Porte-Parole de l'Ambassade de Chine en France : Taiwan n'aura sa « place » qu'en respectant le principe d'une seule Chine
2021/09/04

Le Monde du 1er septembre 2021 a publié un article intitulé « C'est le moment d'accueillir Taiwan aux Nations unies » écrit par Jaushieh Joseph Wu, responsable des services des affaires extérieures des « autorités de Taiwan ». L'article prêche publiquement l'« indépendance de Taiwan » et cherche à diviser la Chine. Il tente de tromper l'opinion publique du monde entier par de purs mensonges. Il est impérieux de dénoncer à fond cette pratique artificieuse et abjecte.

Cet article déforme arbitrairement la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies de 1971, prétendant que cette résolution « traite de la question de la représentation de la Chine à l'ONU, il n'y est pas fait mention d'une quelconque revendication chinoise de souveraineté sur Taiwan et elle n'autorise pas non plus la RPC à représenter Taiwan à l'ONU ». Ce mensonge de pacotille ne nécessite même pas une mise à nu par nous-même, il se fera gifler par le texte de la résolution 2758. Voici le texte intégral de la résolution :

« L'Assemblée générale,

Rappelant les principes de la Charte des Nations unies,

Considérant que le rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine est indispensable à la sauvegarde de la Charte des Nations unies et à la cause que l'Organisation doit servir conformément à la Charte,

Reconnaissant que les représentants du Gouvernement de la République populaire de Chine sont les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation des Nations unies et que la République populaire de Chine est un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

Décide le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation des Nations unies, ainsi que l'expulsion immédiate des représentants de Tchang Kaï-chek du siège qu'ils occupent illégalement à l'Organisation des Nations unies et dans tous les organismes qui s'y rattachent. »

Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois depuis les temps anciens. Après la Guerre sino-japonaise de 1894, le Japon s'en est emparé à la Chine. Mais en 1945, suite à la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Taiwan est restituée à la Chine. Le gouvernement chinois de l'époque a recouvré intégralement l'exercice de sa souveraineté et de son administration sur Taiwan. En 1949, le gouvernement de Tchang Kaï-chek, qui était au pouvoir en Chine, a perdu la guerre civile et s'est retiré à Taiwan. Mais il n'a jamais déclaré l'« indépendance de Taiwan » et, bien entendu, s'il l'avait fait, le gouvernement et le peuple chinois ne l'auraient jamais accepté. La prétendue « Constitution de la République de Chine » confirme également depuis toujours que le territoire de la Chine inclut Taiwan. Lorsque la République populaire de Chine (RPC) a été fondée en 1949, elle a remplacé l'ancienne République de Chine en tant que gouvernement légitime de la Chine, et le gouvernement de Tchang Kaï-chek à Taiwan est devenu un gouvernement rebelle et n'avait plus de légitimité. Le changement des formes de l'Etat et du gouvernement ne modifie pas le territoire d'un pays, voilà une connaissance de base du droit international. C'est pour cette raison que la résolution 2758, lorsqu'elle reconnaît que « les représentants du Gouvernement de la République populaire de Chine sont les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation des Nations unies », n'indique pas spécifiquement quels territoires sont inclus dans la Chine. Car tout le monde sait que le territoire de la Chine inclut Taiwan. La décision de l'expulsion immédiate des représentants de Tchang Kaï-chek des Nations unies démontre aussi que Taiwan n'est pas un pays.

L'article de Jaushieh Joseph Wu se plaint que les détenteurs de « passeport taiwanais » ne sont pas autorisés à entrer dans les locaux de l'ONU. C'est tout à fait normal et il n'y a pas à se plaindre. Car Taiwan en tant que « pays » n'existe pas dans ce monde, et aucun document juridique ne reconnaît le statut indépendant de Taiwan. Bien que les « autorités » du Parti démocrate progressiste à Taiwan se livrent sans scrupules à de piètres manœuvres indépendantistes, elles n'osent pas déclarer formellement l'« indépendance » de Taiwan. Elles savent que le gouvernement chinois leur réserve une « loi anti-sécession ». L'immense majorité des pays du monde, y compris les Etats-Unis, la France et d'autres grands pays, ne reconnaissent pas non plus Taiwan comme un pays indépendant. Ils reconnaissent tous que Taiwan fait partie de la Chine.

L'article s'efforce de vanter la « contribution » des « autorités taiwanaises » dans la lutte mondiale contre la COVID-19, le changement climatique, la réduction de la pauvreté et le développement durable. En réalité, dans l'épidémie de la COVID-19, les « autorités taiwanaises » n'ont pas vraiment de quoi se vanter. Jusqu'au 1er septembre 2021, date de publication de l'article, sur les 23,83 millions d'habitants de la région taiwanaise, 16 001 cas de COVID-19 et 836 décès ont été recensés. Alors que de l'autre côté du détroit de Taiwan, dans la province du Fujian, sur une population provinciale de 41,54 millions d'habitants, seulement 789 cas et un décès ont été dénombrés. Le contraste est saisissant. Même si Taiwan a apporté une contribution au reste du monde, cette contribution est aussi une partie de la contribution de la Chine et du peuple chinois.

La position du gouvernement chinois sur la question de la participation de Taiwan aux affaires internationales est claire et constante, c'est qu'elle doit être traitée dans le cadre du principe d'une seule Chine et obtenir le consentement du gouvernement chinois. De 2009 à 2016, Taiwan a participé à l'Assemblée mondiale de la Santé sous le statut d'observateur, ce qui a été possible dans le cadre du principe d'une seule Chine. En dehors de cela, il n'y a pas d'autre moyen pour Taiwan de participer aux affaires internationales. L'article prône l'obtention par Taiwan de « sa place » sur la scène internationale. Nous tenons à rappeler aux « autorités taiwanaises » que la seule « place » de Taiwan est celle en tant qu'une partie inaliénable de la Chine. Ce n'est que dans le cadre de la souveraineté et du territoire chinois que Taiwan aura sa « place ». Toute tentative de prétendre à l'indépendance en se servant de l'épidémie et de chercher le prétendu « espace international » est voué à l'échec. Face à la grande tendance historique qu'est la réunification des deux rives du détroit de Taiwan, l'« indépendance de Taiwan » n'a aucun avenir, quels soient les coups bas des forces recherchant l'« indépendance de Taiwan ». La réunification triomphera.

La question de Taiwan met en jeu la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine, et n'est pas négociable. Le principe d'une seule Chine est le préalable politique au développement des relations d'amitié entre la Chine et les autres pays du monde dont la France. Nous espérons que les médias français et d'autres secteurs en France sauront démêler le vrai du faux sur la question de Taiwan et adopter une juste position, pour assurer le développement sain et stable des relations sino-françaises.

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