Le fleuve est large lorsque les eaux montent,le bateau avance lorsque le vent souffle
2021/01/07

Le 30 décembre 2020, les dirigeants de la Chine et de l’Union européenne (UE) ont annoncé conjointement l’achèvement comme prévu des négociations sur l’Accord d’investissement Chine-UE, offrant un beau cadeau de nouvel an aux peuples chinois, européens et de tous les pays du monde. La conclusion de cet accord non seulement inaugure un nouveau chapitre dans la coopération économique et commerciale Chine-UE, mais aussi apporte des avantages majeurs à une économie mondiale morose.

Elle permettra d’encourager vigoureusement le développement de haute qualité des investissements dans les deux sens entre la Chine et l’UE. Conforme aux règles économiques et commerciales internationales de standard élevé, cet accord équilibré, de haut niveau et mutuellement bénéfique couvre les engagements d’accès au marché, les règles de concurrence équitable, le développement durable et le règlement des différends. Il offrira aux entreprises chinoises et européennes un plus grand accès au marché du partenaire, un meilleur environnement d’affaires, des garanties institutionnelles plus solides et des perspectives de coopération plus prometteuses.

Elle donnera une nouvelle impulsion à la reprise et à la croissance de l’économie mondiale. Alors que la pandémie de COVID-19 sévit dans le monde, l’économie mondiale sombre au plus bas et l’unilatéralisme et le protectionnisme font rage, la Chine et l’UE ont bravé les obstacles et les difficultés pour chercher la convergence et transcender les divergences, concluant les négociations avant l’échéance fixée de fin 2020. Ensemble, la Chine et l’UE ont envoyé un signal fort de l’ouverture, de la coopération et de la défense du multilatéralisme, renforcé fortement la confiance de la communauté internationale dans la mondialisation économique et le libre-échange, et contribuera à la reprise de l’économie mondiale dans l’ère post-COVID-19.

Elle a montré la ferme détermination de la Chine à créer une nouvelle dynamique d’ouverture globale. Pour la première fois, la Chine a pris des engagements sous forme de liste négative dans tous les secteurs, y compris le secteur des services. Dans la plupart des domaines d’investissements, il n’y aura pas de restrictions sur le nombre d’entreprises, la production, les chiffres d’affaires, les administrateurs et les cadres supérieurs, la R&D locale, la performance d’exportation et les sièges d’entreprise. Le transfert de devises, l’entrée et le séjour des étrangers sur le territoire chinois liés aux investissements seront autorisés. Ainsi, cet accord est entièrement aligné sur le système de gestion de la liste négative des investissements étrangers, établi par la Loi sur les investissements étrangers. Cela montre une fois de plus que quels que soient les changements de la conjoncture, la détermination de la Chine à promouvoir une ouverture de haut niveau est inébranlable et la porte de la Chine s’ouvrira toujours plus grand.

Cependant, tandis que les milieux d’affaires et les entrepreneurs européens sont soulagés et réjouis par la conclusion de cet accord, un petit nombre d’hommes politiques, de think tanks et de médias en Europe ne cachent pas leurs déboires, voire leurs crispations comme on en a rarement vu. Observant la Chine et cet accord par le prisme des idéologies et dans une mentalité obsolète de politique de blocs, ils estiment que l’Europe n’aurait pas dû renoncer à ses « principes » et à ses valeurs et tolérer les positions intransigeantes de la Chine sur les questions liées au Tibet, au Xinjiang, à Hong Kong et à Taiwan, en échange de l’accès au grand marché chinois. Accusant calomnieusement la Chine de pratiquer le « travail forcé » sur les Ouïghours, ils prétendent que l’Europe a « vendu un peu son âme avec cet accord ». Ils clament encore qu’avant de conclure un accord avec les dirigeants chinois, les dirigeants européens auraient dû se coordonner davantage avec les États-Unis et attendre l’arrivée au pouvoir de l’administration Biden pour resserrer les liens transatlantiques et affronter ensemble la Chine, sans quoi, « en cas de conflit, l’UE sera seule face à la Chine ».

Ces idées, extrêmement absurdes, relèvent littéralement de la « paranoïa antichinoise ». L’Accord d’investissement Chine-UE est un document mutuellement bénéfique. Il ne s’agit pas de savoir qui a plus besoin de qui. Les deux parties en ont toutes les deux besoin. Il ne faut pas rêver de se servir de l’occasion pour faire pression politiquement sur la Chine et s’ingérer dans ses affaires intérieures. Il n’y a pas de « travail forcé » en Chine. Si certains en Europe ont inventé ce pseudo-sujet de connivence avec des Américains, ce n’est que pour se procurer une arme de plus pour s’en prendre à la Chine. Elle ne se laissera pas calomnier. Quant à ceux qui demandent à l’UE de demander l’avis des États-Unis avant de négocier avec la Chine, on ne sais pas si c’est de la « naïveté » ou de la « servilité ». Le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a bien dit : « Nul besoin de parler de souveraineté européenne si cela doit signifier qu’à l’avenir nous n’agirons que selon la volonté de Washington ». Nous espérons que les personnes concernées verront les choses du point de vue de la position de l’Europe au lieu de celle des États-Unis, et prendront souci des intérêts européens plutôt que ceux de l’Amérique.

Comme l’a souligné le Président chinois Xi Jinping, la Chine et l’Europe, en tant que deux grandes forces, deux grands marchés et deux grandes civilisations du monde, devraient faire preuve de responsabilité et prendre des actions actives en 2021. L’Accord d’investissement Chine-UE répond aux attentes des peuples et des entreprises de Chine et d’Europe, et aux aspirations communes de la communauté internationale à une économie mondiale ouverte. Comme le décrit un poème chinois : « Le fleuve est large, lorsque les eaux montent ; le bateau avance, lorsque le vent souffle ». Nous avons la certitude que la Chine et l’UE pourront saisir les opportunités, renforcer la confiance et ne pas céder devant les racontars, pour favoriser la ratification et l’entrée en vigueur de l’accord dans les meilleurs délais, et sur cette base, démarrer au plus tôt les études de faisabilité sur un accord de libre-échange, en vue de réaliser une coopération gagnant-gagnant d’un niveau plus élevé et d’approfondir le partenariat stratégique global sino-européen, au plus grand bénéfice des peuples de la Chine, de l’Europe et du reste du monde.

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