Les échanges culturels entre la Chine et la France ne peuvent souffrir aucune stigmatisation
2021/08/02

Le 27 juillet 2021, Libération a publié deux articles intitulés respectivement Les profs et étudiants chinois enrôlés dans la « guerre d’opinion » et Dans les facs françaises, des travaux dirigés par Pékin. Nous sommes révoltés par ces deux articles qui, d’un ton raciste, incitent publiquement au sentiment antichinois et sinophobe, stigmatisent gratuitement les échanges culturels entre la Chine et la France et mettent en danger les étudiants et les chercheurs chinois en France. C’est totalement inadmissible.

La Une de Libération du 27 juillet a choisi délibérément un dessein abominable et redoutable ainsi que de gros titres extrêmement démagogiques tels que « Entrisme chinois dans les facs françaises » et « Alerte rouge sur tableau noir ». Les lecteurs avisés comprendront tout de suite que c’est une reproduction de la théorie du « péril jaune » qui cherche à attiser la haine à l’égard de la Chine. Il est stupéfiant de découvrir qu’au 21e siècle, certains utilisent toujours la propagande « à la nazie » pour prôner à grand coups médiatiques ce genre de racisme extrême honni depuis si longtemps par l’humanité. Cela en dit long sur leur sombre mentalité, leur hostilité à la Chine et leurs préjugés idéologiques bien ancrés.

L’article intitulé Les profs et étudiants chinois enrôlés dans la « guerre d’opinion » prétend que les étudiants ouïghours sont « harcelés nuit et jour » par la police chinoise. Il a « cité » une « étudiante en Bretagne » qui aurait dit : « ils me demandent ce que je fais, qui je vois, je dois renvoyer les copies de mes documents, me photographier devant ma fac. Si je ne réponds pas, ils débarquent chez mes parents au Xinjiang.» En lisant cela, nous ne pouvons pas nous empêcher de demander : cette « étudiante » existe-elle réellement ou est-elle inventée par l’auteur ? Si elle existe, Libération n’a qu’à rendre publics les enregistrements des « menaces de la police chinoise » contre elle. Nous allons les vérifier. Sinon, nous ne pouvons y voir qu’une fourberie de Libération pour diffamer la Chine.

En fait, dans les deux articles concernés de Libération, presque toutes les citations proviennent des « personnes anonymes », saufs quelques chercheurs bien connus pour leur complexe antichinois. Quel crédit peut-on donner à des reportages composés de personnages fictifs ?

Cet article dit également que « parmi les 1 400 étudiants boursiers chinois en France, certains veulent devenir membres du PCC, ou le sont déjà » et prétend que « le sentiment nationaliste les pousse à défendre le pays coûte que coûte ». Quand la dignité et les intérêts de la Chine sont piétinés, tout étudiant chinois ayant une bonne conscience et un sens de la justice s’élèvera pour la défendre. Que les étudiants et les chercheurs chinois en France défendent leur patrie est tout à fait normal et irréprochable. Permettez-moi de poser une question : que feraient les étudiants français à l’étranger quand leur patrie est diffamée et accusée à tort ? S’ils manifestent leur protestation, qualifierez-vous cela du « grand patriotisme » ou du « petit nationalisme » ? Certains journalistes occidentaux semblent souffrir d’une grave obsession psychique : si les Chinois ne parlent pas, c’est qu’ils n’ont pas de liberté d’expression ; s’ils parlent, c’est que leurs cerveaux sont lavés par le gouvernement chinois et qu’ils sont pris en otage par le nationalisme. En un mot, ils veulent entendre les Chinois dire du mal du Parti communiste chinois et du gouvernement chinois, et c’est ça, à leurs yeux, la « liberté d’expression ».

Cet article affirme également que « les boursiers, qui dépendent de leur chèque mensuel, peuvent difficilement se défiler quand leur ambassade leur demande de participer à des événements. » Cette assertion est suivie d’une citation partielle de la source de l’Ambassade de Chine : « Des pratiques d’usage international qui ne sont pas fondamentalement différentes de ce que font la France et les autres pays dans la gestion des étudiants financés par les fonds publics ». Quelle honte de manipuler des citations tronquées et sorties du contexte ! En réalité, avant de publier cet article, Libération a posé des questions par mail à l’Ambassade de Chine sur la coopération culturelle et éducative sino-française, dont la question suivante : « Est-ce l’ambassade qui verse aux étudiants chinois boursiers leur bourse ? Leur est-il demandé des services en échange ? (aider à l’organisation d’un événement, par ex) ». L’Ambassade de Chine y a répondu dans une lettre datée du 18 juillet 2021 que « Les bourses d’études pour les étudiants chinois parrainés par l’État sont fournies par le gouvernement chinois. Elles sont versées aux étudiants concernés par l’intermédiaire du China Scholarship Council. Le gouvernement chinois n’accorde pas de bourses aux étudiants autofinancés. Il encourage les étudiants chinois en France à apprendre les connaissances, à respecter les lois et règlements français et à promouvoir l’amitié entre les deux pays, et ne leur demande jamais d’entreprendre des tâches incompatibles avec leur statut d’étudiant. Quant à l’organisation d’événements, l’Ambassade de Chine les organise entièrement pour la protection consulaire et le service des ressortissants chinois. Ces pratiques sont d’usage international et ne sont pas fondamentalement différentes de ce que font la France et les autres pays dans la gestion des étudiants financés par les fonds publics. » Clairement, ce sont les spéculations malveillantes de certains médias français qui ont mis les étudiants et les chercheurs chinois en France en danger d’être soupçonnés et reprochés par le public français. Mais Libération tente de rejeter la responsabilité sur l’Ambassade de Chine. On voit bien que certains journalistes ont jeté leur déontologie à la poubelle.

L’article intitulé Dans les facs françaises, des travaux dirigés par Pékin accuse l’Ambassade de Chine d’avoir attaqué en mars dernier un chercheur français sur Twitter. Voici un autre exemple de la tentative de jeter la confusion en cachant les tenants et les aboutissants d’une affaire et en déformant la relation de cause à effet. Puisque Libération tenait à évoquer encore cette affaire, autant en profiter pour rétablir, encore une fois, les faits. En réalité, ce soi-disant sinologue s’en est pris systématiquement à la Chine et n’a cessé de harceler l’Ambassade de Chine avec n’importe quoi. En mars dernier, il a provoqué publiquement l’Ambassade avec des tweets indécents dont « Un gros, gros bisous à vous ainsi qu’à vos trolls », auxquels l’Ambassade ne pouvait que répondre avec une expression employée à juste titre. Quel déshonneur pour Libération de faire des reportages sans discernement et de tordre le cou à la réalité.

L’article a également cité un chercheur d’une université abritant un institut Confucius : « J’étais pour les échanges, je pensais qu’ainsi, la démocratie se diffuserait en Chine. J’étais d’une naïveté…Jusqu’à ce que je comprenne que tous les professeurs envoyés étaient sélectionnés par le régime : ils diffusent une vision de la Chine différente de la réalité. » Cela montre pleinement que l’auteur raisonne comme une pantoufle. Tout d’abord, il faut souligner que la « démocratie » dans la bouche de ce chercheur fait référence au système politique et à l’idéologie occidentaux, plutôt qu’à la valeur de la démocratie elle-même. La valeur de la démocratie réside dans le fait que le peuple est le maître du pays, a le droit de participer aux affaires publiques et sociales, de les gérer et superviser, et a le droit de vivre en paix, en tranquillité et de mener une vie qui soit toujours meilleure. Telle est la valeur commune de toute l’humanité, et non l’apanage d’un quelconque pays. La démocratie en tant que système politique et idéologie est autre chose. Elle n’a pas de modèle fixe ni de réponse standard pour tous les pays. Deuxièmement, l’Institut Confucius a pour but de promouvoir les échanges linguistiques et culturels entre la Chine et les pays étrangers, et n’a pas de mission politique. Même l’auteur de l’article admet que « ces instituts, toujours codirigés par un Français, n’emploient en général que deux ou trois enseignants chinois et proposent surtout des activités culturelles ». La Chine n’a pas l’intention de diffuser des idées politiques en France via l’Institut Confucius. En revanche, ce chercheur souhaitait exporter les systèmes et idées politiques occidentaux vers la Chine via l’Institut Confucius. Cela ne fait que révéler les arrière-pensées de certaines personnes en France : c’est parce qu’ils pensent tout le temps à « changer » la Chine qu’ils ont peur que la Chine les « influence ». C’est tellement ridicule. Troisièmement, les professeurs chinois de l’Institut Confucius viennent de Chine et connaissent la Chine. Il est normal qu’ils présentent une image réelle et objective de la Chine, dans une optique chinoise. Les professeurs français de l’Alliance française ne relaient-ils pas le récit français quand ils présentent la France ? Ce chercheur croit que le récit chinois est différent de la réalité. A cet égard, nous ne pouvons que dire que, sous le lavage de cerveau de longues années des médias antichinois, certains en Occident prennent déjà les mensonges pour la vérité, à tel point que lorsqu’ils font réellement face à la vérité, ils la considèrent comme des mensonges. C’est lamentable.

L’auteur de cet article a également écrit ceci : « les stratégies d’influence prennent des formes parfois très discrètes. Essentiellement en tirant des ficelles psychologiques, qui conduisent à des formes d’autocensure ». Il semble que certains sont rompus à cet exercice et ont accidentellement divulgué leur « artifice » de manier le psychisme du public et de former des agents dans des pays étrangers. L’article a également cité un sinologue antichinois qui prétend qu’« à partir du moment où un enseignant dit faire attention à ne pas heurter, il y a autocensure. » Quelle ignorance et quelle arrogance ! La Chine et la France ont des réalités nationales, des cultures et des coutumes différentes. Se respecter et ne pas offenser, c’est ce que l’on devrait faire dans les échanges. Il ne s’agit pas de l’« autocensure », mais du bon sens de la morale. C’est ainsi que se comporte toute personne bien élevée. Cela vous plairait-il si quelqu’un disait tous les jours des choses désagréables pour les Français ?

La Chine et la France sont respectivement représentants par excellence des cultures orientale et occidentale. Les échanges culturels servent de pont pour promouvoir la compréhension et la confiance mutuelles et consolider l’amitié entre les deux peuples. L’approfondissement des échanges et de l’inspiration mutuelle sur le plan culturel entre la Chine et la France correspond au courant de notre époque, répond à la volonté des deux peuples, et satisfait aux besoins des deux parties. C’est une bonne chose qui profite aux deux pays à court terme comme à long terme. Un adage chinois dit : « L’homme de bien est calme et serein, tandis que l’homme de peu est toujours accablé de soucis. » Dans les échanges culturels sino-français, la Chine est droite dans ses bottes. Nous appelons les médias concernés à apporter davantage d’énergie positive aux relations sino-françaises et à l’amitié entre les deux peuples, et à cesser de répandre des ouï-dire et de faire des racontars.

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