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Document chinois pour sa politique de l'UE (10-2003)
2004-05-09
Le gouvernement chinois a publié le 13 octobre un document sur sa politique de l'Union européenne (UE). Voici le texte intégral de ce document:

AVANT-PROPOS

En ce début du 21e siècle, la situation internationale connaît de profonds changements. La multipolarisation du monde et la globalisation économique progressent à travers des vicissitudes, tandis que la paix et le développement demeurent les thèmes majeurs de notre époque. Le monde est loin d'être tranquille, et l'humanité fait face à nombre de défis sérieux. Mais le maintien de la paix, la promotion du développement et l'intensification de la coopération, gages du bien-être de tous les peuples, représentent les veux et les aspirations unanimes de ces derniers et forment un courant historique irrésistible.

La Chine, qui s'applique à édifier sur tous les plans une société d'aisance moyenne, souhaite contribuer à la création d'un environnement international favorable. Poursuivant comme par le passé sa politique extérieure d'indépendance et de paix, elle travaillera en commun avec les autres pays du globe et sur la base des Cinq Principes de la Coexistence pacifique à l'instauration d'un nouvel ordre politique et économique international, juste, rationnel et respectueux de la diversité du monde, à la démocratisation des relations internationales et à la préservation de la paix mondiale en vue d'un développement partagé.

L'Union européenne (UE) est une puissance de taille dans le monde. Le gouvernement chinois apprécie l'importance que l'UE ainsi que ses pays membres accordent au développement de leurs relations avec la Chine. En élaborant pour la première fois ce document, il entend affirmer les objectifs de la politique européenne de la Chine, définir les domaines de coopération et les mesures à prendre à cet effet dans les 5 prochaines années et renforcer sa coopération globale avec l'UE en faveur d'un développement régulier et durable des relations sino-européennes.

PREMIERE PARTIE : POSITION ET ROLE DE L'UE

La fondation et le développement de l'UE constituent un événement de portée profonde et durable après la Deuxième Guerre mondiale. Depuis la création en 1952 de la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier (CECA), l'UE a connu plusieurs étapes de développement : Union douanière, Marché unique, Union économique et monétaire.. Elle a progressé de plus dans les domaines de la politique étrangère, de la défense, des affaires sociales et autres. L'euro est entré en circulation avec succès, et un espace judiciaire unifié prend forme. Donc, l'UE est, dans le monde d'aujourd'hui, la communauté d'Etats la plus intégrée, avec une puissance globale colossale : Ses agrégats économiques et le volume de son commerce représentent respectivement 25% et 35% de la totalité mondiale. Son revenu par habitant et ses investissements à l'étranger se classent parmi les premiers du monde.

Avec son élargissement en 2004 à 25 membres, l'UE prendra une dimension toute nouvelle, en regroupant en son sein des Etats aussi bien de l'Europe de l'Ouest que celle de l'Est, avec une superficie de 4 millions de km2, une population de 450 millions d'habitants et un PIB franchissant le cap des 10 000 milliards de dollars américains.

Quoique l'UE ait, dans son évolution, à affronter encore de multiples difficultés et défis, son intégration est irréversible. L'UE jouera un rôle croissant dans les affaires régionales et internationales.

DEUXIEME PARTIE : POLITIQUE DE LA CHINE A L'EGARD DE L'UE

La Chine attache une haute importance au rôle et à l'influence de l'UE dans les affaires régionales et internationales. Comme l'histoire l'a prouvé, l'établissement en 1975 de relations officielles entre la Chine et la Communauté économique européenne a servi les intérêts de chacune des deux Parties. Malgré des vicissitudes, les relations sino-européennes, dans leur ensemble, se sont développées favorablement et engagées dans la bonne voie d'un progrès sain sur tous les plans ; elles gagnent en maturité de jour en jour. Grâce au démarrage d'un sommet annuel institutionnalisé en 1998 et à l'instauration d'un partenariat global en 2001, la Chine et l'UE se consultent toujours plus fréquemment dans les domaines politique, économique, commercial, technico-scientifique, culturel, éducatif et autres et mènent une coopération fort fructueuse. Les relations sino-européennes n'ont jamais été aussi bonnes.

Il n'existe pas de conflit d'intérêts fondamentaux entre la Chine et l'Europe, et aucune des deux Parties ne menace l'autre. Du fait de leur différence en ce qui concerne le passé historique, la tradition culturelle, le régime politique et le degré de développement économique, il est normal que la Chine et l'Europe ont des vues différentes, même des divergences, sur certaines questions. Gérées de façon adéquate, dans un esprit d'égalité et de respect mutuel, ces divergences n'empêcheront pas la Chine et l'Europe de développer leurs relations caractérisées par la confiance mutuelle et le bénéfice réciproque.

La Chine et l'UE ont beaucoup plus de points communs que de divergences. Elles se prononcent toutes deux pour la démocratisation des relations internationales, pour le renforcement du rôle de l'ONU, contre le terrorisme international, et préconisent l'une comme l'autre l'élimination de la pauvreté, la protection de l'environnement et la réalisation du développement durable. Sur le plan économique, elles sont tout à fait complémentaires compte tenu de leurs atouts respectifs : économie développée, technologies avancées et ressources financières importantes pour l'Europe ; croissance soutenue, immensité du marché et abondance de main-d'oeuvre pour la Chine. D' où de vastes perspectives de coopération économique, commerciale et technologique entre les deux Parties. La Chine et l'UE, ayant chacune une longue histoire et une civilisation brillante, entendent intensifier leurs échanges culturels, afin de s'inspirer l'une de l'autre. Le consensus et l'interaction entre la Chine et l'UE sur les plans politique, économique et culturel constituent donc une base solide pour le développement continu de leurs relations.

Renforcer et promouvoir sans cesse ses relations avec l'UE, c'est pour la Chine un élément essentiel de sa politique extérieure. Elle s'attache à la construction d'un partenariat global, stable et durable avec l'UE. Voici les objectifs de sa politique à l'égard de l'UE :

-- Promouvoir un développement sain et régulier des relations politiques et travailler ensemble pour la paix et la stabilité mondiales, dans le respect mutuel et la confiance réciproque, tout en recherchant un terrain d'entente par-delà les divergences.

-- Approfondir la coopération économique et commerciale et oeuvrer à un développement commun, sur la base de la réciprocité et du bénéfice mutuel, tout en menant des consultations sur un pied d'égalité.

-- Elargir les échanges de personnes et culturels et favoriser l'harmonie et le progrès des civilisations orientale et occidentale, en les amenant à se compléter mutuellement et à s'inspirer l'une de l'autre dans leur épanouissement.

TROISIEME PARTIE : RENFORCEMENT DE LA COOPERATION CHINE- UE DANS LES DIFFERENTS DOMAINES

I. Volet politique

1. Renforcer les échanges de haut niveau et le dialogue politique

-- Maintenir par divers canaux des contacts étroits entre les hautes autorités des deux Parties et se concerter lorsque cela s'avère nécessaire.

-- Valoriser davantage les rencontres annuelles entre les dirigeants chinois et européens, les enrichir et les rendre plus efficaces avec une meilleure coordination.

-- Appliquer énergiquement l'Accord relatif au dialogue politique, améliorer et renforcer sans cesse les mécanismes de consultations régulières et irrégulières aux différents niveaux.

-- Approfondir les relations de la Chine avec tous les membres de l'UE, y compris les nouveaux membres, en assurant la stabilité et la continuité des relations sino-européennes dans leur ensemble.

2. Observer strictement le principe d'une seule Chine

Le principe d'une seule Chine est une composante importante de la base politique des relations sino-européennes, dont le développement régulier suppose un traitement adéquat de la question de Taiwan. La Chine apprécie l'UE ainsi que ses pays membres dans leur adhésion ferme au principe d'une seule Chine. Elle souhaite que la Partie européenne respecte toujours les préoccupations majeures de la Chine sur la question de Taiwan, reste vigilante devant les tentatives des autorités taiwanaises de créer deux Chine ou une Chine et un Taiwan et fasse preuve de prudence face aux problèmes liés à Taiwan. Et il importe pour l'UE de :

-- Ne pas autoriser les personnalités politiques taiwanaises à venir, sous quelque prétexte que ce soit, entreprendre des activités dans l'espace de l'UE ni dans ses pays membres ; n'entamer aucun contact ni aucun échange officiel avec les autorités de Taiwan.

-- Ne pas soutenir Taiwan dans ses tentatives d'adhérer aux organisations internationales réservées aux Etats souverains. L'adhésion de Taiwan à l'OMC sous le nom de territoire douanier distinct de Taiwan, Penghu, Kinmen et Matsu (en abrégé Taipei chinois) ne signifie nullement un changement quelconque de son statut en tant que partie intégrante de la Chine. Les échanges avec Taiwan doivent être strictement limités au cadre non officiel et non gouvernemental.

-- Ne pas vendre à Taiwan d'armements, ni d'équipements, ni de matériels, ni de techniques, susceptibles d'être utilisés à des fins militaires.

3. Encourager la coopération de Hong Kong et de Macao avec l'UE

Le gouvernement central de la Chine appuie et encourage le développement sur la base de l'égalité et du bénéfice mutuel des relations d'amitié et de coopération de la Région administrative spéciale de Hong Kong et de la Région administrative spéciale de Macao avec l'UE selon le principe d'un Etat, deux systèmes et conformément aux dispositions des Lois fondamentales.

4. Amener l'UE à mieux connaître le Tibet

La Chine encourage les personnalités européennes de différents milieux à visiter le Tibet. Elle serait heureuse de voir l'UE et ses membres apporter leur soutien et leur coopération au Tibet sur les plans économique, culturel, éducatif et du progrès social, dans le respect de la législation chinoise. Elle exige de la Partie européenne qu'elle n'entre pas en contact avec le soi-disant gouvernement tibétain en exil ni ne facilite les activités séparatistes de la clique du Dalaï-Lama.

5. Poursuivre le dialogue sur les droits de l'homme

Au sujet des droits de l'homme, il existe entre la Chine et l'Europe des points de vue communs, mais également des divergences. La Chine apprécie la position de l'UE consistant à poursuivre le dialogue et à rejeter la confrontation. Elle entend continuer, sur la base de l'égalité et du respect mutuel, son dialogue, ses échanges et sa coopération avec l'UE en matière de droits de l'homme, favoriser, par l'échange d'informations, la compréhension entre elle et l'UE et approfondir leur coopération dans les domaines notamment des droits économiques et socioculturels ainsi que de la protection des droits et intérêts des groupes vulnérables.

6. Renforcer la coopération internationale

-- Intensifier la concertation et la coordination sur les grands dossiers d'actualité tant internationaux que régionaux.

-- Renforcer la coopération sino-européenne au sein de l'ONU pour préserver ensemble l'autorité de celle-ci; promouvoir le rôle dominant de l'ONU dans la défense de la paix mondiale, le développement économique et le progrès social, notamment dans l'aide aux pays en développement pour l'élimination de la pauvreté, l'amélioration de l'environnement planétaire et la lutte contre la drogue ; soutenir la réforme de l'ONU.

-- Promouvoir le processus de coopération Asie-Europe. La Chine et l'Europe doivent oeuvrer ensemble pour faire de l'ASEM un forum exemplaire de la coopération intercontinentale d'égal à égal, un canal d'échanges entre les civilisations orientale et occidentale, une force militant en faveur de l'instauration d'un nouvel ordre politique et économique international.

-- Mener une lutte unie contre le terrorisme. La Chine et l'Europe, toutes deux victimes du terrorisme, se prononcent l'une comme l'autre contre le terrorisme sous toutes ses formes et s'opposent à toute confusion du terrorisme avec un Etat, une ethnie ou une religion quelconque. La Chine et l'UE doivent rester en contact constant et maintenir une coopération étroite dans la lutte antiterroriste.

-- Sauvegarder ensemble les régimes internationaux de contrôle des armements, de désarmement et de non-prolifération ; renforcer la concertation et la coordination sur la base du respect mutuel ; intensifier les échanges et la coopération dans les domaines du contrôle des exportations aux fins de non-prolifération, de la prévention de la militarisation de l'espace extra-atmosphérique et de la course aux armements dans cet espace ; conjuguer leurs efforts pour contribuer au règlement des problèmes des mines antipersonnel, des explosifs légués par la guerre, etc. ; renforcer la coopération en matière d'application des traités internationaux sur le contrôle des armements.

7. Approfondir la connaissance mutuelle entre les organes législatifs chinois et européens

Les rapports de l'Assemblée populaire nationale de Chine avec les parlements nationaux des pays membres de l'UE et le Parlement européen constituent un aspect important des relations sino-européennes. Le gouvernement chinois accueille favorablement et soutient le renforcement des échanges et du dialogue entre les organes législatifs chinois et européens sur la base du respect mutuel, de l'approfondissement de la connaissance réciproque, de la recherche de terrains d'entente par-delà les divergences et de la promotion de la coopération.

8. Multiplier les échanges entre les partis politiques chinois et européens

Le gouvernement chinois souhaite voir les principaux partis politiques, les groupes politiques aux parlements et les formations politiques régionales de l'UE accroître leurs échanges et leur coopération avec le Parti communiste chinois, selon les principes dits indépendance assurée, égalité totale, respect mutuel et non-ingérence réciproque dans les affaires intérieures.

II. Volet économique

1. Coopération économique et commerciale

La Chine s'attache à développer avec l'Europe une coopération économique et commerciale dynamique, durable et stable. Elle espère que l'Union européenne deviendra son plus grand partenaire en matière d'échanges commerciaux et d'investissements.

- Valoriser le mécanisme de la commission mixte économique et commerciale et renforcer le dialogue sur les politiques réglementaires relatives à l'économie et au commerce ; envisager de renouveler, à un moment approprié, l'Accord de coopération économique et commerciale entre la Chine et l'UE ; trouver selon les règles de l'OMC une heureuse solution aux problèmes des restrictions irrationnelles et des barrières techniques et assouplir les restrictions en matière d'exportation de hautes technologies en vue de libérer les immenses potentialités de la coopération dans le domaine du commerce de technologies ; accorder le plus tôt possible le statut d'économie de marché à part entière à la Chine, réduire et éliminer les politiques et pratiques antidumping discriminatoires contre la Chine, faire preuve de prudence dans l'application des mesures du mécanisme de sauvegarde transitoire pour les produits spécifiques (TPSSM) ; compenser raisonnablement les dommages et pertes économiques et commerciaux subis par la Chine à cause de l'élargissement de l'UE.

-- Intensifier la concertation et la coopération entre la Chine et l'UE dans le cadre du nouveau cycle de négociations multilatérales de l'OMC, en vue de l'aboutissement des négociations.

-- Renforcer le dialogue en matière d'investissement et travailler ensemble à la création d'organismes bilatéraux de promotion des investissements ; pousser énergiquement les entreprises de chacune des deux Parties à investir dans l'autre et étendre la coopération entre les PME ; développer le commerce de perfectionnement, la prise en charge de projets de construction et la coopération multiforme en matière de main-d'oeuvre et encourager l'exploitation transnationale de même que la production internationale.

-- Il est souhaitable que l'UE accroisse son aide au développement en faveur de la Chine, surtout dans les domaines de la protection de l'environnement, de l'élimination de la pauvreté, de la santé publique et de l'éducation. Il est souhaitable en outre que l'UE joue son rôle dans l'intensification de la formation à la valorisation des ressources humaines, en particulier des régions du Centre et de l'Ouest de la Chine, ainsi que dans l'accroissement de la capacité de la Chine à participer au système commercial multilatéral.

-- Renforcer la coopération dans les domaines du contrôle de la qualité et de la quarantaine, institutionnaliser les consultations pour régler à temps, conformément aux principes de protection de la sécurité, de la santé, de l'hygiène et de l' environnement, les problèmes compromettant l'accès des produits de chaque Partie au marché de l'autre.

-- Renforcer la coopération douanière et signer au moment opportun un accord douanier entre la Chine et l'UE.

2. Coopération financière

Etablir et compléter un mécanisme de dialogue financier de haut niveau entre la Chine et l'UE pour amplifier les échanges entre les banques centrales des deux Parties en matière politique et approfondir la coopération dans la prévention des crises financières, la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment de l'argent. La Partie chinoise serait heureuse de voir les banques des pays membres de l'UE développer leurs affaires en Chine et espère que le problème de l'accès des établissements financiers chinois au marché européen trouvera une heureuse solution.

Conformément à sa législation sur les assurances et à ses engagements pris lors de son adhésion à l'OMC, la Partie chinoise examinera activement les demandes de licences d'exploitation en Chine des compagnies d'assurances européennes, et elle s'attachera à compléter à cet égard le dispositif juridique sur la supervision.

Renforcer la coopération en ce qui concerne l'action législative, la supervision des marchés ainsi que les opérations d'investissement dans le domaine des valeurs mobilières ; encourager un plus grand nombre de maisons de titres, de gestionnaires de fonds de placement et d'autres investisseurs institutionnels des pays membres de l'UE à entrer sur le marché chinois ; encourager également des maisons de titres chinoises à entrer sur les marchés européens de valeurs mobilières, lorsque les conditions en seront réunies ; soutenir les entreprises chinoises dans leurs efforts pour lever des capitaux sur les places boursières européennes.

3. Coopération agricole

Renforcer les échanges sino-européens dans les domaines notamment de la production agricole, de la technologie agroalimentaire et du développement durable ; activer le mécanisme du groupe de travail de l'agriculture ; promouvoir la coopération entre les établissements de recherche agronomique, les écoles supérieures et les entreprises des deux Parties. Encourager les entreprises européennes à participer activement au développement de l'agriculture dans le Centre et l'Ouest de la Chine et à investir dans les domaines agricoles des hautes et nouvelles technologies, de la transformation approfondie des produits et de l'amélioration de l'infrastructure.

4. Coopération environnementale

Intensifier la communication et la coopération sur la protection de l'environnement entre la Chine et l'UE, lancer le mécanisme de dialogue des ministres de l'environnement des deux côtés, élaborer un document-cadre sur la protection de l'environnement, étudier la possibilité de création d'un réseau d'information en matière de coopération environnementale, renforcer la coopération entre les deux Parties sur l'action législative et la gestion en matière environnementale, les changements climatiques, la préservation de la bio-diversité, la gestion de la sécurité biologique, le commerce en rapport avec l'environnement, etc., et promouvoir ensemble la mise en oeuvre de l'action de suivi du Sommet mondial de Johannesburg sur le développement durable. Favoriser les échanges entre les ONG écologiques ; encourager les entreprises européennes à renforcer leur présence sur le marché environnemental chinois en participant à la concurrence sur un pied d'égalité.

5. Coopération en matière de technologies de l'information

Accueillir favorablement la participation de l'UE à l'effort de développement de l'informatisation en Chine. Renforcer le mécanisme du groupe de travail chargé du dialogue sur la société de l'information ; engager le dialogue et procéder à des échanges sur la stratégie, la réglementation et la législation concernant la société de l'information ; promouvoir énergiquement le commerce des produits informatiques et la coopération technique dans les industries de l'information ; encourager l'extension des échanges en matière de propriété intellectuelle et de normes techniques. Impulser la coopération dans le domaine des Jeux olympiques numériques.

6. Coopération énergétique

Etendre la coopération dans des domaines tels que structure énergétique, énergies propres, énergies renouvelables, amélioration de l'efficience et économie de l'énergie ; promouvoir les échanges sur la politique de développement énergétique ; travailler pour assurer la réussite de la conférence sur la coopération énergétique Chine-UE ; renforcer le mécanisme du groupe de travail sur l'énergie, favoriser la coopération dans la formation en technologies énergétiques et la réalisation des projets pilotes ; favoriser la diffusion et le transfert de technologies.

7. Coopération en matière de transports

établir un mécanisme de réunions régulières dans le cadre de l'Accord Chine-UE sur le transport maritime, développer la coopération en matière de transport maritime et d'affaires maritimes, renforcer la concertation et la coordination au sein des organisations internationales comme l'Organisation maritime internationale (OMI) ; approfondir et élargir les échanges sur la politique de transport fluvial, la sécurité de la navigation et la standardisation des bateaux, etc. ; continuer d'étendre la coopération et les échanges techniques et administratifs en matière routière, et renforcer le dialogue et les échanges sur la législation relative au transport routier.

Approfondir les échanges et la coopération entre la Chine et l'UE dans l'aviation civile et intensifier la coopération entre les entreprises en ce qui concerne la production, la technologie, la gestion et la formation.

III. Coopération sur les plans éducatif, scientifique, culturel, sanitaire et autres

1. Coopération scientifique et technologique

Promouvoir la coopération scientifique et technologique entre la Chine et l'Europe sur la base des principes du bénéfice réciproque, du partage des acquis et de la protection des droits de propriété intellectuelle comme suit: Renforcer le développement conjoint et la coopération sur des technologies génériques ainsi que des équipements importants et encourager les institutions chinoises à participer au programme-cadre scientifique et technologique de l'UE. Participer au Programme Galileo sous condition de l'égalité, de l'avantage réciproque et de l'équilibre des droits et obligations, et renforcer la coopération sur la Grande Science internationale. Valoriser pleinement le rôle du Comité directeur de la Coopération scientifique et technologique et bien assurer le lancement du Forum sino-européen sur la politique de science et d'innovation. Encourager la coopération entre les institutions scientifiques et technologiques intermédiaires des deux Parties, la circulation et la formation des ressources humaines de celles-ci dans les domaines scientifique et technologique et soutenir la participation des entreprises des deux côtés à la coopération scientifique Chine-UE.

2. Echanges culturels

La Chine, qui témoignera d'une attitude plus ouverte, consolidera ses échanges et approfondira sa coopération avec les pays membres de l'UE dans le domaine culturel, afin de créer progressivement un cadre d'échanges tous azimuts et aux différents niveaux, avec l'UE, ses pays membres ainsi que les gouvernements locaux de ces derniers, sur les plans populaire et commercial, pour permettre aux peuples des deux côtés de mieux se connaître à travers leurs cultures remarquables.

La Chine établira progressivement des centres culturels dans les capitales des pays de l'UE et à Bruxelles, siège de l'UE, et selon les principes de la réciprocité et du bénéfice mutuel, elle accueillera favorablement l'implantation par l'UE et ses membres de centres culturels à Beijing. L'organisation conjointe de manifestations culturelles de haut niveau est encouragée, de même que la création de nouveaux modes de coopération en matière d'industrie culturelle. Il y a lieu d'explorer les possibilités de mise en place d'un mécanisme de consultations sur la coopération culturelle Chine-UE et d'envisager l'organisation en commun d'un Forum sino-européen sur la culture.

3. Coopération éducative

Intensifier et élargir les échanges aux divers niveaux et établir en temps opportun un mécanisme de consultations entre la Chine et l'UE en matière de coopération éducative, pour renforcer leur coopération notamment sur la reconnaissance mutuelle des diplômes et certificats, l'échange d'étudiants, l'enseignement de langues, l'octroi réciproque de bourses et la formation d'enseignants. Perfectionner l'Ecole de commerce internationale Chine-Europe (CEIBS) pour former davantage de talents de haut niveau. Encourager et soutenir mutuellement l'enseignement des langues.

4. Coopération sanitaire et médicale

Renforcer la coopération dans le domaine sanitaire, notamment sur l'échange d'expériences en matière de prévention et de contrôle des grandes maladies telles que le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et le SIDA/VIH. Procéder activement à des échanges sur le diagnostic et la thérapeutique cliniques, l'investigation, l'analyse et le contrôle épidémiologiques, les tests en laboratoire, la recherche de remèdes et vaccins, la formation du personnel médical.. Explorer les possibilités d'établir un mécanisme d'information et d'assistance technique mutuelles pour faire face aux cas d'urgence dans le domaine de la santé publique.

5. Echanges entre les médias

Promouvoir les échanges et la coopération entre la Chine et l'UE dans le domaine de la presse, encourager leurs médias à approfondir la connaissance mutuelle et les amener à présenter de manière complète et objective chacune des deux Parties à l'autre. Renforcer les contacts et les liens entre les services gouvernementaux compétents des deux Parties et échanger leurs expériences sur les pratiques de leurs gouvernements concernant l'information et les relations de ces derniers avec la presse.

6. Echanges de personnes

Encourager les contacts et les échanges entre personnes et associations non gouvernementales des deux Parties. La Chine est disposée à conclure, dans les meilleurs délais et selon les principes de l'égalité, de la réciprocité et du bénéfice mutuel, des accords visant à faire des pays de l'UE des destinations touristiques des citoyens chinois.

Renforcer et amplifier la coopération consulaire Chine-UE. Des discussions doivent être engagées pour résoudre au plus tôt les problèmes tels que l'obtention difficile de visas d'entrée en Europe demandés par les citoyens chinois et leur entrée entravée aux postes frontières, ce afin de protéger les droits et intérêts légitimes de ces citoyens et d'assurer le déroulement normal des échanges de personnes entre la Chine et l'UE.

Lutter contre l'immigration clandestine et le trafic humain, et combattre la criminalité en stricte application des lois. La Chine et l'UE doivent renforcer leur consultation et leur coordination en vue de traiter de façon adéquate les problèmes du rapatriement et autres.

IV. Affaires sociales, judiciaires et administratives

1. Coopération sur la protection du travail et la couverture sociale

Renforcer la coopération entre la Chine et l'UE sur l'emploi des immigrés ainsi que la protection des droits et intérêts des travailleurs immigrés et intensifier leur coordination sur les affaires internationales relatives au travail. Engager des discussions visant à conclure un accord bilatéral sur la sécurité sociale, réaliser leurs projets de coopération sur la protection sociale et multiplier leurs échanges sur les différents aspects de la sécurité sociale.

2. Echanges judiciaires

Poursuivre les projets de coopération juridique et judiciaire entre la Chine et l'UE et en multiplier les sphères sur la base de l'égalité et du respect mutuel, accroître les échanges dans les domaines importants comme la réforme judiciaire et explorer les possibilités de coopération judiciaire contre les crimes transnationaux, etc. Intensifier l'échange d'expériences entre la Chine et l'UE en matière de contrôle juridique et mener des études sur l'institutionnalisation d'une réunion annuelle de hauts fonctionnaires judiciaires des deux Parties.

3. Coopération policière

Entreprendre des échanges avec les organes de l'UE et l'EUROPOL et les intensifier, élargir la coopération substantielle avec les institutions judiciaires des pays de l'UE et renforcer, dans le cadre des législations des deux Parties, la coopération et les échanges d'informations dans les enquêtes judiciaires. Soutenir conjointement les actions de l'ONU pour le maintien de la paix et y participer activement.

4. Coopération administrative

échanger des expériences sur la modification des attributions gouvernementales et l'approfondissement de la réforme du système du personnel. Mener des études sur l'établissement d'un mécanisme de coopération Chine-UE en matière de personnel et d'administration. Procéder à des échanges sur le perfectionnement du système de la fonction publique et la mise en valeur des ressources humaines.

V. Volet militaire

Maintenir les échanges militaires de haut niveau entre la Chine et l'UE, perfectionner et développer progressivement le mécanisme de consultations sur la sécurité stratégique. Accroître les échanges de missions d'experts militaires, multiplier les échanges pour la formation d'officiers ainsi que pour les études et discussions sur des thèmes de défense.

L'UE doit lever le plus tôt possible son interdiction de vente d'armes à la Chine, afin d'enlever les obstacles entravant la coopération Chine-UE dans les domaines de l'industrie et de la technologie militaires.
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