Question-Réponse du porte-parole de l'Ambassade de Chine en France au sujet d'une déclaration du Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères relative aux procès sur des infractions commises par des citoyens canadiens
2021/08/13

Q : Le 11 août dernier, le porte-parole du Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a fait une déclaration au sujet des procès et de la prononciation de verdicts par la justice chinoise sur des infractions commises par deux citoyens canadiens, lançant des accusations contre la Chine. Quel est le commentaire de l’Ambassade de Chine à cet égard ?

R : Il n’est pas conforme à la bienséance diplomatique et il est inapproprié et imprudent pour la partie française de faire des remarques sur des questions qui concernent d’autres pays et n’ont aucun lien avec la France. Les accusations sans fondement de la partie française contre la partie chinoise sont encore plus incompatibles avec l’état actuel des relations amicales entre la Chine et la France et sont inacceptables.

La Chine est un État de droit et la justice chinoise agit de manière indépendante et conformément à la loi. Il n’y a en aucun cas de verdicts « arbitraires ». La partie française chérit sans doute aussi sa souveraineté judiciaire et éprouve de la répugnance pour l’ingérence des autres pays. Elle devrait donc respecter la souveraineté et l’indépendance judiciaires de la Chine.

Les deux accusés concernés sont respectivement reconnus coupables de trafic de drogues et d’espionnage et de fourniture illégale de secrets d’État à l’étranger. Les faits sont clairs et les preuves sont concluantes. Les autorités judiciaires chinoises se sont saisies des affaires dans le strict respect de la loi et ont rendu des verdicts publics après avoir enquêté et fait toute la lumière sur les faits, ce qui est tout à fait normal. Le trafic de drogue et l’espionnage sont des crimes graves dans tous les pays, y compris en France. La partie française ne peut pas pratiquer le « deux poids, deux mesures » simplement parce que les accusés sont des Canadiens et que les tribunaux sont chinois.

Au cours des procès, la partie chinoise a pleinement garanti tous les droits légaux des accusés. Les droits consulaires de la partie canadienne, y compris les visites consulaires et la notification, ont été respectés et mis en œuvre. Des officiels canadiens ont été présents à la prononciation des verdicts. Comme l’affaire Michael Spavor implique des secrets d’État, le tribunal compétent a tenu le procès à huis clos conformément à la loi, ce qui est irréprochable.

Tous sont égaux devant la loi et la souveraineté judiciaire de la Chine ne peut souffrir aucune ingérence étrangère. La partie chinoise exhorte la partie française à respecter l’esprit de l’État de droit, à respecter les faits, à cesser de s’ingérer dans la souveraineté judiciaire de la Chine et à s’abstenir de faire des remarques irresponsables.

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