soutien à sa lutte contre l’épidémie. La Chine suit de près le développement de l’épidémie en Europe, en particulier en France. Nous sommes disposés à travailler avec la France pour relever conjointement les défis actuels de santé publique. Si la France en a besoin, la Chine est prête à lui accorder une aide dans la mesure de ses possibilités.

Journaliste : Lors d’une conversation téléphonique avec Emmanuel Macron, le Président Xi Jinping a annoncé que la Chine allait renforcer sa coopération sanitaire avec la France afin de préserver conjointement la sécurité sanitaire publique en Chine et dans le monde. Quelle est la coopération actuelle entre les deux pays dans le secteur de la santé et en quoi consistent les renforcements ?

R : La Chine et la France mènent depuis longtemps une coopération pragmatique dans la prévention et le contrôle des maladies infectieuses. Suite à l’épidémie de SRAS en Chine en 2003, la Chine et la France ont mis en place un comité de pilotage des maladies infectieuses émergentes et ont créé conjointement l’Institut Pasteur de Shanghai et le Laboratoire P4 de Wuhan.

Lors de la visite du Président français Emmanuel Macron en Chine en janvier 2018, le Président Xi Jinping et le Président Emmanuel Macron ont assisté à la signature par les deux Ministères de la Santé d’un Mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine de la santé. Les deux pays ont décidé de créer une alliance hospitalière sino-française, d’organiser régulièrement des séminaires sur la santé publique et de mener des recherches conjointes avancées sur les maladies infectieuses émergentes dans les laboratoires P4 à Wuhan en Chine et à Lyon en France.

En ce qui concerne la prévention et le contrôle de l’épidémie de COVID-19, M. Alain Mérieux, lauréat de la Médaille de l’Amitié pour la Réforme et l’Ouverture de la Chine et Président de la Fondation Mérieux, a fourni à la Chine de multiples suggestions sur le diagnostic, le traitement et la coopération sur le développement de vaccins. Tout récemment, des scientifiques des deux pays ont mené des études de faisabilité sur le développement de médicaments à base d’anticorps. Des institutions chinoises de recherche scientifique et l’Institut Pasteur explorent activement les moyens de créer un fonds de recherche conjoint sino-français qui soutiendra prioritairement le développement de nouveaux médicaments ainsi que la recherche de vaccins contre le COVID-19. Je pense que cela nous indique la direction à suivre pour élargir la coopération médicale et sanitaire entre la Chine et la France.

Journaliste : La Chine est prête à mener des échanges étroits de haut niveau avec la France et à déployer des efforts conjoints pour faire progresser divers programmes politiques importants de cette année, a déclaré Wang Yi. Pouvez-vous nous présenter plus concrètement ces programmes ?

R : Les visites croisées des Chefs d’État chinois et français en 2019 montre une fois de plus la particularité et l’excellence des relations sino-françaises. En 2020, nous attendons une nouvelle visite du Président Macron en Chine, qui s’est dit prêt à se rendre en Chine chaque année. Par ailleurs, la France accueillera le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020, et la Chine organisera la 15e session de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (COP15). La Chine et la France jouent un rôle de premier plan dans la coopération mondiale pour répondre au changement climatique et protéger la biodiversité. Ces deux événements seront des moments forts des relations sino-françaises en 2020. En outre, la Chine et la France ont mis en place trois grands mécanismes de coopération, à savoir le Dialogue stratégique, le Dialogue économique et financier de haut niveau et le Dialogue de haut niveau sur les échanges humains. Les coordinateurs de la partie chinoise de ces mécanismes sont tous au niveau de Vice-Premier Ministre. Nous sommes convaincus que cette année, nos deux parties maintiendront la bonne dynamique des échanges étroits de haut niveau et pousseront les relations sino-françaises à un niveau supérieur.

Journaliste : Wang Yi a estimé que l’épidémie a permis à la Chine de constater qui sont ses vrais amis. Pouvez-vous nous établir un bilan des aides qu’a reçues la Chine de la part de la France ? Cette épreuve va-t-elle renforcer l’amitié sino-française ?

Lu Shaye : C’est dans les épreuves que l’on reconnaît ses vrais amis. Face à l’épidémie, les différents milieux de la France ont exprimé leur soutien et apporté leur aide au peuple chinois, ce qui nous a fait chaud au cœur. Depuis le déclenchement de l’épidémie, le Président Macron a eu deux conversations téléphoniques avec le Président chinois Xi Jinping pour exprimer sa sympathie et son soutien à la Chine. Les personnalités de divers milieux, y compris le Président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand et le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ont encouragé la Chine. Plus de 300 personnalités des milieux culturel et artistique français ont cosigné une lettre ouverte, et 40 chanteurs de l’opéra français ont interprété la chanson « Together » pour exprimer leur soutien à la lutte chinoise contre l’épidémie et leur position d’être à nos côtés. Le gouvernement français a livré trois lots de fournitures médicales pour soutenir la Chine dans sa lutte contre l’épidémie. De plus, des entreprises et des ressortissants français ont fait don généreux. Sans oublier que les diplomates de l’Ambassade de France en Chine et du Consulat général de France à Wuhan sont restés fidèles à leurs postes. Des experts des deux pays sont en train de coopérer pour développer des réactifs de diagnostic rapide et des vaccins.

Tout cela montre pleinement la profonde amitié entre les peuples chinois et français et l’excellence du partenariat global stratégique sino-français. Je suis convaincu que les relations d’amitié et de coopération sino-françaises accéderont à un niveau plus élevé dans cette lutte commune contre l’épidémie.

Journaliste : Récemment, le porte-parole de l’Ambassade de Chine a publié une déclaration réfutant les « absurdités publiées par une certaine presse française sur la Chine ». Quel était le but de ce communiqué ?

Lu Shaye : A chaque fois que survient dans le monde un problème impliquant la Chine, on voit certains médias occidentaux s’en prendre à elle à coups de propos infamants. C’est chez eux une habitude irrépressible. Ainsi, après le déclenchement de l’épidémie de COVID-19, les citoyens et le gouvernement chinois ont pris des mesures énergiques pour contenir sa progression. Ils ont consenti d’immenses sacrifices et ont tout fait pour prévenir une dissémination mondiale du virus. Cependant, certains grands médias en Occident ont trouvé bon de travestir la réalité, de se moquer de la Chine, de se réjouir de ses malheurs et de s’en prendre à elle, notamment par des traits d’humour déplacés. Il nous paraît donc indispensable de répondre avec vigueur et de clarifier les choses afin que nul n’en ignore.

Les méthodes dont se servent ces médias pour nous attaquer sont misérables. Ce ne sont que mensonges et tromperies. Des mensonges, d’abord, en inventant des choses de toute pièce. Par exemple, il y a quelques jours, un grand quotidien français a relayé l’analyse d’une soi-disant experte, affirmant que « Entre le mois de décembre - celui de l’apparition du virus en Chine - et celui de février, les autorités ont nié les faits et minimisé la menace ». En réalité, les autorités locales chinoises avaient fait remonter des notes, dès la fin du mois de décembre 2019, sur la découverte d’une pneumonie inconnue. Le 7 Janvier, lors de la réunion du Comité permanent du Bureau politique du CC du PCC, le Président Xi Jinping a donné des ordres clairs pour lutter contre l’épidémie, immédiatement suivis par des mesures gouvernementales fortes, dont la fermeture de la ville de Wuhan le 23 janvier. Tout cela a été rendu public. Et pourtant, cela n’a pas empêché ladite experte d’écrire que « Pendant de longues semaines, les autorités chinoises ont menti au monde et à l’Organisation mondiale de la Santé, utilisant la censure et le silence pour chasser la vérité », ce qui est une pure affabulation. La vérité est que l’OMS a félicité publiquement la Chine pour la rapidité avec laquelle elle a rendu compte de l’évolution de l’épidémie et a partagé son expérience, tant sur le séquençage du virus que sur les traitements, facilitant ainsi la lutte des autres pays contre l’épidémie. Ce qui autorise ces médias à fabriquer de tels mensonges en toute irresponsabilité, c’est le monopole du droit à la parole dont ils jouissent ainsi que la certitude que leurs lecteurs goberont n’importe quoi sans même chercher à vérifier.

Leur second procédé : la tromperie, qui consiste à déformer la réalité chinoise aux yeux des lecteurs. Ainsi, au tout début de l’épidémie, parce que le virus était encore inconnu en Chine, les informations circulaient plus lentement et étaient plus rares. Cela a été interprété comme de la « dissimulation ». La Chine lutte contre les rumeurs sur Internet ; ils parlent « d’étouffement de la liberté d’expression ». La Chine prend des mesures d’isolement vis-à-vis de certaines villes pour freiner l’épidémie ; ils y voient une « violation des droits de l’homme ». Le Docteur LI Wenliang est injustement accusé parce qu’il dévoile des informations sur le virus ; ils en font aussitôt un « lanceur d’alertes ». Or aujourd’hui, que voyons-nous ? Le Centres de Contrôle des Maladies (CDC) américain cesse subitement de publier le nombre de personne dépistées au COVID-19 sur son territoire ; le Royaume-Uni ne publie plus les statistiques géographiques des personnes contaminées ; l’Italie isole ses villes ; au Japon et aux États-Unis, les épidémiologistes des CDC qui disent la vérité sur l’évolution de l’épidémie sont muselés ; des centaines de millions de faux comptes Facebook ont été fermés. Mais sur tous ces points, je ne me souviens pas d’avoir entendu la moindre critique de la part des médias occidentaux. En revanche, dire du mal de la Chine est devenu une forme de « politiquement correct ».

Cette propagande dévoyée et ces attaques malveillantes contre la Chine sont assimilables à un véritable lavage de cerveau infligé à l’opinion publique occidentale. Elle est à l’origine de toutes sortes de discours racistes, d’exclusion et de peur anti-chinois. Tolérer la diffusion de ce type de propos en France et en Occident, c’est dénaturer gravement la vision qu’ont les peuples de la réalité chinoise et empoisonner les relations d’amitié que la Chine entretient avec eux. C’est ce qui nous commande de nous dresser aujourd’hui, pour rétablir la vérité et remettre les pendules à l’heure.

Journaliste : Merci beaucoup Monsieur l’Ambassadeur pour cet échange et ces éclaircissements.

Lu Shaye : Je vous en prie et c’est mon grand plaisir d’accepter cette inverview.

http://www.mandarintv.fr/video_detail/documentairesetreportages/5789?from=singlemessage

 

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