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Conférence de presse du 24 septembre 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
(2020-09-24)

Le 23 septembre, le Ministère chinois des Affaires étrangères et l’Administration nationale de l’Immigration ont publié conjointement le communiqué suivant sur la réouverture de la frontière aux étrangers titulaires de trois catégories de permis de séjour en validité.

En fonction de la situation actuelle du COVID-19 et du besoin de prévention et de contrôle de l’épidémie, des ajustements ont été apportés au « Communiqué du Ministère des Affaires étrangères et de l’Administration nationale de l’Immigration sur la suspension temporaire de l’entrée des étrangers titulaires d’un visa chinois ou d’un permis de séjour en validité », qui a été rendu public le 26 mars 2020. À compter du 28 septembre 2020 à 0 h, les étrangers titulaires d’un permis de séjour chinois valide pour le travail, les affaires personnelles et le regroupement familial sont autorisés à entrer en Chine sans avoir besoin de demander un nouveau visa. Si ces trois catégories de permis de séjour détenus par des étrangers avaient expiré après le 28 mars 2020 à 0 h, les titulaires peuvent demander un visa en présentant les permis de séjour expirés et les documents concernés aux ambassades ou consulats chinois, à condition que les raisons pour venir en Chine n’aient pas changé. Les personnes susmentionnées sont tenues de respecter scrupuleusement les réglementations chinoises sur la prévention et le contrôle de l’épidémie.

Les autres mesures figurant dans le Communiqué du 26 mars continueront d’être mises en œuvre. Tout en garantissant un contrôle efficace de l’épidémie, la Chine continuera de reprendre les échanges interpersonnels de manière progressive et ordonnée.

Bloomberg : Selon le dernier rapport de l’Australian Strategic Policy Institute (ASPI), la Chine continue de construire des « camps de détention » au Xinjiang. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Il n’y a jamais eu de « camps de détention » au Xinjiang.

Nous avons répondu à plusieurs reprises aux rapports fabriqués par l’ASPI faisant passer le noir pour le blanc concernant la Chine. Selon des sources australiennes, l’ASPI est financé depuis longtemps par l’administration américaine et des marchands d’armes américains, il s’adonne à la fabrication des sujets anti-chinois autour desquels il fait du tapage. Imprégné de préjugés idéologiques, c’est en réalité un élément d’« avant-garde » anti-chinois dont l’intégrité académique est sérieusement remise en question. L’ASPI fait l’objet de bon nombre de critiques par la communauté internationale pour ce qu’il a fait, et se prête au ridicule dans le monde. Nous espérons, et nous en avons la certitude, que les différentes parties sauront distinguer la vérité de l’erreur et rejeter ensemble les propos absurdes de tels organismes anti-chinois.

Reuters : Le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré qu’il avait averti les responsables gouvernementaux américains aux niveaux national et local en leur demandant de faire preuve de vigilance face aux diplomates chinois qui, selon lui, font partie du système de propagande et d’espionnage de la Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La coopération au niveau des collectivités locales et les échanges socioculturels sont une partie importante des relations sino-américaines. Renforcer la coopération entre les collectivités locales et les échanges socioculturels entre les deux pays représente la volonté commune des deux peuples, et correspond aux intérêts des deux parties. La Chine n’est pas intéressée et ne s’est jamais ingérée dans les affaires intérieures des États-Unis. Les missions diplomatiques et consulaires chinoises aux États-Unis et les organisations populaires agissent toujours conformément au droit international et aux accords bilatéraux. Leur interaction avec les gouvernements américains à différents échelons vise à approfondir la compréhension mutuelle, les échanges et la coopération entre les deux pays. C’est totalement irréprochable et inattaquable.

Les propos de Pompeo sont des mensonges éhontés sans aucun respect pour les faits. La Chine s’y oppose fermement. Nous avons également noté de nombreuses critiques à son encontre aux États-Unis, soulignant que son discours est totalement motivé par des gains politiques égoïstes et qu’il utilise simplement la politique étrangère comme un prétexte au service de l’agenda national.

Ces derniers temps, certains politiciens américains, atteints d’une paranoïa anti-chinoise, ne cessent de vilipender les activités normales d’institutions et d’individus chinois aux États-Unis, et perturbent les échanges et la coopération normaux sino-américains en faisant du tapage autour de la « menace chinoise » pour obtenir des gains politiques. Cela continuera à faire l’objet de la condamnation et de l’opposition des personnalités perspicaces de tous les milieux américains.

Une fois de plus, nous exhortons Pompeo et ses semblables à abandonner la mentalité de la guerre froide et les préjugés idéologiques, à respecter les faits, à cesser de fabriquer différentes sortes de mensonges sur la Chine, et à cesser de perturber et de compromettre les échanges et la coopération normaux entre la Chine et les États-Unis.

CNR : Encore une question concernant Pompeo. Selon des reportages, il a critiqué ces derniers jours la situation des droits de l’homme en Chine, en Iran et au Venezuela. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Les États-Unis, habitués à se poser en « donneur de leçon en matière de droits de l’homme », critiquent avec force gestes autoritaires la situation des droits de l’homme des autres pays. Mais le fait est que leur propre bilan en matière de droits humains est vraiment terrible. « Je ne peux pas respirer » et « La vie des Noirs compte », de tels cris sont connus de tous dans le monde entier. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a récemment adopté une résolution, condamnant fermement la grave discrimination raciale aux États-Unis. Ces derniers doivent se faire une juste idée d’eux-mêmes et commencer par regarder en face et résoudre leurs propres problèmes.

Le gouvernement chinois attache une grande importance à la promotion et à la protection des droits de l’homme, et respecte l’idée d’accorder la priorité au peuple. La Chine a sorti 850 millions de personnes de la pauvreté, et réalisé, avec dix ans d’avance, les objectifs en matière d’élimination de la pauvreté définis dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Elle a mis en place les systèmes d’éducation, de protection sociale, de soins médicaux et de démocratie de base, qui sont d’une ampleur sans précédent dans le monde, et garantit, conformément à la loi, aux citoyens chinois les droits à la liberté d’expression et de croyance religieuse, et les droits des ethnies minoritaires à participer à la gouvernance des affaires de l’État. Les différents droits du peuple chinois sont effectivement protégés. Lors du 3e cycle d’examen du bilan de la Chine en matière de droits de l’homme au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, plus de 120 pays ont exprimé leur plein soutien et leur appréciation pour les progrès de la Chine et sa contribution à l’œuvre mondiale des droits de l’homme. Selon une étude d’Ash Center for Democratic Governance and Innovation de Harvard Kennedy School, la satisfaction globale des Chinois envers leur gouvernement dépasse 93%.

Aucun pays ne peut prétendre avoir atteint la perfection en matière de droits de l’homme. La Chine entend mener des échanges sur un pied d’égalité et sur la base du respect mutuel avec les autres pays pour faire avancer ensemble la cause mondiale des droits de l’homme. Mais nous n’avons pas besoin de « donneur de leçons sur les droits de l’homme » et nous nous opposons à la pratique du « deux poids deux mesures », à la déformation des faits et à la fabrication de mensonges. Nous sommes contre l’ingérence dans les affaires intérieures des autres pays sous le couvert de la question des droits de l’homme.

Beijing Daily : Le dernier rapport publié par la CNUCED le 22 septembre a souligné que l’économie mondiale se contracterait cette année de 4,3%, mais que l’économie chinoise maintiendrait une croissance positive. Un responsable de la CNUCED a déclaré que « la Chine a beaucoup d’espace politique interne pour être en mesure de réaliser une forte reprise de son économie », et a exprimé la conviction que la croissance régulière de la Chine offrirait des opportunités pour la reprise économique mondiale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Chine a obtenu des résultats stratégiques majeurs avec la bataille contre le COVID-19. Avec une économie basée sur une tendance régulière et à la hausse et un retour à la normale de la production et de la vie quotidienne, nous sommes devenus la première grande économie à reprendre une croissance positive après la survenue de la pandémie. La reprise économique de la Chine apportera une force motrice puissante à celle du monde. Tout en prévenant et en maîtrisant efficacement l’épidémie, la Chine continuera de faciliter le fonctionnement des entreprises transnationales en créant des « voies rapides » pour les échanges interpersonnels, et des « voies vertes » pour le dédouanement des marchandises. Nous poursuivrons l’approfondissement de la réforme et de l’ouverture, nous continuerons de faciliter l’accès au marché et de protéger les droits et intérêts légitimes des entreprises à capitaux étrangers, afin de créer des conditions de concurrence loyale pour les entreprises à capitaux chinois et étrangers. La Chine est prête à travailler avec tous les pays du monde pour endiguer l’épidémie et développer l’économie, afin de vaincre le virus dans les meilleurs délais et promouvoir une nouvelle prospérité de l’économie mondiale.

Reuters : Selon « Global Times », la Chine a interdit l’entrée en Chine à deux chercheurs australiens, Clive Hamilton et Alex Joske. Quel est le commentaire du Ministère chinois des Affaires étrangères à ce sujet ?

Wang Wenbin : Le fait d’autoriser ou non l’entrée des étrangers en Chine relève totalement de la souveraineté de la Chine. Je tiens à souligner que la Chine souhaite la bienvenue aux étrangers pour travailler, étudier ou vivre en Chine. Nous espérons qu’ils présenteront objectivement les réalités nationales et les politiques nationales et étrangères de la Chine et travailleront à renforcer la connaissance mutuelle entre la Chine et le reste du monde. Dans le même temps, nous nous opposons fermement aux comportements qui répandent de fausses informations, qui attaquent délibérément la Chine et qui mettent en danger la sécurité nationale de la Chine sous le prétexte des recherches académiques.

La position de la Chine sur le développement des relations avec l’Australie est constante et claire. Une relation sino-australienne saine et stable est dans l’intérêt fondamental des deux pays. Les relations sino-australiennes sont confrontées à des difficultés. La principale raison est que, ces derniers temps, la partie australienne se comporte maintes fois de manière erronée sur des questions touchant aux intérêts fondamentaux de la Chine, telles que la souveraineté et l’intégrité territoriale, et fixe des limites injustifiées aux échanges et à la coopération normaux entre les deux parties, ce qui a gravement nui à la confiance mutuelle entre les deux pays. Nous exhortons certains individus en Australie à rejeter la mentalité de la guerre froide et les préjugés idéologiques, à envisager la Chine avec objectivité et raison, à cesser de salir et de calomnier la Chine, et à travailler davantage pour renforcer la compréhension et la confiance mutuelles, et non le contraire.

China Daily : La Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré le 23 septembre qu’elle salue les objectifs annoncés par le Président Xi Jinping consistant à réduire les émissions et à atteindre la neutralité carbone d’ici 2060, et que l’UE travaillera avec la Chine pour réaliser ces objectifs. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Comme l’a annoncé le Président Xi Jinping lors du débat général de l’Assemblée générale de l’ONU, la Chine vise à atteindre le pic d’émissions de CO2 avant 2030 et de réaliser la neutralité carbone d’ici 2060. La communauté internationale exprime sa haute appréciation à ce sujet, estimant que les objectifs annoncés par la Chine donneront un soutien politique important à la COP26 de la CCNUCC qui se tiendra l’année prochaine, auront une influence importante sur la transformation mondiale à faible émission de carbone, donneront le bon exemple pour la lutte mondiale contre le changement climatique, et illustrent son sens de la responsabilité et du leadership.

Lutter activement contre le changement climatique n’est pas seulement le besoin intrinsèque pour la Chine de réaliser un développement durable, mais aussi une responsabilité qu’elle assume en tant que grand pays pour la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. « La Terre entière aurait même part de chaleur et de froid », dit un poème du Président Mao Zedong. La Chine est prête à travailler avec l’UE pour mettre en œuvre l’important consensus dégagé par les dirigeants des deux parties, forger un partenariat sino-européen vert, et remplir avec tout le sérieux qui s’impose les obligations énoncées dans la CCNUCC et l’Accord de Paris. Nous resterons attachés au nouveau concept de développement innovant, coordonné, vert, ouvert et partagé, approfondirons davantage la coopération internationale pour lutter contre le changement climatique, et favoriserons une reprise verte de l’économie mondiale dans l’ère post-épidémique pour contribuer activement au développement durable dans le monde.

RIA Novosti : Le Président bélarussien Loukachenko a prêté serment hier à la cérémonie d’investiture tenue à Minsk. Certains pays et organisations, les États-Unis et l’UE par exemple, ont déjà refusé de le reconnaître en tant que Président légitimement élu du Bélarus. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Chine respecte le choix indépendant du peuple bélarussien. L’élection présidentielle est une affaire intérieure du Bélarus. La Chine soutient fermement les efforts du Bélarus visant à défendre l’indépendance nationale, la souveraineté, la sécurité et le développement du pays, et s’oppose fermement aux tentatives des forces extérieures de diviser le pays et de créer le chaos au Bélarus. La Chine espère et croit que, sous la direction du Président Loukachenko, le Bélarus retrouvera la stabilité politique et la tranquillité sociale.

NHK : Pouvez-vous confirmer que le nouveau Premier Ministre japonais et les dirigeants chinois auront des entretiens téléphoniques ? Quelles sont les attentes de la Chine vis-à-vis du nouveau gouvernement japonais ?

Wang Wenbin : La Chine attache de l’importance aux interactions de haut niveau avec le Japon, ce qui est d’une grande importance pour guider le développement et l’amélioration des relations bilatérales. Nous entendons travailler avec le nouveau gouvernement japonais pour de nouveaux progrès dans les relations bilatérales.

Sur votre question, je n’ai aucune information précise à donner pour le moment.

Yonhap News : Le Premier Ministre japonais Yoshihide Suga et le Président de la République de Corée Moon Jae-in se sont entretenus au téléphone ce matin. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

Wang Wenbin : Je n’ai pas lu les informations que vous avez mentionnées. Nous espérons que les relations entre la République de Corée et le Japon se développeront de manière saine et stable.

Prasar Bharati : Hier, les pays du G4, dans une déclaration conjointe sur la réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU, ont affirmé qu’il n’y avait pas de progrès significatif dans les négociations intergouvernementales et appelé à des négociations entre les différentes parties et fondées sur des textes. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Le Conseil de Sécurité de l’ONU, en tant que noyau du mécanisme international de sécurité collective, devrait être réformé pour mieux remplir son mandat en vertu de la Charte des Nations Unies. Nous estimons que la réforme devrait accroître la représentation et le droit à la parole des pays en développement, afin que davantage de petits et moyens pays puissent avoir la possibilité de participer au processus décisionnel du Conseil de Sécurité. La réforme du Conseil de Sécurité est très importante, car elle touche au développement à long terme de l’ONU et aux intérêts vitaux de tous les États membres. À présent, d’énormes divergences persistent entre les différentes parties qui n’ont pas encore dégagé un large consensus sur le plan de réforme. La Chine continuera de travailler avec les autres pays membres de l’ONU pour trouver une solution globale par le dialogue et la consultation, qui tiendra compte des intérêts et des préoccupations de toutes les parties.

Bloomberg : Le propriétaire de TikTok, ByteDance, a demandé aux juges fédéraux de cesser d’appliquer l’interdiction de l’administration américaine qui demande la suppression de l’application TikTok des magasins d’applications américains. Par ailleurs, hier, « China Daily » et « Global Times » ont laissé entendre que la Chine n’approuverait pas l’accord entre TikTok et Oracle. Dans quelles conditions la Chine approuvera-t-elle cet accord entre les deux parties ?

Wang Wenbin : J’ai répondu à des questions similaires il y a quelques jours. Je veux réaffirmer encore une fois que la Chine exhorte les États-Unis à respecter les principes de l’économie de marché et de la concurrence loyale, à observer les règles du commerce international, et à créer un environnement commercial ouvert, équitable, juste et non discriminatoire pour les entreprises étrangères qui se développent aux États-Unis. La Chine soutient les entreprises concernées dans la défense de leurs droits et intérêts légitimes par des moyens juridiques, et continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger fermement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises.

Concernant votre question, je vous invite à vous renseigner auprès des départements compétents.

Bloomberg : Le Bureau du Commissaire spécial du Ministère chinois des Affaires étrangères à Hong Kong a déclaré mercredi qu’il exhortait le Club des correspondants étrangers (FCC) à Hong Kong à cesser de provoquer délibérément des troubles. Ceci est lié à l’opinion rendue publique par le Club sur la révision des règlements concernant les médias à Hong Kong. Le Ministère chinois des Affaires étrangères a-t-il des commentaires à faire à ce sujet ?

Wang Wenbin : Je crois que vous faites référence à la révision des Ordres généraux des policiers par la police de Hong Kong. J’ai remarqué que la police de Hong Kong avait déjà déclaré que cela aiderait sa coordination avec les médias à condition de ne pas affecter l’efficacité de ses opérations et contribuerait à sauvegarder les droits légitimes des médias et des journalistes qualifiés.

Je tiens également à souligner que la Chine est un État de droit et que Hong Kong respecte la primauté du droit. Les professionnels des médias travaillant dans la Région administrative spéciale de Hong Kong doivent se conformer aux lois nationales et aux lois locales et accepter volontairement la supervision de la loi. Tant que les médias et journalistes étrangers respectent les lois et effectuent des reportages conformément aux lois et règlements, leurs droits légaux seront pleinement garantis. Nous aidons les départements compétents du gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong à intensifier la gestion et les services des médias conformément à la loi.

Quant à la déclaration de FCC à Hong Kong, le Bureau du Commissaire spécial du Ministère chinois des Affaires étrangères à Hong Kong a déjà exprimé sa position. Le FCC à Hong Kong doit immédiatement cesser de se mêler des affaires de Hong Kong sous prétexte de « liberté de la presse ».