Une discussion démocratique sur la liberté d'expression
2021/03/21

Il y a quelques jours, sur son compte Twitter officiel, l’Ambassade de Chine a répliqué à des provocations verbales d’un prétendu « spécialiste français de la Chine ». Cette réplique, totalement légitime, a pourtant suscité du mécontentement de la part de certaines personnalités et de certains médias français. Toutes sortes de critiques et d’accusations trompeuses ont déferlé. Autant profiter de cette occasion et engager une discussion démocratique.

L’Ambassade de Chine a toujours accueilli favorablement les reportages, les recherches et les discussions des médias et chercheurs français sur la Chine, tant qu’ils sont objectifs, justes et reflètent la réalité au lieu de s’appuyer sur des rumeurs, des mensonges et des préjugés. Pour l’Ambassade de Chine, ces reportages, recherches et discussions sont un moyen important de connaître l’opinion française sur la Chine et les courants de la société française. Bien sûr, quand il y a des points de vue qui déforment la réalité ou qui sont biaisés, nous y réagissons, pour clarifier les faits et faire connaître notre position.

La récente vague médiatique a été déclenchée par la révélation par la presse d’une lettre de l’Ambassade de Chine déconseillant à des sénateurs français de visiter Taiwan. L’Ambassade de Chine a présenté les tenants et les aboutissants de l’affaire et réitéré le principe d’une seule Chine. Cela a fait l’objet des discussions dans les médias et de différentes opinions ont été entendues, y compris la prise de position du gouvernement français. C’était tout à fait normal.

Cependant, un certain chercheur n’a pas résisté à son impulsion démagogique pour détourner les discussions de la bonne voie par des fariboles et des provocations de tout genre contre l’Ambassade de Chine. Jetons un coup d’œil sur le tweet auquel l’Ambassade de Chine a répliqué avec « petite frappe ». C’était pour discuter ? Non, ce n’était rien que pour provoquer ! La liberté d’expression est égale pour tous. Ce chercheur a la liberté de provoquer l’Ambassade de Chine. L’Ambassade de Chine a aussi la liberté de répliquer. Ce n’est pas normal si, lorsque quelqu’un se couvre d’un habit de chercheur, il devient sacro-saint, incritiquable et intouchable.

Certains disent que l’Ambassade de Chine a le droit de critiquer, mais pas le droit d’insulter. L’Ambassade de Chine n’a fait qu’exprimer sa répugnance. Ce n’était pas une insulte. Ne parle-t-on pas en France de la liberté de blasphémer ? Le grand journal français Libération n’a-t-elle pas utilisé un gros mot sur la Une pour critiquer le reconfinement ? L’Ambassade de Chine n’a fait qu’employer un vocabulaire français familier pour exprimer son attitude. Pourquoi c’est devenu une insulte ? Quand le Président américain s’en est pris à un autre chef d’Etat en le qualifiant de « tueur », pourquoi on n’entend guère les critiques des médias et chercheurs « épris de la justice » ? Les gouvernements, médias et chercheurs de certains pays occidentaux ont lancé toute sorte d’accusations mensongères et diffamatoires contre le gouvernement chinois : « génocide », « travail forcé », « stérilisation forcée », « viols systématiques », « surveillance massive ». Ça, ce sont de vraies insultes !

Certains reprochent à l’Ambassade de Chine d’« agresser » un « chercheur indépendant ». En réalité, il n’est ni indépendant, ni un chercheur littéral. Il est juste un troll idéologique. Des internautes ont révélé ses relations louches avec les autorités taiwanaises et ses liens avec certaines organisations antichinoises aux Etats-Unis. Les amis qui voudraient savoir plus peuvent prendre un peu de temps à écouter ses interviews, à lire ses rapports et ses tweets. Ils verront comment il se met en prosternation devant les autorités taiwanaises, comment il s’en prend systématiquement et frénétiquement à la Chine, et comment il ne cesse d’importuner et de harceler l’Ambassade de Chine. Si l’Ambassade de Chine l’a bloqué il y a un an, c’était justement pour l’ignorer. Et Si elle a répondu cette fois à son tweet provocateur par « petite frappe », c’est aussi pour se débarrasser de ses harcèlements.

Certains recommandent à l’Ambassade de Chine de ne pas être si « agressive », disant que c’est incompatible avec le statut de diplomate et que « c’est peu diplomatique ». Qu’est-ce la diplomatie ? La diplomatie est de défendre les intérêts et l’image de son pays. Si les intérêts nationaux et l’image de la Chine sont menacés ou lésés, les diplomates chinois les défendront naturellement bec et ongles. A cause de cela, certains collent l’étiquette de « loups guerriers » aux diplomates chinois. S’il y avait vraiment des « loups guerriers », ce serait parce qu’il y a trop d’« hyènes folles », y compris ceux qui s’affublent des habits de chercheur et de médias et qui s’en prennent furieusement à la Chine. Il y a des gens qui souhaitent voir la diplomatie chinoise devenir une diplomatie d’« agneaux », qui encaisse les attaques sans broncher. Cette époque est bel et bien révolue ! L’Ambassade de Chine en France a l’importante mission de contribuer à l’amitié et à la coopération entre la Chine et la France. Avec les amis, nous avons le cœur rempli de chaleur. Quant aux vilains, nous les traitons comme il faut.

Certains d’autres incitent à la moindre occasion le Ministère français des Affaires étrangères à convoquer l’Ambassadeur de Chine en guise de protestation. Mais le débat entre l’Ambassade de Chine et des chercheurs français est-il un sujet de diplomatie ? Concerne-t-il les relations bilatérales ? L’Ambassade de Chine s’est-elle ingérée dans les affaires intérieures de la France ? Les chercheurs qui crient au secours au gouvernement aussitôt qu’ils se rendent compte qu’ils ne peuvent pas gagner le débat ne sont-ils pas trop lâches ? Elle est où, l’indépendance intellectuelle dont on se vante ?

Certains médias en profitent pour ressusciter les polémiques autour d’un article publié par l’Ambassade de Chine l’an dernier, tentant de « répéter mille fois un mensonge » pour le transformer en vérité. Regardons donc ce qui est dit dans l’article. Voici la phrase concernée : « les personnels soignants des EHPADs ont abandonné leurs postes du jour au lendemain et déserté collectivement, laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie ». Il est clair qu’on n’a point mentionné la France. L’Ambassade de Chine a déjà déclaré à plusieurs reprises : les propos sur les EHPADs dans cet article proviennent des reportages de la presse française sur d’autres pays européens et ne concernent pas la France.

Il est à souligner que le sigle « EHPAD » est souvent utilisé par les médias français pour désigner les maisons de retraite médicalisées des différents pays. Par exemple, Le Parisien a écrit le 18 avril 2020 sur Twitter : « un Ehpad canadien abandonné par les soignants en pleine épidémie de Covid-19 ». Ce sigle est aussi utilisé par d’autres médias comme LCI dans leurs reportages sur l’étranger. Sachant parfaitement de quoi il s’agit, certains médias font l’innocent et répandent délibérément des diffamations contre l’Ambassade de Chine. Où est votre éthique professionnelle ? Avez-vous la conscience tranquille envers les EHPADs français ? Vous les utilisez comme des armes pour s’en prendre à l’Ambassade de Chine !

Nous espérons sincèrement que certaines personnes pourront sortir de l’obsession de l’égocentrisme occidental, laisser tomber ce complexe de supériorité, et regarder la Chine d’égal à égal. On peut ainsi éviter beaucoup de malentendus et d’idées reçues.

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