Question-Réponse du porte-parole de l'Ambassade de Chine en France au sujet des propos déplacés du porte-parole du Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères relatifs aux troubles politiques de 1989
2021/06/06

Q : Lors de son point de presse du 4 juin, le porte-parole du Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, en répondant à une question, a évoqué la « répression qui s’est abattue sur la place Tian’anmen » il y a 32 ans et déclaré que la France avait dénoncé cette « répression sanglante » dans les termes les plus durs et condamné « un régime qui, pour survivre, en était réduit à faire tirer sur la jeunesse qu’il avait formée et qui se dressait contre lui au nom de la liberté ». Il a aussi critiqué de nouveau la Chine au sujet des droits de l’homme au Xinjiang, prétendant que les sanctions contre la Chine adoptées pour la première fois depuis 1989 par l’UE était « une décision légitime et nécessaire ». Quel est votre commentaire à cet égard ?

R : Il est extrêmement choquant et impertinent que la partie française pourrait utiliser des mots tellement méphitiques pour attaquer la Chine. Le gouvernement chinois a déjà tiré une conclusion claire sur les troubles politiques survenus le 4 juin 1989. Au cours des dernières décennies, avec la révélation des conséquences désastreuses des « révolutions de couleur » orchestrées dans de nombreux pays en développement par certains pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, sous le couvert de la démocratie et des droits de l’homme, le peuple chinois et les peuples des pays de plus en plus nombreux ont déjà percé à jour les mensonges fabriqués par les pays occidentaux autour des troubles politiques de 1989. Les propos concernés de la partie française sont imbus de préjugés idéologiques et constituent une ingérence arbitraire dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte des droits de l’homme. La partie chinoise les rejette catégoriquement et les condamne fermement.

Les propos concernés s’en prennent publiquement au système politique de la Chine et calomnie la voie du socialisme à la chinoise. Cela non seulement va à l’encontre des consensus importants dégagés par les Chefs d’Etat de nos deux pays, mais aussi est incompatible avec le partenariat global stratégique sino-français. Cent ans après la naissance du Parti communiste chinois et plus de 70 ans après la fondation de la République populaire de Chine, les grands accomplissements réalisés par notre pays démontrent pleinement que la voie de développement choisie par la Chine est totalement pertinente et jouit de tout le soutien du peuple chinois. Si la partie française fait attention à l’opinion publique en Chine, elle trouvera que la population chinoise est heureuse du fait que le gouvernement chinois avait pris résolument des mesures pour déjouer cette « révolution de couleur » orchestrée par l’Occident, ce qui avait épargné le peuple chinois des chaos, de l’effroi, de la pauvreté, voire de la ruine des familles et de la destruction de la patrie. Toute tentative cherchant à dénigrer la voie de développement de la Chine, à nier les accomplissements de développement de la Chine et à jouer les Cassandre sur l’avenir de la Chine est vouée à se faire gifler par la réalité.

Les propos concernés tentent de tordre le cou à la réalité et de justifier les sanctions prises par l’UE contre la Chine qui ne s’appuient sur rien d’autre que des mensonges et des fake news sur le Xinjiang, allant jusqu’à exhumer l’« embargo sur les ventes d’armes vers la Chine » qui est pourtant mis au rebut de l’Histoire depuis longtemps. L’Histoire a prouvé à maintes reprises que la détermination de la Chine à défendre sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts en matière de développement était inébranlable. Aucune pression extérieure n’intimidera le peuple chinois, ni perturbera la marche en avant de la Chine. Aujourd’hui, au 21e siècle, tous ceux qui s’imaginent pouvoir menacer la Chine par des sanctions unilatérales se berceront de vains espoirs.

La partie chinoise attache depuis toujours une haute importance au développement des relations sino-françaises. Nous espérons que la partie française pourra voir clair et faire pleinement face à la réalité, restera fidèle à l’engagement initial lors de l’établissement des relations diplomatiques sino-françaises, à savoir « l’indépendance, la compréhension mutuelle, la prévoyance et les bénéfices réciproques », travaillera de concert avec la partie chinoise pour créer, par des actes concrets, des conditions favorables à l’approfondissement des relations et de la coopération amicale sino-françaises, au lieu de faire le contraire.

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